The Plague : La critique
THE PLAGUE
– Date de sortie : 03/06/2026
– Titre original : The Plague
– Durée du film : 1 h 35
– Réalisateur : Charlie Polinger
– Scénariste : Charlie Polinger
– Interprètes : Joel Edgerton, Everett Blunck, Elliott Heffernan, Kenny Rasmussen, Lucas Adler, Kayo Martin, Lennox Espy, Caden Burris
LA CRITIQUE
The Plague est un très bon film utilisant le phénomène de harcèlement comme support d’une véritable histoire d’horreur.
Le scénario du réalisateur Charlie Polinger tourne autour d’un adolescent qui se trouve dans un camp d’été pour faire du water-polo. Il sympathise alors avec certains jeunes et se rend compte que ces derniers stigmatisent un autre qu’ils accusent d’être porteur d’une maladie incurable.
Le film de Charlie Polinger montre très bien le mécanisme du harcèlement et la manière dont un groupe d’individus peut s’entraîner à commettre des actes de plus en plus répréhensibles. D’autant que le récit joue avec le genre et que les limites entre la fiction et la réalité deviennent de plus en plus floues, alors que des événements étranges surviennent.
L’ambiance est très travaillée et devient parfois inquiétante. Tandis que la piscine est centrale dans l’intrigue, offrant des moments filmés sous l’eau absolument merveilleux. Sans compter qu’en suivant les jeunes gens de près, on voit les rituels de ces derniers et la manière dont ils essayent de s’affranchir des règles imposées par le camp pour mener leur propre vie.
Il est vraiment très original de faire une telle transposition entre harcèlement et horreur, en montrant parfaitement comment la vie d’une personne peut sombrer dans le cauchemar à cause du comportement des autres. Surtout lorsque certaines idées préconçues s’implantent durablement et que l’effet de groupe renforce encore plus le comportement des individus.
La démarche sociologique est très bien rendue en appuyant sur la manière dont un individu est ciblé, renommé, et voit son comportement être sans arrêt remis en question par les autres. Tandis que cette manière de se comporter reste parfois invisible par ceux qui n’y sont pas confrontés, ou ces derniers préfèrent ne pas s’en mêler de peur, à l’instar du personnage principal, de se voir lui-même ciblé. En tout cas, c’est une très belle démonstration des mécanismes du harcèlement.
Everett Blunck est remarquable en adolescent ayant ses propres problèmes et voulant profiter de ce camp pour rebondir. Le jeune comédien crève littéralement l’écran et il est particulièrement attachant. Kenny Rasmussen est très bon en jeune homme victime de harcèlement. Kayo Martin est formidable en leader de la petite bande imposant souvent ses idées. Et Joel Edgerton est impeccable en entraîneur voulant aider les jeunes gens. Le reste de la bande est formidablement interprété par des jeunes acteurs qui sont confondants de naturel et dont les relations entre eux fonctionnent parfaitement.
La très belle photographie de Steven Breckon permet d’obtenir des plans marquants. Tandis que la belle musique de Johan Lenox accompagne bien cette plongée au cœur d’une horreur de plus en plus anxiogène. D’autant que le travail fait sur le son est aussi d’une fort belle qualité.
The Plague est un très bon film d’une grande originalité faisant un parallèle très bien amené entre harcèlement et horreur. Avec une histoire se déployant avec délicatesse, une interprétation magnifique et une très belle réalisation, l’œuvre reste longtemps en mémoire. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait remporté le Prix de la Critique au Festival du Cinéma Américain de Deauville en 2025.
Marquant et terrible.
IA
The Plague est un film très intéressant sur le harcèlement avec une véritable plongée au cœur d’un groupe d’adolescents. Il montre une dynamique avec le décideur, les suiveurs, celui qui s’interroge et le mis à l’écart.
Ben doit participer à un stage de waterpolo pendant ses vacances. À son arrivée, il intègre un groupe dont les participants sont déjà là depuis un moment et où le groupe a décidé qui était qui. Le jeune Jake dirige des petits jeux sordides que suivent avec assiduité la plupart de ses camarades. Dans cet univers clos, il a été décidé qu’Eli avait « la peste ». Les autres adolescents doivent à tout prix l’éviter sous peine de finir comme lui.
Charlie Polinger a repris pour son premier film des codes de film d’horreur pour sa mise en scène très travaillée avec des plans minutieusement construit. Le scénario suit un groupe restreint dans un lieu fermé. Le lieu fait partie intégrante de la narration. De nombreux plans lui sont consacrés. Que ce soit le vide de couloir ou l’eau de piscine, ces scènes renforcent le discours déroulé. Le son accompagne cela avec ses variations.
Les jeunes acteurs sont criants de réalisme. Everett Blunck se fond dans le rôle complexe de Ben qui se trouve emporté malgré lui dans un tourbillon où chaque choix est crucial : suivre ou aller à contre-courant, des décisions pas facile à cet âge. La cruauté du groupe et de ses rouages ressort à l’écran.
The Plague est un bon film qui traite du harcèlement d’une manière inattendue et efficace.
G.
SYNOPSIS
Dans un camp d’été, la rumeur d’une peste se propage. Quand Ben refuse d’y croire, les frontières de la réalité se brouillent et un jeu impitoyable se déclenche entre les garçons.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Steven Breckon
– Montage : Henry Hayes, Simon Njoo
– Musique : Johan Lenox
– Costumes : Luminita Lungu, Jocelyn Pierce
– Décors : Jason Singleton, Iulia Petrescu
– Producteurs : Lizzie Shapiro, Lucy McKendrick, Joel Edgerton, Steven Schneider, Roy Lee, Derek Dauchy pour Spooky Pictures, The Space Program, Hellcat, Five Henrys Productions, Image Nation
– Distributeur : Originals Factory
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