Resident Evil : La critique
RESIDENT EVIL
– Date de sortie : 16/09/2026
– Titre original : Resident Evil
– Durée du film : 1 h 34
– Réalisateur : Zach Cregger
– Scénaristes : Zach Cregger, Shay Hatten
– Interprètes : Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis, Johnno Wilson
LA CRITIQUE
Resident Evil est un excellent film qui, tout en n’offrant pas forcément le Resident Evil dont on a l’habitude dans les jeux, avec certains de ses personnages emblématiques, capte parfaitement l’essence et le ressenti du joueur de cette licence vidéoludique.
Le scénario du réalisateur Zach Cregger et de Shay Hatten se focalise sur un coursier médical qui est envoyé en urgence, en pleine nuit et en plein hiver, à Raccon City avec une mystérieuse glacière. Ce dernier se rend alors compte qu’il se passe des choses bien étranges en ville et que sa vie est en grand danger.
Le film de Zach Cregger est extrêmement efficace. Il propose des séquences horrifiques qui font froid dans le dos et tiennent parfois le spectateur en apnée. Et il sait toujours se renouveler dans les horreurs qu’il propose. L’angoisse monte crescendo et le personnage, à l’image d’un joueur évoluant dans le jeu, doit s’échapper de situations invraisemblables, trouver des armes et réussir à atteindre son objectif, en un seul morceau.
L’immersion est donc extrêmement grande et c’est un véritable plaisir que de voir les horreurs dont Umbrella est capable et la manière dont le jeune homme tente d’y échapper, alors qu’il se trouve lui-même à un tournant de sa vie personnelle.
Avec ses capacités réelles, pas forcément identiques à celles qu’il a pu développer dans ses jeux vidéo, le personnage offre quelques pointes d’humour, notamment avec une blague récurrente qui survient au fil du récit.
Austin Abrams est formidable en jeune homme se retrouvant en mauvaise posture, obligé d’aller de l’avant. Le comédien porte littéralement le film sur ses épaules, les autres protagonistes ne faisant que de très brèves apparitions. Ce qui fait que l’on s’identifie rapidement à lui et que l’on grimace régulièrement devant les nouvelles galères dans lesquelles il s’englue. Car le personnage en prend vraiment plein la tête sans arrêt et ne fait parfois que réagir à la dernière minute pour éviter la catastrophe.
Les amateurs de monstres évolués à partir d’animaux en seront pour leurs frais. Car ce sont bien les humains qui sont l’objet de mutations incroyables. Ils sont les principaux antagonistes du personnage principal. Bien que ces derniers ne se comportent pas non plus forcément comme les zombies habituels que l’on croise dans les films d’horreur.
Toutefois, les effets spéciaux sont absolument magnifiques. Ils en mettent vraiment plein les yeux et proposent des moments particulièrement marquants. Des hectolitres d’hémoglobine sont utilisés pour parfaire le boulot. Tandis que les très beaux décors de Tom Hammock donnent vraiment l’impression d’être projeté dans une cité en pleine déliquescence.
La photographie de Dariusz Wolski est aussi très belle. Alors que le récit se déroule en pleine nuit, les images montrées ne paraissent jamais trop sombres et on voit bien clairement certaines des horreurs qui en surgissent.
La composition de Hays Holladay et de Ryan Holladay est très bonne. Elle accompagne fort bien les tribulations de plus en plus désespérées d’un jeune homme voulant échapper à l’horreur. Certains moments sont d’ailleurs renforcés par la musique proposée.
Le montage de Joe Murphy est superbe. Les séquences s’enchaînent sans temps mort. Sans compter que des moments en vue subjective se glissent avec aisance dans la narration, renforçant l’immersion au cœur de ce véritable cauchemar mutant et sanglant.
Quant au final dantesque, s’il va forcément diviser les avis, il s’inscrit parfaitement dans l’univers de la saga, offrant une vision réaliste à ce que l’on peut découvrir dans les jeux.
D’ailleurs, il n’y a pas besoin d’y avoir joué pour apprécier ce long métrage d’horreur. Les amateurs retrouveront certaines traditions du gaming, notamment l’exploration et la confrontation à des créatures auxquelles il faut échapper. Tandis que le comportement que peut avoir le joueur est parfois subtilement détourné, ajoutant une pointe d’humour horrifique.
Resident Evil est une excellente adaptation de la célèbre série de jeux vidéo, se concentrant sur l’esprit et l’ambiance des jeux à travers son personnage normal se retrouvant projeté dans un univers cauchemardesque. Avec son histoire écrite avec une grande subtilité, sa réalisation brillante et son comédien extrêmement attachant, si on apprécie la licence, il est impossible de passer à côté de cette adaptation vraiment remarquable.
Impressionnant et spectaculaire.
SYNOPSIS
Bryan, coursier médical, s’engage dans une course effrénée pour survivre, alors qu’autour de lui le monde s’enfonce dans un chaos total.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Dariusz Wolski
– Montage : Joe Murphy
– Musique : Hays Holladay, Ryan Holladay
– Costumes : Caroline Fahrer
– Décors : Tom Hammock
– Producteurs : Robert Kulzer, Roy Lee, Miri Yoon, Asad Qizilbash, Carter Swan pour Constantin Film Verleih, PlayStation Productions, Vertigo Entertainment, Davis Films
– Distributeur : Metropolitan FilmExport
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