The Big Burn : La critique

Date : 21 / 10 / 2025 à 08h00
Sources :

Unification


THE BIG BURN

 Date de sortie : 17/09/2025
 Éditeur : Éditions Delcourt
 Scénario : Joe Henderson
 Dessin : Lee Garbett
 ISBN : 978-2413091066
 Nombre de Pages : 168
 Prix : 20,50 euros

DESCRIPTION

En route pour un voyage passionnant vers une version de l’Enfer tel que vous ne l’avez jamais vu ! Un lieu conçu pour donner de l’espoir aux gens, afin que le diable puisse les torturer, encore et encore. Cette fois, l’enfer est un CASINO !

Owen et Carlie sont les Bonnie et Clyde du XXIe siècle - un duo qui réussit des braquages impossibles. Mais quand la justice les rattrape, ils pensent que tout est fini. Jusqu’à ce que le Diable lui-même leur propose un marché : leur liberté en échange de leurs ÂMES. Mais sans leur âme, l’amour leur manque. Ils décident donc de recruter une équipe de damnés pour le braquage ultime : pénétrer en Enfer et récupérer leurs âmes.

LA CRITIQUE

Charlie et Owen s’aiment éperdument. Tous deux petits voleurs, ils se sont rencontrés lors d’un braquage et, depuis, ne se sont plus quittés. Ensemble, ils enchaînent les coups de plus en plus audacieux. Mais ce qui devait arriver finit par se produire : le duo est arrêté, et leur monde s’effondre… jusqu’au moment où le Diable en personne leur propose un marché. Leur âme contre leur liberté. Ils acceptent, sans imaginer à quel point leur destin basculera à partir de cet instant.

Ce qui faisait la force de ce duo à la Bonny and Clyde, c’était l’amour qu’ils se portaient. Mais une fois privés de leur âme, leur relation s’effrite, les sentiments s’éteignent peu à peu. Pour remettre de l’ordre dans sa vie et retrouver ce qui les unissait, Owen décide de préparer le casse ultime : infiltrer l’Enfer, rien de moins, pour reprendre leurs âmes. L’intrigue de The Big Burn suit ainsi les codes d’un classique récit de braquage. Et pour réussir le "plus grand coup de l’Histoire", il leur faut réunir une équipe. Owen va donc recruter une bande de bras cassés hauts en couleur, formant un groupe totalement improbable.

La narration est en grande partie confiée à Owen, mais le récit surprend en changeant parfois de point de vue, offrant des instants originaux et rafraîchissants. Le récit combine le fantastique (pacte diabolique, Enfer) et le polar / braquage. L’idée d’un enfer-casino, ou d’un lieu démoniaque qui fonctionne comme une arène de paris et de tentation, est originale. Impossible de s’ennuyer, le scénario est bien mené, avec des retournements de situation, des enjeux personnels (relation entre Owen & Carlie) qui donnent du poids émotionnel.

Lee Garbett sait donner à l’album un style à la fois sombre, dynamique, soigné. Les décors sont minimalistes mais permettent de se focaliser sur les personnages et leurs émotions. Les couleurs de Loughridge ajoutent beaucoup, on ressent bien le contraste entre les scènes terrestres et les scènes “enfer.”

Le duo principal est bien charpenté, surtout Owen qui bénéficie d’un peu plus de profondeur, il a tout de même le personnage principal (avec le diable) et moteur de cette histoire, toutefois, les personnages autour manquent un peu de trait de caractère ou de background pour vraiment rendre leur rôle marquant, voir attachant.

Le récit rappelle des références fortes (Ocean’s Eleven, le mythe du pacte avec le diable, etc.). Pour certains lecteurs, le risque est que cela semble “déjà vu” par moments. Le défi est de dépasser ces influences, ce que l’album parvient souvent à faire, mais pas à chaque instant. On perçoit les dilemmes, perdre leur âme, mais aussi perdre ce qui les lie, ce qui les rend humains. On est surpris à plusieurs moments, et la fin, sans tout dévoiler, fait monter la tension et laisse des pistes pour la suite. Le récit est conclu avec une énorme porte (voire trop grosse) ouverte vers une suite.

ET FINALEMENT ?

The Big Burn est une BD entraînante, visuellement réussie, qui propose une relecture intéressante du pacte avec le diable en le mixant à un casse imprévisible. Elle frappe parce qu’elle n’est pas qu’un thriller ou qu’un récit surnaturel : elle creuse des parties dramatiques comme la perte d’humanité, l’amour, la culpabilité, ce qu’on est prêt à sacrifier pour retrouver ce qu’on a perdu. Intense et divertissant.

On retrouve les titres suivants dans la même collection :
Cosmic Detective de Jeff Lemire, Matt Kindt & David Rubín
Gone de Jock
Si vous lisez ça, je suis déjà morte... de Matt Kindt & Dan MeDaid
Somna de Becky Cloonan & Tula Lotay
Spectregraph de James Tinion IV & Christian Ward
• The Big Burn de Joe Henderson & Lee Garbett


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