Il était une fois les séries : Homicide
HOMICIDE
– Type : Policier
– Titre Original : Homicide : Life on the Street
– Diffusion USA : NBC (1993-1999)
– 1ère Diffusion Fr. : Série Club (1998)
– Épisodes : 122 x 45 minutes
– Créée par : Paul Attanasio
– Production : Anthony Yerkovich
– Interprètes : Richard Belzer, Clark Johnson, Yaphet Kotto, Kyle Secor
Au milieu des productions policières qui fonctionnaient déjà très bien en ce début des années 90, les producteurs Barry Levinson (Good Morning Vietnam, Rain Man…) et Tom Fontana (Hôpital St Elsewhere, Oz) eurent l’idée d’adapter le best-seller Homicide : a Year on the Killing Streets, signé en 1991 d’un reporteur du Baltimore Sun, David Simon qui lui-même créera pour HBO, la fameuse série Sur écoute (The Wire), également située à Baltimore.
Cette nouvelle série suit donc la vie et le travail des inspecteurs de la brigade criminelle de la ville de Baltimore d’une façon réaliste et personnelle.
Avec ses qualités cinématographiques, ses plans et son style marqué, la série ne ressemble à aucune autre. Brutales, comme l’est la vie et les crimes odieux que ces officiers de police doivent résoudre, les histoires se permettent toujours de longues réflexions philosophiques sur la vie en général ou sur celles des enquêteurs en particulier.
Et c’est là, la grande force de la série. En effet, la galerie de personnages est magique, profonde à qui se donne la peine de suivre l’ensemble des épisodes. Les hommes sont plus importants que les crimes et l’on retrouve bien des éléments de ce qui fera le succès de la série Urgences pour le milieu hospitalier.
Homicide est donc une série phare à placer aux côtés de The Wire ou Hill Street Blues et qui fonda la mythique suite des New York District avec qui elle aura des crossovers et amena même l’un de ses personnages, John Munch, vers New York Unité Spéciale.
Basée sur le dialogue, la série dramatique joue peu du flingue dans les rues crasseuses ou même d’enquête habituelle, tout se joue dans les faiblesses et leurs exploitations, surtout dans la boîte, le nom de la salle d’interrogatoire. Ces failles, ce sont aussi celles des enquêteurs eux-mêmes, qui ont tous des névroses propres.
Malgré une reconnaissance critique énorme, la série ne connut jamais une très grande audience. Sur ses 8 saisons, les premières sont les meilleures car, ensuite, les producteurs tentèrent de relancer la machine avec des flics plus policés Hollywood, plus beaux, plus ternes aussi.
Sans morale implacable ou de happy end, la série policière Homicide est un chef d’œuvre d’écriture, assez peu connu.
GÉNÉRIQUE
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