Free Agents : La critique du tome 1
FREE AGENTS
TOME 1
– Date de sortie : 02/07/2025
– Éditeur : Éditions Delcourt
– Scénario : Kurt Busiek & Fabian Nicieza
– Dessin : Stephen Mooney
– ISBN : 978-2413087922
– Nombre de Pages : 160
– Prix : 19,99 euros
DESCRIPTION
Co-créée et co-écrite par Kurt Busiek (Astro City, Arrowsmith) et Fabian Nicieza (Deadpool), avec Stephen Mooney (Rocketeer), cette nouvelle saga mêle très intelligemment SF et Super-Héros.
Une équipe de vétérans qui a survécu à une guerre inter-dimensionnelle est enfin de retour sur Terre, libérée de toute obligation. L’heure de la retraite a sonné. Mais cette apparente tranquillité va soudainement être perturbée lorsque de terribles vestiges de la guerre ressurgissent..
LA CRITIQUE
Salvo, Pike, Katari, Shakti, Ridge, Maraud et Chalice sont un groupe de jeunes vétérans survivants d’une guerre intergalactique. Ils se retrouvent sur Terre. Sans plus aucune mission, ils essayent de se fondre à la population, jusqu’à ce que des reliques de leur passé ressurgissent, menaçant leur nouvelle vie.
Signée par Kurt Busiek (Astro City) et Fabian Nicieza (Deadpool), avec un trait de Stephen Mooney et des couleurs de Triona Farrell, cette nouvelle série assume pleinement son héritage des comics des années 1990. L’approche stylistique, dynamique et visuelle rappelle l’âge d’or Image, mais avec une touche actuelle : l’énergie « xtreme » est toujours là, mais encadrée par une narration plus fluide et efficace. Malgré le grand nombre de protagonistes, le scénariste parvient à introduire chacun d’eux sans surcharge d’expo. Si certains personnages comme Pike et Chalice montrent déjà une certaine profondeur, d’autres pourraient manquer d’originalité.
Le casting est ambitieux, mais faible en identité propre, on peine à s’attacher à eux individuellement. Le très grand nombre de personnages et les arcs d’exposition dispersent le récit. On ressent un manque de focus qui affaiblit la force émotionnelle du récit
Ce premier tome propose des séquences visuelles expressives, notamment grâce aux couleurs atmosphériques de Farrell et à l’art souvent émotionnel de Mooney. Des mouvements confus et des transitions peu claires dans certaines scènes d’action nuisent à la cohérence graphique, toujours très ancrée dans les années 90.
Le final du numéro 1 laisse une forte impression, annonçant un futur incertain et captivant pour la suite. La question principale qui remonte en refermant ce tome est de se demander s’il n’est pas trop ancré dans les codes des années 90 ? L’hommage est sincère mais peut-être trop lourd, et le résultat manque d’éléments contemporains ou novateurs.
ET FINALEMENT ?
Et finalement, ce tome 1 de Free Agents est une ouverture ambitieuse qui vise le cœur du fan nostalgique. Si l’énergie rétro et la promesse d’un vaste univers séduisent, le récit peine encore à trouver son rythme et ses repères. Il reste intéressant, mais il faudra attendre les prochains épisodes pour voir si la série assume pleinement son potentiel.
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