Junk World : La critique
JUNK WORLD
– Date de sortie : 13/05/2026
– Titre original : Junk World
– Durée du film : 1 h 45
– Réalisateur : Takahide Hori
– Scénariste : Takahide Hori
– Interprètes : Takahide Hori, Ikuya Idota, Atsuko Miyake, Yuji Sugiyama, Matsuoka Zoshi
LA CRITIQUE
Junk World est un excellent film qui est la préquelle du formidable Junk Head sorti en 2022.
Le scénariste, et réalisateur Takahide Hori, s’est lancé à l’époque dans cette aventure de faire un film d’animation en stop motion tout seul. Il a mis 7 ans pour offrir les péripéties incroyables d’un petit personnage ayant la forme d’un robot au cœur d’un monde souterrain parfois cauchemardesque.
Pour son deuxième opus, Takahide Hori s’est entouré d’une petite équipe d’une quinzaine de personnes qui sont aussi passionnées que lui. Il offre ainsi une préquelle se déroulant 1000 ans auparavant, et permettant de comprendre l’origine du monde que l’on avait découvert précédemment.
L’œuvre est absolument incroyable à voir. On en prend régulièrement plein les yeux et l’imagination est vraiment sans limite. Le scénario de Takahide Hori est bien plus abouti que celui de son précédent volet qui était un peu redondant. Il donne d’ailleurs parfois le vertige par son intelligence et les choix qu’il fait. Ainsi, si on passe un magnifique moment à découvrir son nouveau long métrage, son potentiel de revisionnage est extrêmement élevé.
En effet, une fois que l’on sait ce qu’il en est, on peut apprécier toute la subtilité du récit et les indices sur ce qu’il va survenir par la suite, qui sont régulièrement insérés dans la trame narrative. Les amateurs de science-fiction se feront donc un énorme plaisir à découvrir cette histoire d’une originalité folle, portant sur un monde parfaitement décrit et construit avec beaucoup de solidité.
Si vous n’avez pas eu l’occasion de voir le premier film, les liens sont tenus avec le suivant qui se déroule bien avant. Ils permettent, notamment, d’expliquer l’origine du petit robot qui est le héros de Junk Head. Ils donnent aussi l’occasion de comprendre la naissance et la complexité du monde décrit, tandis que le film s’achève sur une séquence magnifique qui éclaire d’une nouvelle manière un autre passage, tout aussi beau, sur lequel se termine le volet précédent.
L’animation est absolument éblouissante. Takahide Hori réussi non seulement à la pousser très loin, mais il lui apporte des nouveautés impressionnantes. Il est d’ailleurs possible de voir comment l’une des scènes spectaculaires a été faite grâce à un petit making off qui est niché dans le générique final. Il ne faut donc surtout pas quitter la salle avant de l’avoir vu. Ce qui permet de se rendre compte, avec encore plus d’émerveillement, du travail impressionnant fait par les animateurs et de l’imagination sans limite qu’ils ont déployé pour certains plans.
De plus, en dehors de la science-fiction, le film flirte aussi avec le thriller, la quête existentialiste, le survivalisme, le drame social, la religion et la politique. D’ailleurs, l’œuvre permet de mieux comprendre ce qu’il se passe et de découvrir la raison pour laquelle les humains sont restés en surface et certaines factions se sont enfouies dans les profondeurs de la planète qui sont bientôt devenues le royaume des monstres en tout genre.
Car l’un des points forts du film est bien son bestiaire incroyable. Entre les mutants et les différentes créatures, on en prend plein les yeux et on s’émerveille devant l’inventivité de ceux qui les ont créés. Néanmoins, l’émotion n’est pas oubliée. En effet, on s’attache rapidement à certains personnages et les tribulations de ces derniers sont loin d’être tranquilles. Il faut d’ailleurs espérer qu’un autre long métrage permette d’en retrouver certains qui sont tellement marquants.
Le doublage japonais est très bon et apporte une immense personnalité aux protagonistes que l’on suit. Ils sont parfois invraisemblables et complètement atypiques. Mais que l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un film d’animation, qu’il est réservé aux enfants. En effet, l’œuvre est extrêmement violente, notamment visuellement, de temps en temps dérangeante, montre beaucoup de morts, et possède parfois des connotations sexuelles. Elle est donc réservée à un public averti qui sera surpris par la qualité de ce qui est proposé et par l’inventivité du monde où se déroule l’histoire.
Quant à la mise en scène, elle est juste incroyable. Entre les combats aériens, les luttes au corps-à-corps, les échanges de tirs ou les affrontements avec différentes armes, l’œuvre ne s’arrête jamais. Et chaque nouvelle scène paraît encore plus improbable que les précédentes. Un humour très particulier se glisse d’ailleurs dans certains passages. Alors que des éléments provenant des grands classiques du cinéma japonais d’animation, comme des robots géants, et un certain fan service, permettent d’obtenir d’autres passages justes incroyables.
Junk World est un merveilleux film d’animation qui en met vraiment plein les yeux et fait voyager très loin. Sa qualité d’écriture magnifique, l’univers incroyable qui se construit par petites touches devant les yeux des spectateurs, l’animation superbe et les personnages formidables en font vraiment une œuvre à aller voir sur grand écran pour en apprécier tous les détails incroyables et la narration millimétrée.
Splendide et génial.
SYNOPSIS
Dans un futur lointain, une équipe d’humains, clones et cyborgs explore un empire robotique souterrain, mais tombe dans une embuscade de cyborgs rebelles. Un voyage dans le temps et les dimensions plus de mille ans avant JUNKHEAD.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Takahide Hori
– Montage : Takahide Hori
– Musique : Takahide Hori
– Producteur : Aniplex
– Distributeur : UFO Distribution
LIENS
– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB
GALERIE PHOTOS
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