La Femme qui en savait trop : La critique
LA FEMME QUI EN SAVAIT TROP
– Date de sortie : 27/08/2025
– Titre original : Shahed
– Durée du film : 1 h 40
– Réalisateur : Nader Saeivar
– Scénaristes : Nader Saeivar, Jafar Panahi
– Interprètes : Maryam Boubani, Nader Naderpour, Abbas Imani, Ghazal Shojaei
LA CRITIQUE
La Femme qui en savait trop est un très bon film iranien à la dramaturgie ciselée et aux airs de "Femmes, Vie et Liberté" auquel fait un superbe hommage le générique final.
Le scénario du réalisateur Nader Saeivar et de Jafar Panahi tourne autour d’une femme, professeure et militante syndicaliste, qui est témoin d’un meurtre. Cette dernière veut alors essayer d’obtenir justice dans un pays où la parole des femmes n’a pas beaucoup de poids.
Le film de Nader Saeivar est sans concession et parfois glaçant. À travers ses situations et ses répliques percutantes, il brosse le portrait d’un pays ou l’individu n’a pas le droit de s’écarter du chemin qui doit être le sien.
L’œuvre monte crescendo et devient de plus en plus captivante, alors que des surprises sont vraiment à attendre d’un récit qui a une grande puissance et qui reste très longtemps en mémoire.
L’interprétation en est remarquable. Maryam Boubani crève littéralement l’écran en femme s’étant dévouée toute sa vie aux autres qui veut obtenir justice. La comédienne est d’une justesse superbe et offre un magnifique portrait de femme au grand cœur, résiliente et pleine de ressources. Nader Naderpour est très bon dans le rôle de son beau-fils. Abbas Imani est vraiment intéressant dans celui de son fils. Et Ghazal Shojaei est formidable en petite fille aimant danser.
La danse a aussi son importance au cœur de l’intrigue et quelques très beaux extraits de danses traditionnelles sont montrés. Ces dernières sont fort bien interprétées par des danseuses qui ont des costumes chatoyants, tourbillonnants au rythme de leurs mouvements.
De plus, à travers son personnage principal, c’est aussi l’évocation des mouvements de contestation, les syndicats et les individus qui luttent pour leurs droits et leur liberté qui est abordée d’une fort belle manière.
La très belle photographie de Rouzbeh Raiga permet une immersion plus intense au cœur de la mégalopole où se déroule le récit, de la maison cossue où le drame a lieu, ainsi que l’appartement où habite le personnage principal. Sans oublier quelques très beaux paysages naturels donnant une grande envie de visiter l’Iran.
La Femme qui en savait trop est un très bon film qui est d’une grande puissance et montre son fard la difficulté pour une femme de faire entendre sa voix dans un pays où la justice n’est pas la même selon les individus. Avec son histoire d’une grande crédibilité, sa mise en scène d’une belle délicatesse, son interprétation prodigieuse et la description vivace d’un système en place, le long métrage est magnifique et à voir absolument.
Passionnant et engagé.
SYNOPSIS
En Iran, Tarlan, professeure de danse à la retraite, est témoin d’un meurtre commis par une personnalité influente du gouvernement. Elle le signale à la police qui refuse d’enquêter. Elle doit alors choisir entre céder aux pressions politiques ou risquer sa réputation et ses ressources pour obtenir justice.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Rouzbeh Raiga
– Montage : Jafar Panahi
– Producteurs : Said Nur Akkus, Silvana Santamaria, Arash T. Riahi, Sabine Gruber pour ArtHood Films, Golden Girls Filmproduktion, Sky Films I
– Distributeur : Jour2fête
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