Il était une fois les séries : Oz
OZ
– Type : Drama
– Titre Original : Oz
– Diffusion US : HBO (1997-2003)
– 1ère Diffusion Fr. : Série Club (1998)
– Épisodes : 56 x 55-60 minutes
– Créée par : Tom Fontana
– Interprètes : Ernie Hudson, Terry Kinney, Dean Winters, Kirk Acevedo, Lee Tergesen
Au sein de la prison de haute sécurité de niveau 4 Oswald State Correctional Facility, s’est créée une unité pilote où se côtoient les pires des prisonniers, afin de facilité l’interaction sociale, et, à therme, permettre leur réinsertion...
Oz est la série qui lança la mode HBO, comme chaîne de référence pour les séries de qualité (avant Les Soprano, Sur écoute et Game of Thrones), c’est aussi elle qui lança à la télé, bien avant Prison Break, les séries en milieu carcéral.
C’est aussi une série très violente, et pourtant, c’est un chef d’œuvre... Son approche réaliste est la marque HBO, Ce qui a été fait avec Oz en la détournant des tropes habituels sur la prison, Les Sopranos le fera pour le genre des gangsters, The Wire pour la série policière ou Deadwood pour le sempiternel western.
Oz est le diminutif de la Prison d’Oswald, mais n’a rien à voir avec un conte de fées. Les détenus qui y séjournent sont les pires que l’on puisse imaginer. Avec des condamnations de minimum 10 ans, à la perpétuité ou à la Peine de Mort.
C’est dans ce cloaque que le psychologue Tim McManus pense pouvoir mener une étude test, dans un lieu différent de la prison nommé Em City, tentant à prouver que tout le monde peut être réinséré. Mais il se fait d’importantes illusions. En effet, les rapports de force, les groupes ethniques, la drogue, les gardiens corrompus et la violence y sont concentrés.
C’est là qu’entre en scène un avocat condamné pour avoir tué, en état d’ivresse, un ado. Beecher découvre un monde au-delà des pires croyances sur le milieu carcéral et n’aura de cesse d’élever sa propre violence pour s’imposer. D’abord très proche du public, ce personnage aura bien du mal à trouver grâce aux yeux des téléspectateurs qui découvriront en lui, la lie de l’humanité.
Il faut dire que gravitent autour de lui des éléments déclencheurs, des parrains de la mafia, des terroristes, des gourous, des psychopathes, sous les yeux interrogateurs du rappeur Poet, ou d’Augustus Hill, la mémoire de la prison, cloué sur son fauteuil roulant. Tous ces personnages, et leurs relations, sont l’âme de la série.
Après un premier épisode qui expose les choses et cloue le téléspectateur sur sa chaise, la vie, parfois anodine, des protagonistes y est décrite avec lenteur, en distillant les informations comme un poison dans les veines, doucement, mais sûrement. La fin de la première saison est dantesque avec un événement qui va secouer tout l’établissement. Le reste des 6 saisons est à l’avenant, mélangeant lyrisme de la narration, réalisation cinématographique pointue et violence extrême. Une œuvre rare.
GÉNÉRIQUE
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