Iznogoud et la soeur du Calife : La critique
IZNOGOUD ET LA SOEUR DU CALIFE
TOME 33
– Date de sortie : 30/10/2025
– Éditeur : IMAV éditions
– Scénario : Zidrou & Falzar, Lemoine & Baril, Andrieu
– Dessin : Elric
– ISBN : 978-2365901734
– Nombre de Pages : 48
– Prix : 12,95 euros
DESCRIPTION
Dans cet album : 5 histoires courtes en 8 planches, efficaces et surprenantes.
Indémodable, inoxydable, indestructible : Iznogoud est de retour !
L’ignoble vizir veut plus que jamais : devenir calife à la place du calife !
Pour la première fois, la grande sœur du calife entre en scène :
elle veut honorer une ancienne promesse et prendre la tête du califat à la place de son frère. S’il l’épouse, Iznogoud pourrait alors accéder au trône tant convoité !
Iznogoud complote et imagine des stratagèmes toujours plus machiavéliques :
un massage si relaxant qu’on ne retrouve plus jamais sa forme humaine, un casque de réalité virtuelle dont on devient prisonnier, ou encore un grimoire magique qui promet le pouvoir suprême…
Fidèles à l’esprit de ses créateurs René Goscinny et Jean Tabary, les aventures de cet antihéros sont magistralement scénarisées par un collectif d’auteurs et s’animent sous les traits acérés du dessinateur Elric.
LA CRITIQUE
Le grand vizir Iznogoud est toujours aussi obsédé par son unique objectif : devenir calife à la place du calife ! Cette fois, c’est au tour de la sœur du calife de s’en mêler. La venue va bouleverser, bien malgré elle, les plans toujours plus farfelus et mal inspirés du vizir le plus retors de Bagdad.
On attendait ce nouvel album comme une véritable madeleine de Proust, un retour à l’humour absurde et cinglant qui a fait la gloire du duo Goscinny/Tabary. Hélas, la magie peine à retrouver son éclat d’antan. Les situations manquent de rythme, les jeux de mots sonnent parfois forcés, et le ton semble plus sage, moins mordant. Malgré quelques clins d’œil aux albums classiques, le rire reste souvent en suspens, là où autrefois il fusait spontanément.
Graphiquement, l’esprit d’Iznogoud est respecté : le trait est vif, coloré et fidèle à l’univers oriental foisonnant de la série. Mais comme pour le scénario, il manque ce petit grain de folie, cette énergie caricaturale qui donnait tant de vie aux personnages et aux décors.
ET FINALEMENT
Et finalement, Iznogoud et la sœur du calife réveille forcément une certaine nostalgie, chez les quinquagénaires tels que moi, tout comme un Asterix, un Lucky Luke, un Tintin et bien d’autre... mais sans parvenir à la transformer en plaisir durable. Ce qui devait être un retour triomphal, trois ans après le précédant, se révèle une lecture sympathique, mais un peu fade. Une occasion manquée de faire revivre, avec le mordant d’autrefois, un personnage culte de la bande dessinée franco-belge.
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