Ghost in the Shell : La critique du premier épisode de la série
GHOST IN THE SHELL
– Date de diffusion : 07/07/2026
– Diffusion : Prime Video
– Épisode : 1.01
– Réalisé par : Mokochan
– Scénariste : Toh Enjoe
– D’après l’œuvre de : Masamune Shirow
2029, Japon. Le monde est devenu ultra-connecté, quadrillé par un immense réseau planétaire où circulent électrons et flux de données. Motoko Kusanagi, cyborg au corps entièrement artificiel, est recrutée par Daisuke Aramaki du ministère des Affaires intérieures pour diriger, aux côtés de Batô, une unité tactique offensive capable de neutraliser les menaces émergentes de manière préventive : la Section 9 de la Sécurité Publique. Leurs enquêtes sur des cybercrimes et conspirations internationales les mènent sur la piste d’un hacker mystérieux : le « Puppet Master ». Quel destin attend Kusanagi ? Quel est le véritable objectif du Puppet Master ?
LA CRITIQUE
Cette série n’est pas un remake du film de 1995. Elle est une nouvelle adaptation du manga, beaucoup plus fidèle à l’œuvre de Masamune Shirow parue il y a maintenant plus de 35 ans. Là où le film proposait une grande fresque de SF magique et éthérée, la série revient sur terre avec une production qui a du punch.
Le principal intérêt de la série est de faire (re)découvrir le manga de Masamune Shirow à ceux qui ne l’ont pas lu. La grande réussite est d’ailleurs d’en reproduire le rythme si déjanté, marque de fabrique des années 90 dont il est issu. Cela bouge de partout, avec force explosions, jurons et courses effrénées. Moins de moments poétiques pour beaucoup plus d’action, la série diffusée sur Prime Video rappelle grandement une autre adaptation de Masamune Shirow, très réussie, Dominion Tank Police. On y retrouve, par exemple, le design si particulier des véhicules, très arrondis. Certaines scènes reprennent même des vignettes du manga telles quelles.
Le choix judicieux a été de confier cette adaptation à Science SARU (le studio à qui l’on doit l’excellent Dan Da Dan) qui arrive à proposer une animation souple et tonitruante avec une musique à l’avenant), à l’opposé de la glaciale et lente animation du film de 1995.
Mais c’est aussi dans l’histoire que le décalage se fait, en se recentrant sur les personnages principaux. Si l’interrogation philosophique de Motoko demeure, elle se développe au fil de l’histoire (une longue enquête) et la ramène plus proche des humains, moins absente de sa propre vie. Il faut dire aussi que notre époque a évolué, et que l’intelligence artificielle fait maintenant partie de nos vies.
Ainsi, sans toucher à l’œuvre intemporelle qu’est le film de 1995, la série animée de 2026, beaucoup plus proche du manga, tire son épingle du jeu en nous proposant un rythme effréné typique de son époque d’origine. Avec X-Men ’97 cette série montre que l’on peut, dans les productions animées au moins, revenir à un temps bien plus inventif et beaucoup moins plat, avec cette ambiance unique.
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