The Shards : Critique 1.01 Pilot
THE SHARDS
– Date de diffusion : 06/08/2026
– Plateforme de diffusion : Disney +
– Épisode : 1.01 Pilot
– Créée par : Ryan Murphy
– D’après : Bret Easton Ellis
– Interprètes : Igby Rigney, Homer Gere, Kaia Gerber
Une plongée dans le Los Angeles flamboyant des années 1980, à travers un groupe de lycéens privilégiés issus d’un prestigieux établissement privé, confrontés aux questions d’identité, de sexualité, de jalousie et d’obsession, tandis qu’un danger grandissant se cache derrière les apparences de l’adolescence américaine ordinaire.
LA CRITIQUE
En entrant directement dans le vif du sujet de ce Los Angeles adulé, de son soleil qui inonde tout, de ces grosses bagnoles, de ses cinémas et des films qui y passent (Shining et Le Lagon Bleu, le mélange qui pourrait correspondre à la description de ce que sera cette série ?), de ses looks Ralph Lauren, Calvin Klein et Gucci, on nous injecte directement un shoot de plaisir, mais pas comme un fan-service ; cela sera bien l’essence même de la nouvelle série ultra-stylisée de Ryan Murphy, adaptée du best-seller éponyme en partie autobiographique de Bret Easton Ellis et dont l’incarnation de sa voix off nous berce tout au long du visionnage, dans une esthétique à la fois néon et Once upon a time... in Hollywood.
Le début des années 80 était l’âge d’or des tueurs en série.
Dans ce décor d’une époque idéalisée, on nous parle d’un tueur en série, et le téléphone sonne... Oui, on s’adresse à toutes les générations, et on n’oublie surtout pas Scream (les années 90 cette fois-ci). Cela commence fort, avec certes des poncifs du genre (mais toujours appréciés) et une atmosphère "Pacific Coast Highway" qui fleure bon la liberté totale et le bonheur de vivre. Tout y est, les déjeuners faits de hamburgers dans les diners, les centres commerciaux, Space Invaders, les 33 tours de Tower Records, Blondie, et une jeunesse dorée façon Beverly Hills 90210 (oui, les années 90 à nouveau), friande de drogue, de sexe et laissée à elle-même avec des parents absents. Alors quand arrive un nouvel élève, un beau ténébreux plein de secrets, tout est possible, comme une course-poursuite, à la Bullitt.
L’homosexualité de Bret (à l’image de l’auteur du roman dont est adaptée la série), qu’il cache à ses amis (et un peu à lui-même), n’est pas un forçage woke, et est parfaitement adaptée au thème, pris entre conventions et vie débridée.
Étrange à souhait, stylisé comme il faut, mélangeant les genres, légèrement érotique, le lancement de la nouvelle série de Ryan Murphy sait aussi accrocher son téléspectateur avec une narration moins "foutraque" que d’habitude, grâce à la trame romanesque imposée. The Shards semble la série idéale à regarder en été, période traditionnellement dévolue à une langueur et une turpitude, mais avec des événements qui marqueront toute une vie.
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