
Milady Graphics : Black Summer
Ecrit par : Warren ELLIS
Illustrations de : Juan Jose RYP
Traduit par : Éric BETSCH
Nombre de pages : 192 pages
Paru le : 20/11/2009
Prix : 14€90
N° ISBN : 9782811202293
Quatrième de couverture
Quand on combat pour le Bien, jusqu’où peut-on aller ?
Les Sept Armes combattent la corruption dans la rue. Mais la lutte est inégale et le champ de bataille, infini. John Horus sait ce qui est bon pour vous. Et il est déterminé à faire le Bien, que vous le vouliez ou non... quitte à plonger le pays dans le chaos. Le président va l’apprendre à ses dépens...
Vous avez aimé Watchmen, vous aimerez Black Summer.
Décryptage :
Black Summer est un comic-book créé par Warren Ellis et Juan Jose Ryp que nous propose Milady Graphics depuis le mois de novembre. Et quoi de plus naturel que de les comparer au créateur de Watchmen ? Ces artistes à l’œuvre sur ce petit chef d’œuvre font parti de la même famille de déjantés qu’Alan Moore ou encore Frank Miller. Changement total de décors, exit la fantasy, exit les elfes et les monstres, voici John Horus, super héros de son état, il est là pour faire le bien, quitte a assassiner le président des USA, quitte à laisser le pays dans le chaos. Il n’est pas là pour faire de la dentelle. MAis la question est posée : jusqu’où peut-on aller pour au nom du bien ?
La BD est découpée en 8 parties, très denses, très rapides, très chargées, très colorées. Pleines d’hémoglobine, d’explosions, d’excès, de rebondissements, de super héros déjantés, de filles siliconées, de flashbacks, de belles motos, de balles qui volent... etc... le cocktail idéal pour la BD parfaite. C’est testostéroné, gore, drôle et en même temps très jouissif.
La BD pose le problème du pouvoir que l’on l’a, de ce que l’on doit en faire. Jusqu’où peut-on aller au nom de la justice ? Les auteurs pointant du doigt, très ouvertement le pouvoir corrompu en place à l’époque de la publication américaine de leur BD, soit l’administration Bush. Ils soulèvent la question de l’interventionnisme, de la toute puissance des Etats-Unis qui ne devrait pas forcément s’ingérer dans les affaires des autres pays comme l’Irak ou l’Afghanistan en jouant les gendarmes du monde. On est donc très loin du lisse et du politiquement correct. Et c’est tant mieux. La morale raisonne et donne à réfléchir bien après avoir dévoré cette perle.
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