Widow’s Bay : La critique de la saison 1
WIDOW’S BAY
– Date de diffusion : 29/04/2026
– Plate-forme de diffusion : Apple TV
– Épisodes : 1.01 à 1.10
– Créée par : Katie Dippold
– Interprètes : Matthew Rhys, Kate O’Flynn, Stephen Root
Sur une île mystérieusement maudite de la Nouvelle-Angleterre, ses citoyens superstitieux sont dirigés par un maire qui refuse de croire leurs avertissements.
LA CRITIQUE
Vous le comprendrez vite, Widow’s Bay n’est absolument pas une série comme les autres. La showrunneur est une fan de Stephen King (la série montre une couverture de livre à un moment et fait référence ouvertement à The Mist, Dead Zone...), cela ne fait aucun doute. L’ambiance du lieu tout d’abord, une île isolée, où de nombreuses choses semblent s’être déroulées dans la passé. Bien entendu, la côte du Maine (berceau des Fondateurs des USA et des premières légendes) est l’endroit idéal pour cela. On ne peut s’empêcher de penser aussi à HP Lovecraft à qui la série emprunte sa structure en pelure d’oignon spécifique (une enquête en règle, dans les écrits anciens, un ecclésiastique érudit qui découvre des choses, puis de simples notables qui se retrouvent embarqués dans des choses de plus en plus étranges...)
Le tableau général ne serait pas complet sans parler du découpage des différents épisodes qui en font une fausse anthologie exploitant un "monster of the week" sur fond d’un fil rouge mystérieux. Que ce passe-t-il vraiment sur cette île ?
Oui, il y a aussi un peu de Lost, mais aussi des Dents de la Mer, en effet la véritable ville où ont été tournés les premiers films, Martha’s Vineyard (rebaptisée Amity’s Island pour le cinéma) se trouve dans le Massachusetts non loin de là et est même citée comme exemple de ville qui a réussi à attirer des touristes dans la série. Le fait que le héros de cette dernière soit le maire qui se tait pour privilégier la vague de visiteurs estivaux n’est bien entendu pas un hasard. D’autres moments vous feront penser à Ça, Sleepy Hollow, Projet Blair Witch, à tous ces slashers et à beaucoup d’autres classiques.
Mais ce qui en fait une série à part, est surtout son mélange avec la comédie, noire le plus souvent. L’effet comique vient en premier de cette équipe du maire, qui exploite le milieu professionnel comme The Office. Tout le monde semble à la limite de l’idiotie et de l’incompétence. Le pauvre maire, un couard notoire, n’a pas un carré d’As dans sa manche. La joyeuse bande pourrait tout autant faire penser à ceux qui hantent les forêts de Twin Peaks.
Comprenons-nous bien, Widow’s Bay est bien une série d’horreur et de mystères et ne tombe jamais dans le ridicule ou l’humour facile, mais arrive toujours à revenir à des répliques situationnelles très drôles (Matthew Rhys qui incarne le maire, est particulièrement efficace dans l’exercice, mais citons aussi la loufoque Kate O’Flynn). Le mélange est tellement bien fait qu’il vous arrivera de rire dans un jumpscare !
La série s’emballe vraiment en son milieu, avec un épisode 5 vu d’une façon originale, très hachée pour des raisons que vous découvrirez, suivi d’un double épisode (qui vous sera proposé exceptionnellement le même jour) vraiment captivant et qui fera grandement avancer l’histoire.
L’ensemble est une excellente surprise, qui apporte au genre par son humour et par son intrigue vraiment touffue.
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