Rick Grimes 2000 : La critique
RICK GRIMES 2000
– Date de sortie : 24/09/2026
– Éditeur : Éditions Delcourt
– Scénario : Robert Kirkman
– Dessin : Ryan Ottley
– ISBN : 978-2413090489
– Nombre de Pages : 64
– Prix : 12,50 euros
DESCRIPTION
Au-delà de THE WALKING DEAD, on trouve... RICK GRIMES 2000 ! Et entre nous, RICK GRIMES 2000 est sans aucun doute le récit de THE WALKING DEAD le plus déjanté jamais créé, avec l’incontournable Robert Kirkman au scénario et Ryan Ottley (Invincible) au dessin.
Dans RICK GRIMES 2000, l’apocalypse Zombie a bien eu lieu... Mais elle est d’origine extra-terrestre. Nos héros, Rick, Michonne ou encore Negan sont bien présents... mais dans une version la plus déjantée que vous puissiez imaginer. Dans ce récit complet, aucun personnage n’est à l’abri face au déchainement de violence, d’idées aussi dingues que farfelues et de loufoquerie, le tout imaginé par Robert Kirkman.
LA CRITIQUE
L’apocalypse avait pourtant commencé normalement.
Rick Grimes avait déjà un problème de voisinage assez conséquent avec les rôdeurs. Voilà que les extraterrestres débarquent. Parce qu’apparemment, une apocalypse classique, avec ses cadavres affamés et ses survivants au bord de la crise de nerfs, manquait encore un peu d’animation. Dans cet univers alternatif de The Walking Dead, Robert Kirkman retrouve Ryan Ottley, son complice d’Invincible (et ça se voit), pour expédier son ancien policier dans un nouveau cauchemar de science-fiction. Le service des réclamations est probablement déjà mort.
Il y a quelque chose de réjouissant à voir un auteur installer une soucoupe volante au milieu de ses propres meubles. Né d’une plaisanterie dans le numéro 75 de The Walking Dead, puis développé dans Skybound X, Rick Grimes 2000 transforme la franchise en terrain de jeu pour grands enfants dangereusement équipés. Michonne, Negan et d’autres figures familières passent à la moulinette futuriste. La cravate est facultative, le bon sens aussi. Source
Toute la mécanique repose sur cette surenchère. Technologie extraterrestre, transformations et violence outrancière permettent à Kirkman de malmener ses personnages avec une liberté assez réjouissante. On retrouve ses jouets préférés, mais quelqu’un leur a greffé des accessoires que le fabricant déconseille formellement. Le plaisir vient autant des retrouvailles que de la manière dont elles dérapent. Cette version de The Walking Dead a manifestement découvert le rayon science-fiction et volé le chariot.
La réserve tient à cette même frénésie. À force de multiplier les énormités, le récit laisse peu de place à l’épaisseur des personnages et à l’exploration de son monde. Le grand huit passe avant les états d’âme, et ceux qui viennent retrouver toute la tension humaine de la série risquent de rester sur le quai. L’album possède davantage le charme d’une récréation sanglante que l’ambition d’ajouter une pierre indispensable à l’édifice.
Ryan Ottley donne cependant à cette folie un sacré répondant graphique. Monstruosités, corps malmenés et exubérance de comic book trouvent chez lui un terrain particulièrement accueillant. Son dessin transforme la plaisanterie en spectacle et donne à cette débauche de mauvais traitements une énergie communicative. L’absurdité a beau avoir les clés du camion, quelqu’un tient encore le volant. Il évite simplement de freiner.
ET FINALEMENT ?
Et finalement, Rick Grimes 2000 se savoure donc comme une parenthèse potache, excessive et joyeusement dispensable. Un petit plaisir de fan qui accepte de salir ses souvenirs et de rire avec les responsables. Rick s’est encore réveillé au mauvais endroit. Cette fois, même le scénariste semble avoir perdu le numéro des secours.
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