
Héritages : La critique
Héritages
Dessins : Stéphanie Hans
Scénario : Bénédicte Gourdon
Editeur : Dupuis
Collection : Dupuis "Grand Public"
Date de sortie : 07 janvier 2011
Nombre de pages : 56
Prix de vente : 13,95 €
EAN : 9782800148007
Présentation de l’éditeur
Héritière d’un don surnaturel qui lui donne le pouvoir de guérison, Nina mène la vie normale d’une jeune femme moderne. Endeuillée par la disparition de son fiancé mort dans un accident, qu’elle n’est pas parvenu à sauver, elle hésite à accepter l’héritage de ce don magique. Jusqu’au jour où elle se découvre la proie d’un complot et réalise que l’accident dans lequel a péri son fiancé n’était pas le fruit du hasard. Elle comprend alors qu’elle a de puissants ennemis que son pouvoir semble particulièrement intéresser, et manifestement prêts à tout pour lui nuire.
Ce thriller fantastique est le premier album du duo féminin Stéphanie Hans et Bénédicte Gourdon.
Décryptage
"Je m’appelle Nina. Je suis une sorcière." Voilà comment débute le récit de cette bande dessinée de Hans et Gourdon éditée par Dupuis. Au moins, le décor est planté et l’histoire suit Nina, sorcière malgré elle, ayant hérité du don de sa grand-mère, et sa malédiction parce que c’est ainsi qu’elle vit ce don à notre époque contemporaine. Puis elle va rencontrer Amaury qui va lui parler de son don et qui va lui proposer de l’aider pour le gérer. Il va lui parler de la Confrèrie des Manes, ce groupe de magiciens et de sorcières qu’elle devrait mener. La jeune fille va se jeter dans la gueule du loups puis tout va déraper dans des mystères de magie noir et de complots de familles.
Très originale dans son découpage, la BD ne respecte pas les codes classiques des découpages en cases, les dessins débordent des cases et apportent un petit côté frais à l’histoire qui, cerise sur la gâteau, se déroule à Bordeaux (magnifiquement représentée dans les quelques planches se déroulant en ville). On part d’une couverture sublime, très attirante, voir envoutante, c’est le portrait de l’héroïne qui nous plonge dans un récit étrange mais pas inintéressant. Sauf que le récit est loin d’être palpitant, il penche vers le thriller fantastique mais laisse désagréablement sur sa faim. Il laisse véritablement un gout d’inachevé. On aurait aimé un suspens plus haletant, une histoire plus construite, plus étoffée. On a au final une histoire assez classique dans sa construction, mais ce dessin (que vous pouvez découvrir en cliquant sur la couverture) a ce petit quelque chose d’envoutant qui donne envie d’en savoir plus et de plonger dans l’histoire. Le tout se déroule tout de même très vite et on ressort de cette lecture assez frustré.
Ici point de balais pour nos sorcières, juste une confrérie semblable à une secte que l’on survole de trop loin. L’auteur semble se porter plus sur les interrogations de son personnage que sur la portée fantastique d’une telle histoire. Alors espérons qu’il ne s’agit pas là seulement d’un one-shot mais bien du 1er tome des aventures de la belle sorcière Nina magnifiquement illustrée.
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