No Name : La critique des deux tomes

NO NAME
Date de sortie : 15/01/2026
Editeur : Kurokawa
Auteur : Rafal Jaki
Dessin : Machine Gamu
ISBN : 979-1042020903 et 979-1042022006
Format : 13.2 x 1.7 x 18.4 cm
Prix : 7,95 €
SYNOPSIS
Dans un monde où le prénom d’une personne détermine ses pouvoirs, Ralf et Ursula travaillent pour le Nordic Name Bureau (NNB), chargé de contrôler ceux qui les attribuent.
Appelés à enquêter sur la disparition soudaine d’une mère et de son enfant, ils commencent par rendre visite à un homme nommé Bodil, témoin clé dans l’affaire...
LA CRITIQUE
No Name est un très bon manga en deux volumes se déroulant dans un univers particulier et bénéficiant d’une vraie originalité.
L’histoire de Rafal Jaki se déroule dans un pays où les enfants reçoivent leur nom d’un organisme chargé des noms. En effet, un nom bien donné apporte des pouvoirs spéciaux particulier à son porteur. Et ne pas avoir de nom est stigmatisant pour les personnes qui ne pourront plus, par la suite, devenir particuliers.
On suit de près un duo d’enquêteurs du Nordic Name Bureau qui doit retrouver la femme d’un homme puissant et son fils, encore sans nom, qui ont disparu. Mais ces derniers vont progressivement se rendre compte que l’agence pour laquelle ils travaillent a aussi ses zones d’ombre.
L’histoire est intrigante et bien développée. Il est dommage que les deux volumes ne suffisent pas pour étoffer encore plus un univers qui a ses propres caractéristiques, que l’on comprend bien grâce au récit, mais dont on aurait aimé en découvrir bien plus, tant il y a matière à faire.
Il faut donc espérer que par la suite les créateurs de la série aient envie de s’y pencher à nouveau pour proposer de nouvelles aventures s’y déroulant. Toujours est-il qu’il est extrêmement appréciable de découvrir une histoire d’une grande fraîcheur et d’une vraie originalité qui tranche avec ce que l’on a l’habitude de lire. Et surtout de pouvoir la dévorer d’une seule traite, grâce à ces deux tomes qui bouclent complètement le récit.
Les dessins de Machine Gamu sont très agréables. Certaines scènes de combats manquent parfois un peu de visibilité, mais l’énergie qui s’en dégage rend ces passages très addictifs.
D’autant que les personnages sortent vraiment de l’ordinaire. La première a la capacité de se transformer en ours et elle est adepte de combat d’arènes avec d’autres porteurs de nom d’ours. Son partenaire a la possibilité de générer trois loups bien particuliers qui ont chacun leurs spécificités. Parmi leurs amis, on découvre une jeune femme geek associée à un serpent numérique, un homme ayant la capacité de connaître beaucoup de choses et le mentor du personnage principal ayant lui aussi un loup apprivoisé.
Ces personnages hauts en couleur entraînent facilement le lecteur au cœur d’une intrigue, dont on découvre assez rapidement les tenants et les aboutissants, mais qui reste bien plaisante à découvrir en parcourant les pages.
L’œuvre n’est pas écrite par des Japonais, mais elle a bénéficié d’une sortie au Japon et a remporté des prix internationaux. Ce qui est justifié, au vu de l’inventivité dont elle fait preuve.
No Name est une très bonne mini-série de mangas en deux tomes qui se laissent dévorer à toute allure et proposent aussi bien un monde original qu’un duo de personnage sortant de l’ordinaire. Il est vraiment agréable de se plonger dans cette série que l’on parcourt vite. Et cette dernière est une super idée de cadeau sympathique que l’on peut offrir à tout amateur de mangas sortant de l’ordinaire.
Décalé et d’une grande fraîcheur.

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