Cyborgs : La critique du tome 2
CYBORGS
TOME 2. STEEL
– Date de sortie : 25/06/2025
– Éditeur : Éditions Soleil
– Scénario : Jean-Luc Istin
– Dessin : Valentina Pinti
– ISBN : 978-2302105027
– Nombre de Pages : 84
– Prix : 18,50 euros
DESCRIPTION
Dans un monde où seuls les riches accèdent aux prothèses avancées, Russel, génie de la mécanobiotechnologie, défie le système. Il transforme les démunis en... Cyborgs !
Donnée favorite aux élections face à Markus C. Tudor, Heather Macstone est visée dans un attentat où seule sa fille, Sam, survit. Gravement blessée, Sam reçoit des prothèses greffées par Russel. Qui a cherché à les éliminer et pour quelles raisons ? Plongée dans un univers de complots et de trahisons, Sam se sert de son corps de métal comme d’une arme pour découvrir la vérité.
LA CRITIQUE
C’est le temps des élections pour la présidence de la cité Europa, et deux candidats s’affrontent. Heather Macstone ose s’élever contre Markus C. Tudor. Se sentant en danger, ce dernier pense à faire assassiner sa rivale. Seule survivante de l’attentat qui coutera finalement la vie à sa mère, Sam, la fille de Macstone, reprendra connaissance 6 mois plus tard auprès de Russel, bien décidé de faire d’elle une non pas une guerrière, mais une survivante.
Avec Steel, deuxième volet de la série Cyborgs, Jean-Luc Istin poursuit son exploration sombre et déshumanisée d’un futur où les frontières entre l’homme et la machine se sont définitivement brouillées. Ce tome s’inscrit dans une veine d’anticipation très graphique, où la brutalité du monde n’est dépassée que par celle des personnages qui y survivent.
Forcément après un premier volet très réussi, on attendait le second tome de cette nouvelle série de Jean-Luc Istin avec impatience, on peut même dire qu’on en attendait beaucoup. Le résultat est à la hauteur de nos attentes, même si le sujet principal est toujours et encore la vengeance, Jean‑Luc Istin recentre l’histoire autour de Sam, laissant de côté le bavardage pour privilégier les tensions intérieures. Son parcours, entre reconstruction physique et quête identitaire, offre une lecture plus mature et introspective. L’action est toujours présente mais ne vient pas éclipser la force psychologique du personnage. Le pouvoir, la manipulation, la corruption et les inégalités sont tristement les pierres angulaires de ce futur noir, où tous les coups sont permis.
Le décor du futur reflète une société fragmentée, où les manipulations politiques et les trahisons se confondent. L’univers visuel, plus cohérent et moins clinquant, sert efficacement l’intrigue. Le contraste entre la froideur des concepts technologiques et la chaleur humaine des survivants crée une tension constante. Après un premier tome parfois critiqué pour ses représentations stéréotypées et hypersexualisées, le choix de Valentina Pinti (et Arancia Studio) marque une évolution bienvenue. Son trait est sobre, respectueux, libérant enfin les personnages féminins de leur apparence ostentatoire pour leur donner de la profondeur et de la dignité.
ET FINALEMENT
Après un premier tome introduisant ce nouveau monde, Steel donne une nouvelle impulsion à la série. Grâce à des dessins soignés et une narration recentrée, ce deuxième tome offre une véritable profondeur émotionnelle et narrative. C’est un récit de cybernétique et de résilience qui privilégie la réflexion à l’action brute.
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