Utopiales 2026 : Les expositions
Cette année, les Utopiales ont fait très fort en proposant un très grand nombre d’expositions, une quinzaine. Ces dernières étaient aussi bien artistiques que scientifiques ou encore proposées par la ville de Nantes. De tailles différentes et très diversifiées, le public pouvait trouver facilement, celle(s) qui lui parlait le plus en parcourant les différentes allées.
Il était ainsi possible de voyager dans divers univers, de découvrir des œuvres chatoyantes ou de s’instruire, parfois en s’amusant.
Vous pouvez découvrir ci-dessous, le descriptif de chacune des expositions, son portfolio associé et le ressenti que j’ai eu à les regarder.
IA
LA QUÊTE DE LÉA - GRANDE EXPOSITION
De Léa Murawiec
Léa Murawiec s’impose pour cette édition des Utopiales. Artiste complète au langage graphique extrêmement personnel, Léa Murawiec casse les codes de la bande dessinée dès sa première publication.
Salué comme l’album le plus étonnant de la rentrée 2021, Le Grand Vide parle de l’humain et de la quête de sens de notre époque. Le dessin, les typographies et les graphismes participent à la mise en scène d’un univers foisonnant, vertigineux qui nous confronte et nous met face à la vacuité de nos existences. L’album interroge le bien fondé de nos identités quand elles relèvent du seul regard de l’autre.
Avec des grands formats, l’exposition sort le dessin de la case et joue le jeu du labyrinthe architectural. De quoi se perdre dans un dédale entre originaux et perspectives hallucinantes, étayée par une trichromie radicale. Sans concession, l’artiste est en quête de l’essentiel pour interroger le monde dans lequel elle vit.
Bon débarras !, le nouvel album tout juste sorti de Léa Murawiec sublime le dessin rayonnant et habité de l’artiste sans rien abandonner de son vocabulaire drôle et foisonnant. Découvrez quelques planches de cette touchante mise en scène du deuil qui submerge le•la lecteur•ice par l’intensité de l’existence, émouvante et magnifique.
Travail sur la mémoire ou la perte d’identité, SF ou fantasy, les dessins de l’artiste nous invitent à l’introspection.
Avis : Il s’agit de l’exposition principale située à l’entrée des Utopiales. En effet, l’artiste réalisant l’affiche de l’édition peut offrir aux spectateurs des planches géantes de ses œuvres et une exposition travaillée permettant au public de découvrir ses créations et la raison pour laquelle le festival la mise en avant. Il est aussi possible de voir les différentes étapes clés qui ont permis la création de l’affiche, l’original pouvant être acheté grâce à des enchères auxquelles tous les spectateurs peuvent participer en déposant un bulletin dans une urne.
On trouve dans l’exposition des planches géantes montrant la qualité du travail sur les perspectives de la créatrice. Il est très plaisant de se déplacer entre ces images gigantesques, qui offrent une perspective différente par rapport à ce que l’on y voit.
Des planches extraites de ses œuvres sont exposées, donnant une grande envie de découvrir ces dernières, alors qu’une véritable progression se dessine en fonction des déambulations que l’on peut faire. C’est un vrai plaisir que de passer au milieu de ses planches agrandies, de ses essais, de ses œuvres en noir et blanc ou en couleur qui donnent le ton dès que l’on rentre dans le festival. Petit plus, des plantes ont été intégrées dans l’exposition à certains endroits, alors que des tirages originaux, des croquis, et des essais sont proposés dans de grandes vitrines.
ART VISIONNAIRE
De P. Ferry, M. Hoffmann & R. Venosa
Pascal Ferry, Martina Hoffmann et Robert Venosa appartiennent au courant de l’art visionnaire, né dans les années 60. À l’instar des cultures autochtones où l’état de transe chamanique est lié à la création artistique, l’expérience mystique devient source d’inspiration. L’art visionnaire dépeint ainsisouvent une vision du monde animiste et tente de représenter des états de conscience élargis et les rêves.
De Philip K. Dick à A. E. van Vogt, la science-fiction emprunte régulièrement ce courant de pensée et d’expérimentation. Depuis la révolution politique, culturelle et spirituelle, l’art visionnaire s’est poursuivi au fil des décennies dans l’univers de la bande dessinée, des jeux vidéo et des productions cinématographiques, avec des films comme Alien, Blade Runner, Star Wars, Avatar ou Dune.
Alors que l’évolution technologique accélérée de nos modes de vie provoque de nombreuses inquiétudes, un réel changement de paradigme qui embrasse l’idée d’une humanité mondiale solidaire et interdépendante, en phase avec son environnement, semble surgir. L’art visionnaire de ces trois artistes en est une parfaite illustration.
Avis : Il s’agit vraiment de mon exposition préférée, un véritable coup de cœur. En effet, avec l’essor du numérique et les nombreux tirages et agrandissements d’originaux, il est de plus en plus rare de pouvoir découvrir de véritables tableaux faits par des artistes sur des toiles. C’est donc toujours un véritable enchantement que de pouvoir parcourir cette superbe exposition où les tableaux exposés sont tous plus beaux les uns que les autres.
Il y a trois artistes qui se succèdent et qui ont chacun leur identité propre. On a ainsi de merveilleux paysages et des mondes extrêmement colorés qui donnent envie de voyager en leur cœur et qui sont peint par Martina Hoffmann. Pascal Ferry se focalise sur des matières normalement solides qui tendent vers le liquide. Ce qui offre des compositions visuelles spectaculaires. D’autant que des couleurs maîtrisées leur apportent une patine merveilleuse. Robert Venosa propose des tableaux spectaculaires utilisant des perspectives particulières pour offrir des œuvres envoûtantes.
VESTIGES DU FUTUR
De Miel Vandepitte
Exposer l’oeuvre de Miel Vandepitte, illustrateur et auteur de bande dessinée belge flamand, remarqué pour ses perspectives vertigineuses et ses architectures grandioses, était une évidence pour la thématique de cette nouvelle édition des Utopiales.
Dans ses deux romans graphiques, Centralia et Dystopolis, la ville est au coeur de l’intrigue, devenant un personnage à part entière. Ces cités, qui donnent leur nom aux ouvrages, sont toutes deux malades, gangrénées. Les sous-sols de Centralia sont dévorés par le feu, qui fait remonter à la surface les vapeurs des déchets toxiques enfouis par la centrale, provoquant d’étranges mutations chez ses habitant•es. Quant à Dystopolis, la dernière cité terrienne encore viable, ses bas-quartiers condamnés servent de décharge et de charnier et, pour survivre, celles et ceux qui y vivent s’adonnent au cannibalisme.
Dans ces deux dystopies urbaines, tout comme dans son nouvel ouvrage en projet, Biblion, Miel Vandepitte façonne des mondes en déclin, forçant ce qu’il reste de l’humanité à s’adapter, posant la question de l’héritage, de la résilience et des perspectives pour l’avenir. Un univers où, grâce aux couleurs et au style dynamique de l’artiste, il est encore possible de trouver de l’espoir. Ou pas.
Avis : Une très belle exposition, présentant des magnifiques planches, agrandies et colorées, donnant l’occasion de découvrir l’univers de l’illustrateur et dessinateur de bandes dessinées. La taille des planches proposées et leur organisation permettent une immersion optimum.
VISIONS D’ANTHOLOGIE
De Titan Terrible
Habituée des Utopiales, TTT Éditions, fondée en 2017, est une maison d’édition de bande dessinée associative nantaise. Son ambition est de servir de tremplin aux auteur•ices, en les accompagnant et en leur permettant d’exister à travers plusieurs collections – Tumultes, Turbo Time Travel et Titan Terrible.
Les Utopiales ont souhaité rendre hommage à cette initiative à travers une exposition des artistes rassemblé•es dans les pages des anthologies Titan Terrible. Ils et elles, issu•es de Nantes ou de ses environs, y donnent à voir une science-fiction locale et hétéroclite, loin des standards très américanisés du genre. Les trois volumes de la collection, rassemblant pas moins de 22 histoires en bande dessinée, 2 nouvelles illustrées, 6 illustrations et 3 très belles couvertures, offrent des perspectives pour des avenirs pluriels, proches ou lointaines.
L’exposition invite à explorer les univers de chacun•e de ces auteur•ices en y appréciant leur style et leur langage graphique particulier. Les festivalier•ères y (re)découvriront la ville de Nantes – ou sa région – qui sert de toile de fond à ces récits.
Avis : Une superbe exposition de différentes planches d’une maison d’édition de bande dessinée associative nantaise qui donne un bel aperçu des univers visuels et des thématiques que l’on peut découvrir au sein de ses œuvres. Ces dernières sont diversifiées et utilisent une grande variété de colorimétrie pour appuyer la narration.
De nombreux artistes peuvent être découverts dans cette exposition. On a ainsi droit à des planches extrêmement diversifiées qui ont des fortes personnalités et dont les univers peuvent être très différents les uns des autres. On peut retrouver les différentes planches visibles dans les œuvres proposées par la maison d’édition.
GAMMA... VISIONS
De Jens Harder
Jens Harder est un auteur de bande dessinée allemand connu pour ses expérimentations graphiques et narratives. Ses ouvrages, souvent muets, mêlant cosmologie et Histoire, témoignent d’une fascination pour les mécanismes qui organisent la vie.
Le Grand Récit est son projet, artistique autant que scientifique, le plus ambitieux : cette tétralogie vise à résumer l’Histoire du monde et l’Odyssée de la vie, en s’appuyant sur des recherches et théories actuelles. Après Alpha… directions, qui condense les quatorze milliards d’années qui ont séparé le Big Bang de l’apparition de l’homme, puis Beta… civilisation I et II qui retracent l’Histoire des premiers hommes à nos sociétés contemporaines, il livre Gamma… visions, le point d’orgue de cette encyclopédie universaliste d’un autre genre. Dans ce dernier ouvrage, objet de cette exposition, il propose sa vision, non pas seulement du futur de la Terre, mais du Cosmos.
Ce roman graphique hors norme prend une forme novatrice et radicale : Jens Harder y fait cohabiter et dialoguer des images de toutes provenances – peintures, illustrations, bandes dessinées, cartes, diagrammes, photographies, films, infographies – qu’il redessine afin de montrer la variété du patrimoine iconographique de l’humanité. Art de la citation ou collection maniaque ?
Avis : Une superbe exposition des œuvres de l’auteur qui a pour particularité d’utiliser du blanc, du noir et du bleu. Les planches et les tableaux sont absolument magnifiques visuellement et ont un grand charme, donnant une forte envie de s’immerger plus profondément au cœur de l’univers de l’artiste.
SUPERSTUDIO : VISIONS POUR LE TEMPS PRÉSENT
De Frac Centre-Val de Loire
L’exposition offre une plongée spectaculaire dans l’univers de Superstudio, célèbre groupe d’architectes italiens, parmi les plus influents de la contre-culture. Entre 1966 et 1978, le collectif, basé à Florence, produit une série de projets dystopiques qui anticipent l’avènement d’une ère du réseau global et de la communication : photomontages, films, récits satiriques, développent une critique idéologique de la société occidentale et de ses valeurs (productivisme, consumérisme, gigantisme), tout en ouvrant de nouvelles voies pour penser la vie sociale et urbaine.
Marquant le 60e anniversaire de la fondation de Superstudio, l’exposition réunit une sélection de ces « visions radicales », devenues des icônes de la culture architecturale du XXe siècle. Les oeuvres présentées sont issues de la collection « Art & Architecture » du Frac Centre-Val de Loire, partenaire des Utopiales pour la deuxième année consécutive.
L’historien de l’art Aurélien Vernant en est le commissaire.
Avis : Une exposition au contenu multiple centrée sur des environnements urbains, qui est constituée de photomontages d’une grande diversité, de tableaux et de travaux de propositions architecturales très visuelles. Un petit film permet d’en savoir un peu plus sur le groupe.
MIO : MEMORIES IN ORBIT
De Studio Douze Dixièmes
MIO : Memories in Orbit est un jeu vidéo du studio Douze Dixièmes, sorti en janvier 2026, dans lequelle•la joueur•se incarne une petite unité robotique, Mio, et parcourt les dédales de l’Arche, gigantesque astronef en ruines, afin, semble-t-il, de le remettre en fonctionnement. Une abondante végétation y a repris ses droits et il est truffé de vestiges du passé qui sont autant de clés de compréhension de son histoire, de la dégénérescence généralisée du vaisseau et de ses rares habitant•es – des machines hors de contrôle.
MIO est un jeu de plateforme, reposant sur les mécaniques du metroidvania : le•la joueur•se traverse les différents biomes de l’univers en sachant que certaines zones ne pourront être accessibles que grâce à des objets ou capacités particulières à débloquer, ce qui l’oblige à revenir régulièrement sur ses pas.
Le Studio Douze Dixièmes crée pour MIO : Memories in Orbit un univers de science-fiction qui emprunte à différents sous-genres tels que le post-apocalyptique et le space opera, et qui explore les thèmes de la mémoire, de l’héritage, de l’éthique en robotique...
Avec sa palette pastel très réfléchie, MIO s’inscrit dans les esthétiques de l’Art Déco et de la bande dessinée. Les références à Moebius ou Christophe Chabouté sont évidentes. La beauté de l’œuvre trouve sa place naturellement au sein des Utopiales.
Avis : Une magnifique exposition de tableaux extrêmement colorés, montrant le travail effectué sur les personnages et les décors de l’univers déployés dans un jeu vidéo qui donne vraiment envie d’y jouer. Plusieurs artistes ont créé les concepts, les illustrations superbes et les personnages attractifs. Un écran donne l’occasion de voir des extraits du jeu alors que l’espace artistique proposé est vraiment enchanteur. Une vitrine permet de se pencher sur des croquis originaux qui ont inspiré les tableaux qui ont en été tirés et qui ont servi à développer le jeu.
CETTE EXPO DOIT FAIRE DES VAGUES – DIX PERSPECTIVES SUR L’OCÉAN
D’Ifremer
En 2025, 74 jeunes se sont réuni•es à Nice pour imaginer l’avenir de l’Océan. Aux côtés de scientifiques, ils•elles ont débattu des grands enjeux océaniques et formulé 15 mesures. Dix d’entre elles sont devenues des affiches engagées, présentées à l’UNOC3 à bord du navire océanographique Thalassa. Une exposition pour découvrir ces perspectives audacieuses et faire entendre leur voix.
Avis : Une très belle exposition, composée de tableaux aux dominantes bleues, permettant de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la mer, la pollution invisible qui en impacte la faune et la flore marine et de voir quels sont les moyens que l’on peut mettre en œuvre pour essayer d’y remédier.
SUPER-HÉRO•ÏNES : DES SUPER-POUVOIRS EN PERSPECTIVE
De Faculté des sciences et des techniques - Nantes Université
Invisibilité, super-force, magnétisme, contrôle du temps…
Et si la science pouvait expliquer les super-pouvoirs ? À travers des planches de BD truffées de gags, l’exposition explore ces capacités extraordinaires et les phénomènes scientifiques qui les rendent possibles… Ou pas ! Une plongée ludique entre fiction et réalité.
Avis : C’est une très bonne petite exposition sous forme de bandes dessinées, que l’on découvre et qui montre les liens étroits entre la science et l’imaginaire en inventant des individus qui possèdent des super pouvoirs provenant de la physique. On s’amuse beaucoup à les regarder, alors que des planches scientifiques détaillées permettent de comprendre comment fonctionnent certains éléments tels que le temps, les surfaces, l’aimantation ou les propriétés physiques de différents matériaux.
S’EMPARER DU DROIT POUR LE VIVANT DANS LES PAS DE KAÏROS
De Laboratoire Droit et Changement Social, UMR CNRS 6297, Nantes Université
Suite à la crue violente qui emporte sa maison, Kaïros prend conscience des inégalités sociales et climatiques, et s’engage dans une lutte contre l’injustice climatique. À travers dessins, témoignages et citations, c’est une diversité d’acteur•ices qui interviennent dans ce récit inspiré de plusieurs faits réels pour illustrer le développement du pouvoir d’agir du personnage central.
Avis : Une exposition plus sobre que les autres, constituée de différents textes permettant d’illustrer l’histoire de Kaïros, un terme qui désigne le moment opportun en grec, celui qu’il faut saisir. De belles illustrations se nichent au milieu des textes afin de les rendre plus attractifs.
NANTES TELLE QU’ELLE AURAIT PU ÊTRE…
De L’Observatoire des controverses - Chaire Forger, Nantes Université
Et si une autoroute traversait Nantes ? Incongru ? Pourtant, c’est bien ce qui était envisagé dans les années 70, comme cela s’est fait ailleurs, notamment à Angers, Lyon ou Valence. Dans le cadre de l’Observatoire des controverses, le chercheur Nathan Brenu et l’artiste Nils Lela racontent ce projet controversé en bande dessinée, dont vous pourrez découvrir les premières planches.
Avis : Une exposition sympathique, avec de très beaux tableaux, présentant une ville de Nantes, très différente de celle que l’on connaît. Des explications donnent l’occasion d’en savoir un peu plus sur les projets qui auraient pu voir le jour et ce qui se passe aujourd’hui. Une bande de dessinée, dont on découvre les planches, paraîtra au printemps 2027.
LA FAÏENCE CONTRE L’UTOPIE, LA POLITIQUE DANS L’ASSIETTE
De Laboratoire Droit et Changement Social, UMR CNRS 6297, Nantes Université
L’exposition s’intéresse à l’incursion de la politique dans l’assiette.
Elle présente une vaisselle qui tourne en dérision les idées nouvelles du milieu du XIXe siècle et notamment l’expérience icarienne de Cabet, en mettant en perspective les promesses de l’auteur et les réalités de la mise en pratique.
Avis : Une sympathique exposition, montrant que la faïence peut se faire vectrice d’humour en se moquant des utopies. En dehors de plusieurs affiches, permettant de découvrir l’histoire des faïences, des photos permettent d’en voir certains exemples, notamment de vraies exposées dans une très belle vitrine.
EXPLOREZ LA FRESQUE SCIENTIFIQUE !
De CEA
Découvrez cette fresque originale imaginée par l’illustrateur Lapin, où l’art et la science se rencontrent pour offrir un regard inédit sur le CEA, organisme de recherche public. Inspiré de ses carnets de voyage, l’artiste met en scène les grandes installations et les avancées majeures du CEA au fil de son histoire, ainsi que les femmes et les hommes qui, chaque jour, font avancer la recherche et imaginent les innovations de demain. Grâce à son QR code, prolongez l’expérience sur votre smartphone pour découvrir en détail les différents éléments de la fresque. Une invitation à explorer le patrimoine scientifique du CEA et les perspectives qu’ouvre la recherche au service des enjeux d’aujourd’hui et des défis de demain.
Avis : Une très belle fresque, permettant de découvrir tous les métiers liés au CEA, et qui donne envie de s’y intéresser de plus près. L’œuvre est associée à une petite vidéo qui passe en boucle et qui permet de connaître l’origine du CEA, les différentes activités qui y sont faites et de comprendre son impact dans le milieu français.
PERSPECTIVES
De Nantes Métropole
Posé quai Saint-Louis, entre Loire et Jardin Extraordinaire, l’ancien bâtiment des Grands Moulins de Loire (Cap 44) se transforme. À l’horizon 2029, il accueillera la Cité des imaginaires, un équipement culturel métropolitain enraciné dans l’univers de Jules Verne et ouvert aux récits d’aujourd’hui. Aux Utopiales, découvrez sa maquette et les premières facettes d’un projet invitant chacun•e à explorer d’autres mondes pour réinventer le nôtre.
Le Planétarium met en perspective l’observation du Système solaire, notamment à travers le regard des sondes qui le sillonnent ou qui l’ont sillonné depuis le début du XXIème siècle. Plongez au coeur de ces observations in situ qui ont fourni des images stupéfiantes, permettant d’approfondir les connaissances sur les planètes, les planètes naines et les astéroïdes.
Le Muséum de Nantes, riche de collections exceptionnelles et d’une expertise scientifique reconnue, met en lumière les évolutions du vivant, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Il joue un rôle essentiel pour sensibiliser les publics et nourrir le dialogue entre science et société face aux transformations de notre planète. Venez en apprendre plus sur sa prochaine métamorphose en 2029 !
Avis : Cette belle exposition donne l’occasion de découvrir de beaux bâtiments nantais d’une manière que l’on n’a pas forcément l’occasion de voir. Un écran interactif permet d’en savoir un peu plus dessus.
On peut voir à côté, un espace consacré différentes sondes et aux satellites qui ont été envoyés et les planètes, ou les comètes, qui sont ciblées par ces dernières.
CHEFS-D’OEUVRE EN PERSPECTIVE
De Fab’Academy
Quand les métiers de l’industrie donnent vie à l’imaginaire... Pour Les Utopiales, les apprenant•es en formation chaudronnerie-soudage de la Fab’Academy des Pays de la Loire formés sur 7 campus ont détourné les techniques et matériaux de leur métier pour concevoir et réaliser des oeuvres inspirées de la science-fiction. Ce projet propose un autre regard sur les métiers de l’industrie : précision et savoir-faire, mais aussi création, expérimentation pour donner forme à ses idées. Une rencontre entre la matière et l’imaginaire, portée par une nouvelle génération de professionnel•les.
Avis : Une très belle exposition de quelques sculptures en métal, qui sont toutes plus belles les unes que les autres, et qui trône dans le hall d’accueil des Utopiales.
ÉCHOS ET REFLETS : LES COULEURS EN PERSPECTIVE
Échos et reflets : les couleurs en perspective a été réalisé à l’occasion d’un parcours proposé par le service culturel de la Ligue de l’Enseignement des Pays de la Loire avec La Cité des Congrès de Nantes et Maison Fumetti. Ce projet a lieu dans le cadre de la programmation culturelle du SPIP Loire-Atlantique, en lien avec le Centre pénitentiaire de Nantes.En juillet 2026, l’illustrateur Adrien Thiot-Rader a animé cinq ateliers de dessin auprès de quatorze personnes détenues à la Maison d’arrêt de Nantes. Inspiré•es par la technique de la polychromie, les participant•es ont dessiné leurs propres formes et perspectives, dissimulées dans l’oeuvre.
Cette opération a été en partie financée par la vente aux enchères du tirage grand format du visuel de l’édition 2025 du festival.
Ce projet est soutenu par le Ministère de la Culture - Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire et par le Ministère de la Justice – Direction interrégionale des services pénitentiaires de Bretagne, Normandie et Pays de la Loire/SPIP Loire- Atlantique, dans le cadre de la convention régionale Culture/Justice.
Avis : Une grande fresque utilisant différentes couleurs que l’on ne voit pas de la même manière en fonction des lunettes qui sont mises à disposition. Une très belle expérience à vivre.
CONCOURS D’AFFICHES
Pour l’édition 2026, lors d’un concours estival, petit•es et grand•es festivalier•ères ont créé leur propre affiche des Utopiales.
À l’instar de l’artiste qui la réalise, ils•elles ont proposé une illustration inspirée de la thématique, ancrée dans l’univers de l’imaginaire tout en faisant un clin d’oeil à la ville de Nantes.
Crayons, feutres, peinture, collage ou dessin numérique : toutes les techniques étaient bienvenues.
Avis : Cette année, les Utopiales avaient organisé un concours d’affiche. Ce qui permet de découvrir différentes œuvres qui ont été envoyées et qui sont extrêmement diversifiées, certaines étant même signées par des enfants. On s’amuse donc devant l’imagination déployée et la vision du festival qu’en ont les artistes.
© Léa Murawiec
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