Le roi des Fauves : La critique du tome 2
LE ROI DES FAUVES
T2. FALKO
– Date de sortie : 09/03/2025
– Éditeur : Éditions Delcourt
– Scénario : David Chauvel
– Dessin : Sylvain Guinebaud
– ISBN : 978-2413085003
– Nombre de Pages : 64
– Prix : 16,50 euros
DESCRIPTION
Les trois jeunes condamnés vont-ils remporter le combat qu’ils mènent contre leur inéluctable transformation monstrueuse ? Suite et fin de cette adaptation envoutante.
La métamorphose a commencé. Pourtant, Ivar, Oswald et Kaya résistent encore. Tandis qu’ils marchent lentement vers ce Roi des Fauves qui continue de les appeler en rêve, ils en restent convaincus : le ver qu’ils ont ingéré de force ne peut pas, ne va pas gagner. Mais les épreuves se multiplient et les obligent peu à peu à révéler la violence qui les habite... Au prix de leur humanité.
LA CRITIQUE
C’est résignés que les trois amis, Ivar, Oswald et Kaya, se dirigent vers leur funeste destin. Ils savent ce destin scellé, et la métamorphose, qui leur sera fatale, est imminente. Leur seul espoir est de trouver à temps le Roi des Fauves, qui hante leurs rêves. Mais les tensions au sein du groupe commencent à se faire sentir, ainsi que les premiers effets des transformations arrivant petit à petit et contre lesquels ils tentent de lutter.
Adaptée en seulement deux tomes, cette BD concentre l’essentiel de l’intensité du roman original. David Chauvel dose avec finesse la progression dramatique : l’urgence temporelle pose le tempo, et le trio d’amis est soumis à des dilemmes moraux constants. Leur dégradation, mentale et physique, s’inscrit dans une fable brutale sur la perte d’innocence, à la lisière entre fantasy et conte cruel. Et il y a quelque chose d’étouffant dans cette histoire où nos trois héros marchent vers leur mort inéluctable. Il se meuvent avec une certaine mélancolie, une grande tristesse. La scène entre les deux amis au bord de la falaise est d’une très grande beauté et d’une très grande tristesse. Rien ne leur sera épargné.
Le trait de Sylvain Guinebaud affleure une expressivité remarquable, des visages burinés, des mains chargées de tension, des regards lourds de sens. L’univers visuel est à la fois froid et vivant, puissant grâce aux contrastes de Lou qui propose des couleurs froides pour la neige et la peur, des touches plus chaudes pour les instants d’humanité. Les flashbacks en noir et blanc rythment parfaitement le récit et offrent un contraste maîtrisé avec le cours principal de l’histoire.
Résilience, amitié et espoir et désespoir, rythment le second tome de ce diptyque intense, concentrée et sans temps mort. Le graphisme expressif et travaillé, incarne parfaitement l’atmosphère désespérée de l’histoire. Les héros au destin tragique crédibles, sont finalement très humains même s’ils peuvent paraitre stéréotypés.
ET FINALEMENT ?
Et finalement, Falko, second et dernier tome du Roi des fauves, clôt brillamment son histoire. Ce récit sombre, poisseux et émotionnel fonctionne comme une plongée viscérale dans la peur et la survie. La profondeur de l’écriture, l’atmosphère glaçante et les visages murés par le destin, emportent le lecteur auprès des protagonistes principaux de ce récit glaçant dont la qualité générale demeure indéniable et saisissante.
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