Dalloway : La critique
DALLOWAY
– Date de sortie : 17/09/2025
– Titre original : Dalloway
– Durée du film : 1 h 50
– Réalisateur : Yann Gozlan
– Scénaristes : Nicolas Bouvet, Yann Gozlan d’après l’œuvre de Tatiana De Rosnay
– Interprètes : Cécile de France, Lars Mikkelsen, Anna Mouglalis, Frédéric Pierrot, Freya Mavor, Mark Irons, Sophie Maréchal, Mylène Farmer
LA CRITIQUE
Dalloway est un excellent film de science-fiction tournant autour d’une autrice et de l’intelligence artificielle lui servant d’assistante.
Le scénario de Nicolas Bouvet et de Yann Gozlan se focalise sur une écrivaine se trouvant dans une maison d’artiste. Cette dernière vit dans une résidence idyllique lui permettant d’écrire son nouvel ouvrage, alors que son assistante numérique est extrêmement efficace. Mais elle va se rendre compte que cette dernière est peut-être un peu trop intrusive.
Après l’impressionnant Boîte noire et le formidable Visions, Yann Gozlan montre qu’il est vraiment un excellent réalisateur sachant offrir à chaque fois un nouveau long métrage particulièrement attractif. Il continue de jouer avec la frontière entre la réalité et la fiction pour réserver des surprises aux spectateurs. Car les apparences peuvent être trompeuses et que la folie n’ait jamais très loin.
Avec un thème d’actualité, les intelligences artificielles et leur impact dans la vie quotidienne, Yann Gozlan livre un thriller parfois anxiogène qui flirte avec l’horreur. Le spectateur est rapidement happé au cœur de l’intrigue, tandis que cette dernière monte crescendo jusqu’à une partie finale complètement captivante.
Cécile de France est époustouflante en autrice n’arrivant plus à écrire et devant se confronter à un passé qui la hante. Mylène Farmer est extraordinaire dans le doublage de la voix de son assistante dématérialisée qui est de plus en plus envahissante. Anna Mouglalis est superbe en responsable d’une maison d’artistes bourrée de nouvelles technologies. Et Lars Mikkelsen est formidable en collègue musicien mystérieux.
Les décors de Thierry Flamand sont magnifiques et les effets spéciaux sont plus vrais que nature. La très belle photographie de Manu Dacosse met parfaitement à l’honneur aussi bien les passages se déroulant dans l’immeuble que ceux permettant d’avoir l’aperçu d’un Paris futuriste désenchanté.
En effet, entre le bouleversement climatique, l’impact d’une nouvelle pandémie et la vidéosurveillance constante, l’avenir ne s’annonce pas très joyeux, surtout lorsque l’on ne veut pas rentrer dans le moule.
De plus, le long métrage parle très bien du deuil et de la famille en le traitant avec une grande délicatesse. Tandis que le travail d’artiste est aussi fort bien mis en avant, montrant sans fard les atermoiements de ces derniers et les difficultés qu’ils ont parfois à se projeter dans une nouvelle création.
Mais c’est bien l’intelligence artificielle est au cœur du récit. Son traitement possède une vraie originalité et fait beaucoup réfléchir sur l’avenir d’un outil aussi puissant qui manque, pour l’instant, d’une certaine créativité pour supplanter les humains dans certains domaines.
C’est donc une belle réflexion globale qu’offre le film, s’appuyant sur un socle de réalisme et faisant une projection d’anticipation qui a un vernis de plausibilité.
Dalloway est un excellent film de science-fiction mélangeant avec bonheur thriller, horreur et drame psychologique. Porté par deux actrices incroyables, bénéficiant d’une écriture extrêmement soignée et d’une mise en scène très recherchée, l’œuvre est marquante et ne peut pas laisser indifférent.
Magnifique et glaçant.
SYNOPSIS
Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ?
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Manu Dacosse
– Montage : Valentin Feron
– Musique : Philippe Rombi
– Costumes : Olivier Ligen
– Décors : Thierry Flamand
– Producteurs : Nicolas Altmayer, Eric Altmayer pour Mandarin & Compagnie, Gaumont Production
– Distributeur : Gaumont Distribution
LIENS
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