Kiss Of The Spider Woman : La critique
KISS OF THE SPIDER WOMAN
– Date de sortie : 18/02/2026
– Titre original : Kiss Of The Spider Woman
– Durée du film : 2 h 08
– Réalisateur : Bill Condon
– Scénariste : Bill Condon d’après l’œuvre de Manuel Puig
– Interprètes : Diego Luna, Tonatiuh, Jennifer Lopez, Bruno Bichir, Josefina Scaglione, Aline Mayagoitia, Kristine Covillo, PJ Adzima
LA CRITIQUE
Kiss Of The Spider Woman est un bon film mélangeant drame carcéral et étrange moyen de s’évader par le biais d’une comédie musicale.
Le scénario du réalisateur Bill Condon, adaptant à la fois le roman de Manuel Puig et la comédie musicale qui en a été tirée, tourne autour d’un jeune homme emprisonné en Argentine dans les années 80, car homosexuel, qui se retrouve dans la même cellule qu’un prisonnier politique. Pour se changer les idées, celui-ci lui raconte alors l’histoire de son film préféré mettant en scène une femme fatale.
Le film de Bill Condon alterne des séquences extrêmement sérieuses permettant de décrire l’emprisonnement arbitraire d’opposant politique par la junte militaire argentine et les conditions de vie des prisonniers très difficiles avec un monde extrêmement coloré semblant complètement déconnecté de la tragique réalité.
Néanmoins, au fur et à mesure, le récit du film trouve de grandes similitudes avec la destinée des prisonniers, notamment le baiser de cette femme araignée qui signe l’arrêt de mort de celui qui le reçoit.
D’ailleurs, les comédiens incarnant les prisonniers sont aussi les personnages principaux de l’étrange comédie musicale qui ponctue la narration. On a ainsi Diego Luna qui est magnifique en homme emprisonné pour ses préférences sexuelles qui incarne aussi l’assistant dévoué de la rédactrice en chef d’un magazine féminin. Il offre d’un côté une belle sobriété à un individu cabossé par la vie et de l’autre une figure flamboyante adorant celle qui est son amie. Tonatiuh est superbe en opposant politique ne voulant pas dévoiler ses contacts. Alors qu’il représente aussi un photographe de talent, amoureux du personnage principal du film qui est narré.
Et Jennifer Lopez est remarquable en femme ayant du mal à aimer qui voit son cœur être emporté par celui qui a croisé son chemin. Elle-même joue aussi le personnage maudit de la femme araignée qui plane sur son histoire d’amour.
Les décors sont très variés. D’un côté, on a une cellule sobre dans une prison peu sympathique. Alors que de l’autre, on a des environnements extrêmement variés et très colorés. On se retrouve aussi bien dans des milieux cossus, que dans la jungle ou au cœur de passage onirique sortant de l’ordinaire. Les costumes de Colleen Atwood sont magnifiques, notamment ceux portés par Jennifer Lopez qui sont parfois flamboyants.
La belle photographie de Tobias A. Schliessler les met d’ailleurs très bien en valeur, tranchant fortement avec les passages carcéraux plus proches du documentaire. Quant à la musique de John Kander, elle est magnifique et les chansons sont toutes plus belles les unes que les autres. Si on apprécie les comédies musicales, on ne peut que se réjouir devant certains passages très beaux.
Toutefois, si on n’apprécie pas les moments où les personnages se mettent à chanter et à danser, surtout lorsqu’ils tranchent autant avec une histoire sociale très dure, on peut être déstabilisé par la proposition qui est faite par les inserts de ces scènes hors du temps.
Mais si on accroche à cette étrange narration, on se retrouve emballé par la proposition qui est faite et on se met à rêver de concert avec les prisonniers à cette femme fatale porteuse d’une terrible malédiction. Tout en espérant que son histoire se finisse bien.
Kiss Of The Spider Woman est un bon film offrant des moments parfois déconnectés où la dureté et la réalité crue d’une prison s’effacent devant la rêverie d’une histoire d’amour dramatique. Avec son histoire pas toujours homogène, sa réalisation ratant parfois ses transitions et ses superbes acteurs, on peut aussi bien rester sur le bord de la route que se laisser entraîner au cœur de ce maelström étrange.
Surprenant et musical.
SYNOPSIS
Valentín, prisonnier politique, partage sa cellule avec Molina, décorateur de vitrines incarcéré pour outrage à la pudeur. Une relation inattendue se noue entre les deux hommes, nourrie par les récits de Molina, qui entraîne son codétenu dans l’univers d’une comédie musicale hollywoodienne incarnée par la mythique diva Ingrid Luna.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Tobias A. Schliessler
– Montage : Brian A. Kates
– Musique : John Kander
– Costumes : Colleen Atwood
– Décors : Scott Chambliss, Andrew Baseman
– Producteurs : Barry Josephson, Greg Yolen, Tom Kirdahy pour Artists Equity, Mohari Media, Josephson Entertainment, Tom Kirdahy Productions, Nuyorican Productions, 1000 Eyes
– Distributeur : Sony Pictures Releasing France
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