L’arbre au pendu : La critique du tome 2 de Wyoming, 1863
WYOMING, 1863
TOME 2 : L’ARBRE AU PENDU
– Date de sortie : 18/06/2026
– Éditeur : Éditions Soleil
– Scénario : Jean-François Di Giorgio
– Dessin : Fabrizio Des Dorides
– ISBN : 978-2302103672
– Nombre de Pages : 60
– Prix : 15,95 euros
DESCRIPTION
Emma Bridges, une femme au passé dramatique et en quête de vengeance. Un western intense, violent et mouvementé ayant pour cadre les étendues sauvages du Wyoming !
Les Grandes Plaines, au temps de la construction des grandes lignes de chemin de fer, de la disparition des derniers bisons, Emma Bridges, une fine gâchette, parcourt le pays à la recherche de ses deux filles disparues. Elle se retrouve bloquée dans un ranch Creek un curieux jeune homme qui sait viser juste et une bande de pillards dont la réputation n’est plus à faire.
LA CRITIQUE
Emma Bridges poursuit sa quête à travers les grandes plaines du Wyoming. Toujours hantée par la disparition de ses deux filles, cette tireuse d’élite au passé tragique avance avec une seule idée en tête. Elle veut retrouver celles qu’on lui a arrachées. Son voyage l’avait conduite dans un ranch creek où se croisent un jeune homme aussi mystérieux qu’adroit au tir et une bande de pillards particulièrement redoutée.
Avec L’Arbre au pendu, Jean-François Di Giorgio continue de construire un western qui ne cherche pas à réinventer le genre mais à en exploiter toutes les qualités. L’auteur place au centre du récit une héroïne marquée par la violence de son passé, dont la quête personnelle sert de moteur à une intrigue où chaque rencontre peut devenir une menace. Ce deuxième tome semble délaisser quelque peu l’urgence du premier album pour développer davantage son univers et ses personnages, tout en conservant cette tension permanente propre aux grands récits de frontière.
Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est la manière dont l’histoire s’inscrit dans un contexte historique crédible. La conquête de l’Ouest n’est pas simplement un décor. Elle influence directement les destins des personnages. Le chemin de fer, les territoires amérindiens et la disparition d’un monde sauvage forment une toile de fond qui donne du relief à l’aventure. Emma demeure le cœur battant de la série, une héroïne forte mais vulnérable, dont la détermination masque difficilement les blessures.
L’ensemble évoque les grands westerns crépusculaires, ceux où les personnages avancent dans un monde qui change plus vite qu’eux et où la violence semble inévitable.
Fabrizio Des Dorides livre une prestation particulièrement convaincante. Son trait réaliste trouve naturellement sa place dans cet univers poussiéreux et brutal. Les paysages du Wyoming respirent l’immensité, tandis que les scènes d’action bénéficient d’une mise en scène dynamique qui évite toute confusion.
Les personnages affichent des visages marqués, expressifs, qui racontent souvent autant que les dialogues. Emma, notamment, dégage une présence immédiate. Les couleurs de Garluk accompagnent parfaitement cette ambiance de western rugueux, alternant les grands espaces lumineux et les atmosphères plus sombres lorsque la menace se rapproche. Le résultat possède un vrai souffle cinématographique qui rappelle parfois certains westerns italiens.
ET FINALEMENT
Et finalement, avec L’Arbre au pendu, Wyoming, 1863 confirme les belles promesses de son premier volume. Jean-François Di Giorgio poursuit la construction d’un western solide, porté par une héroïne attachante et une ambiance historique particulièrement réussie. Le dessin de Fabrizio Des Dorides renforce encore l’immersion dans cet Ouest sauvage où chaque étape rapproche Emma de la vérité… ou du danger. Sans chercher l’esbroufe, ce deuxième tome s’impose comme une lecture efficace et généreuse, qui devrait satisfaire aussi bien les amateurs de western classique que les lecteurs en quête d’aventures humaines portées par des personnages forts. Une série qui mérite clairement de poursuivre sa route.
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