La Vénus électrique : La critique

Date : 13 / 05 / 2026 à 11h00
Sources :

Unification


LA VÉNUS ÉLECTRIQUE

– Date de sortie : 12/05/2026
– Titre original : La Vénus électrique
– Durée du film : 2 h 02
– Réalisateur : Pierre Salvadori
– Scénaristes : Pierre Salvadori, Benoît Graffin, Benjamin Charbit
– Interprètes : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons, Gustave Kervern, Madeleine Baudot, Charline Cerri, Romain Lefebvre

LA CRITIQUE

La Vénus électrique est une très bonne comédie mélodramatique qui fait preuve d’une véritable originalité.

Le scénario du réalisateur Pierre Salvadori, et de Benoît Graffin et Benjamin Charbit, tourne autour d’une jeune femme travaillant à la foire du trône dans les années 30 qui est prise par erreur pour une voyante par un peintre éploré par la mort de son épouse. En jouant le jeu, elle va progressivement se découvrir des sentiments pour son client. Certaines répliques sont vraiment magnifiques et vont droit au cœur, d’autant qu’elles sont énoncées par des comédiens investis dans leurs rôles.

Le film de Pierre Salvadori bénéficie d’une mise en scène très travaillée offrant des plans parfois magnifiques. Il suit de près le personnage principal, tout en proposant une reconstitution du Paris du début du siècle précédent très réaliste.

Le travail fait sur les décors par Angelo Zamparutti et celui sur les costumes par Virginie Montel est très réussi. On a vraiment l’impression de se retrouver projeté au début du siècle précédent. Notamment au cœur de cette foire qui a un grand cachet et qui s’éloigne énormément de celle que l’on a aujourd’hui.

La photographie de Julien Poupard capte d’ailleurs fort bien cette ambiance foraine, ainsi que l’atmosphère du milieu artistique des années folles. Tandis que l’œuvre alterne aussi bien entre le côté artistique, qu’entre celui du divertissement où tous les éléments sont trompeurs.

Anaïs Demoustier est formidable en jeune femme donnant des baisers électrique, en cette période où l’électricité était loin d’être répandue. Elle est non seulement très touchante, mais sa prestation en fausse voyante est vraiment très bonne. Car au début du siècle précédent, le spiritisme était extrêmement en vogue dans tous les milieux.

Pio Marmaï est superbe en artiste n’arrivant pas à faire le deuil de sa femme. Il est très attachant et forme avec Anaïs Demoustier un étonnant en couple. Gilles Lellouche est magnifique en meilleur ami voyant dans l’escroquerie de la jeune femme le moyen de redonner vie à ce dernier. Il est extrêmement convaincant en homme travaillant dans une galerie formant, antérieurement, avec son ami et sa compagne un trio très fort.

Gustave Kervern est impeccable en responsable de l’attraction où travaille le personnage principal. Madeleine Baudot est très bonne en meilleure amie de cette dernière. Et Vimala Pons crève l’écran en épouse disparue dont on découvre, par petite touche, le passé.

La mise en scène est vraiment très belle et pleine d’inspiration et d’imagination. Certains plans sont superbes. Alors que d’autres renforcent l’étrangeté de cette histoire d’amour hors du commun. Elle joue beaucoup sur l’apparence, la réalité et l’envers du décor qui se retrouvent de plus en plus étroitement entremêlés.

Car le long métrage se laisse parfois voir tel un véritable thriller, de nombreux flashbacks donnant l’occasion de se pencher dans un passé récent et de découvrir la vie de certains des protagonistes que l’on suit.

Sans compter qu’il s’agit d’une œuvre brossant avec délicatesse le deuil. Alors que l’amour se trouve bien au cœur de la narration et que l’amitié n’en est pas oubliée.

La Vénus électrique est un très bon film présentant un mélodrame d’une grande originalité se déroulant dans les années folles et utilisant les tendances de l’époque, l’électricité et le spiritisme, pour proposer un récit singulier très rafraîchissant. Sa belle histoire aux répliques ciselées portée par des comédiens très convaincants et par une mise en scène faisant preuve d’une très belle recherche, permet d’obtenir une œuvre marquante, parfois drôle, d’une grande tendresse et d’une étonnante légèreté.

Surprenant et touchant.

SYNOPSIS

Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule...

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

– Photographie : Julien Poupard
– Montage : Anne-Sophie Bion
– Musique : Camille Bazbaz
– Costumes : Virginie Montel
– Décors : Angelo Zamparutti
– Producteur : Philippe Martin pour Les Films Pelléas
– Distributeur : Diaphana Distribution

LIENS

– SITE OFFICIEL
– ALLOCINÉ
– IMDB

GALERIE PHOTOS

La Vénus électrique


©GuyFerrandis


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