Inferno : La critique du Diptyque
INFERNO – DIPTYQUE
– Type : Jeu-campagne 5e
– Format : Coffret
– Couverture : Cartonnée
– Auteur : Mauro Longo, Thomas Mazzantini, Two Little Mice
– Éditeur : Studio Agate
– Illustrations : Gustave Doré, Vincenzo Pratticò, Daniela Giubellini
– Édition Française : Oui
– P.P.C. : 80 euros
DESCRIPTION
"Il s’agit d’un jeu-campagne complet pour PJ de niveaux 1 jusqu’à 12 : ces derniers incarnent des mortels amenés à traverser les 9 cercles infernaux pour trouver quelque chose ou quelqu’un puis tenter d’en ressortir vivants… mais leurs péchés les condamnent, après leur mort, à être torturés dans l’un de ces cercles.
S’ils veulent éviter cela, ils doivent aussi trouver la rédemption durant ce voyage.
Les personnages ne peuvent mourir, mais s’ils perdent toute leur Espérance, ils sont damnés et restent pour toujours coincés en Enfer…
– Le nouveau jeu de rôle des auteurs de Brancalonia.
– L’adaptation en jeu de rôle d’un chef d’œuvre de la littérature.
– Une campagne épique pour des dizaines d’heures de jeu.
– Nécessite la 5E édition."
LA CRITIQUE
Inspiré de l’univers créé par Dante Alighieri pour La Divine Comédie, cet Inferno utilise donc les règles de la 5ème édition, qu’il faudra posséder. Il ne s’agit pas de descendre en Enfer et de poutrer tous les démons soigneusement classés par niveau 1 à 12... non non, c’est bien plus que cela.
Les personnages sont des réinterprétations infernale des classes habituelles, liées au péché qui sans doute les mènera en Enfer pour toujours. Mais pour l’heure, il s’agira de ressortir de ce lieu dans lequel ils ont été entraînés trop tôt. Pas n’importe comment toutefois, car ils doivent s’accrocher à l’Espoir, une mécanique importante pour ce lieu, afin de se soulager de la culpabilité.
Ainsi, le Paladin est devenu perdu, un véritable Saint, mais ayant versé le sang dans l’illusion d’accomplir la volonté du Seigneur.
Cette campagne est superbement éditée avec des illustrations dantesques, mais surtout est passionnante, aussi bien à lire qu’à jouer. L’atmosphère qui s’en dégage est encore plus lourde que ce que l’on peut imaginer de prime abord. La mécanique même pèse sur le roleplay et sur l’ambiance si particulière, en fait très loin de D&D.
La description, aussi bien que l’utilisation de ce lieu d’exception qu’est l’Enfer, sont, sans doute pour la première fois dans le monde du JdR, vraiment bien exploitées. C’est aussi parce que tout cela est tiré de l’Art plutôt que de la simple histoire.
À la fois épique et intimiste, la campagne vous emmènera loin, très loin.
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