The Crow - Le scalp des loups : La critique

Date : 29 / 09 / 2014 à 09h18
Sources :

Unification France


The Crow
Le Scalp des loups

  • Éditeur : Delcourt
  • Scénario : James O’BARR
  • Dessin : Jim TERRY
  • Couleurs : Jim TERRY & Tom ZINKO
  • Série : The Crow
  • Collection : Contrebande
  • Format : 26 x 17 cm
  • Pages : 72 pages
  • Sortie : 10 septembre 2014
  • Prix : 11,50 €
  • ISBN : 978-2-7560-5039-3

Le cruel commandant d’un camp de concentration a une marotte : défier aux échecs les plus intelligents de ses prisonniers. Pas de chance pour lui, The Crow est de retour et a décidé de se venger des exactions des nazis. Une revanche ultime scénarisée par James O’Barr et dessinée par un jeune virtuose dont le scénariste affirme qu’il est « le digne héritier de Will Eisner ». Rien que ça.

Décryptage
Quelque part en Allemagne, en plein hiver, lors de la seconde guerre mondiale, aux portes d’un camp de concentration arrive un train de prisonniers qui seront traités moins bien que du bétail. Terrorisés, parqués, manipulés, mutilés et finalement tués, c’est l’enfer qui attend les attend au bout. D’un wagon apparemment vide, va débarquer un étrange personnage qui va chambouler l’ordre "naturel" de ce camp et viser plus particulièrement le commandant, un être sadique, jouant avec la vie de ses prisonniers, sans scrupule et qui les utilise pour jouer contre lui aux échecs.

Après un The Crow - Pas de quartier pas si mal que ça (mais pas écrit par O’Barr), premier volet de la série "Midnight Legends" voici un second album publié chez Delcourt scénarisé par James O’Barr (le créateur de la série) et mis en image par le très doué Jim Terry. Il sort comme le précédent dans un format comics broché qui colle parfaitement à la BD. C’est choquant, ultra violent (c’est la portée historique qui l’est aussi, pas uniquement les actes) et dérangeant. L’ange de la mort revient pour se venger et sème la mort dans un camps de la mort. Ça fait beaucoup de mort en fait... Sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher toute l’histoire, on comprendra lors de judicieux flashbacks les motivations de notre vengeur et une fois de plus elles seront nobles.

C’est une histoire basique, pas simpliste mais bien évidemment une histoire de vengeance sans temps mort... de l’action non-stop. Quelques clichés sont malheureusement inévitables mais le concept The Crow est bien là. La mort, le retour des morts pour se venger et l’ultra-violence de la vengeance. S’ajoute dans ce tome-là, une violence déjà omniprésente dans ce camp de concentration, qui en rajoute une couche. Les dessins sont incroyablement accrocheurs, de grandes planches où règne une violence inouïe, souvent gores et assez simpliste mais suffisamment réalistes et évocatrices. Il serait dommage de passer à côté de cette histoire très courte mais qui se prend comme un uppercut en pleine face, parce qu’il est compliqué de mélanger la violence du camps avec celle de la vengeance. L’émotion est palpable dans cette mise en avant de ce que l’humanité a fait de pire.


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