
Death Dealer - Les Ombres de Mirahan : La BD
Quatrième de couverture
Imaginez une terre ancienne, où la guerre semble toujours prête à éclater. Imaginez une terre de légendes, où prennent forme les plus terribles créatures. Dans le vacarme des combats surgit le Death Dealer, un guerrier en armure, aux yeux rougeoyants, monté sur un destrier noir, une hache ensanglantée dans sa poigne de fer. Qui est-il ? Et comment le renvoyer aux ténèbres dont il est issu ?
Décryptage
Death Dealer est, comme son nom l’indique, le semeur de mort. Monté sur son cheval noir aux yeux rouges (comme lui) et à la hache ensanglantée, il est l’œuvre de Frank Frazetta. Il est un célèbre peintre à qui l’on doit de nombreuses illustrations de Conan le Barbare, Buck Rogers, Tarzan, Vampirella...
Son personnage qui remonte à 1973 est superbement représenté en fin de volume grâce à de nombreuses illustrations en bonus ainsi que des explications sur la construction de l’œuvre. A cela se rajoute une biographie du maître par son petit-fils. Bel objet donc que cette BD, qui prouve, s’il en était besoin, qu’il va falloir compter sur Milady Graphics dans l’univers de la BD.
Les ombres de Mirahan n’est donc pas de lui, elle est écrite par Nat Jones, Joshua Ortega et Jay Fotos et mise en image par Nat Jones d’après l’œuvre de Frank Frazetta. Il s’agit là d’un hommage rendu au maître avec une histoire ici sombre comme ses décors qui tirent sur le vert, le noir et le gris. L’histoire explique la genèse du personnage qui est "la personnification de la mort et de la destruction apparaissant à chaque grande bataille, sans jamais choisir de camps." Excepté cette fois ci puisqu’il est de retour pour combattre des monstres qui sèment chaos et destruction sur leur passage. Et plus particulièrement un monstre à 3 tête qui hante le marais d’Angra mais qui cache un plus grand secret.
Le scénario n’est pas d’une originalité transcendante mais qui a l’avantage d’être convainquant et suit plusieurs groupes de personnages qui vont au final se retrouver et les transitions entre chaque groupe sont faite avec beaucoup d’intelligence. Le découpage très cinématographique est plutôt agréable, alternant des petites vignettes (pour des actions rapides parfois confuses) et de grandes planches sur une deux pages pour mettre un peu plus en avant un personnage ou une scène. Les dessins des monstres et du Death Dealer sont tout simplement sublimes. Les combats, bien rythmés sont bien représentés excepté sur certaines vignettes pour lesquelles on a du mal à comprendre ce qu’il s’y passe.
En conclusion, la BD est un must parce qu’inspiré du travail de Frazetta, remplie de bonus, dotée d’une histoire fluide aux graphismes étonnants.
infos et images © Milady
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