La Petite Maison dans la Prairie : La critique de la première saison

Date : 10 / 07 / 2026 à 12h00
Sources :

Unification


LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE

 Date de diffusion : 09/07/2026
 Plateforme de diffusion : Netflix
 Épisodes : 1.01 à 1.08
 Créée par : Rebecca Sonnenshine
 Interprètes : Luke Bracey, Crosby Fitzgerald, Alice Halsey

Les origines de l’Ouest Américain à travers le quotidien pas facile d’une famille, les Ingalls, vivant dans une ferme de Plum Creek près de Walnut Grove, dans le Minnesota, à la fin des années 1800.

LA CRITIQUE

Dès le premier épisode, qui pourtant ne fait que présenter la famille, ses futures connaissances et une partie des raisons pour lesquelles la petite famille Ingalls a quitté, seule, les terres civilisées pour les terres sauvages du Minnesota, on se demande si la série exploitera enfin pleinement la sombre histoire, en grande partie véridique, de Laura Ingalls Wilder. Ce que la série culte que nous connaissons tous aura distillé habilement à travers les nombreuses saisons, et encore, en en cachant une grande partie, aura-t-elle un écho dans cette nouvelle version Netflix dont la première saison ne contient que 8 épisodes et qui, par conséquent, devra être plus percutante ?
C’est ce que sous-entend cette phrase de Laura à la fin du premier épisode :

... et nous vivrons ensemble ici, au milieu de la prairie, pour toujours.

Un adulte le sait, "pour toujours" n’existe pas vraiment, et les drames nous guettent tous, les loups nous chassent dans l’ombre. Une vie de famille soudée, aidée par des hommes et des femmes de bonne volonté de leur entourage, une tarte ou un bon stère de bois découpé, préserveront-ils les Ingalls ?
À l’image du "chemin secret" qui serpente dans le maïs, et dont Laura ne sait pas vraiment où il mène, nous nous plongeons dans cette histoire qui sait surmonter la difficulté de passer outre une série culte pour reprendre le récit des romans, en se recentrant sur les personnages et leurs doutes.

L’ambiance en est différente, bien entendu, mais une partie du feel good en est préservée.

Si Edwars apparaît au plus vite, pour aider à construire une maison digne de ce nom avant l’hiver, de nouveaux personnages font leur apparition, en n’oubliant pas une partie non négligeable de ces conquêtes de l’Ouest américain, les Indiens, qui reprennent leur place, à la manière de Dr. Quinn, femme médecin. Cela permet de rabattre les cartes des relations émotionnelles, celles des femmes en particulier. Bien entendu, le point de vue principal est adopté par les yeux de Laura (la narratrice), mais Mary et Caroline prennent de l’ampleur.

De l’espoir né des épreuves, le fil rouge de la série, n’est jamais abandonné au profit d’événements (comme lors des innombrables épisodes pour combler la série des années 70 et 80). Ce rythme très différent accouche de deux séries très différentes, même si la nouvelle version prend largement son temps et se permet même de faire jouer une ancienne star de la série originale.

Cette nouvelle série n’a pas la magie de la série originale, mais elle apporte quelque chose aux fans des romans et de la vieille série. Adoptant un ton plus sombre, l’histoire se passe plus facilement du pathos trop appuyé, et si les personnages sont sans doute moins bien interprétés, leurs histoires sont, elles, plus profondes et imbibent tous les événements. Bien que moins appuyé, il y a, et c’est une bonne nouvelle, un découpage "serial" par thème pour chacun des épisodes, mais sans qu’ils soient indépendants comme lors de l’âge d’Or des séries.

On pourrait penser qu’il ne se passe en fait pas grand-chose, ou tout du moins que ce qu’il se passe a déjà été très vu (et pour cause), et on n’aura pas tort. L’important est surtout dans l’ambiance mêlée de drames et de romances, au milieu de nulle part, qui tourne autour de la construction de la maison et des affres d’un monde inconnu et difficile.

Non, ce ne sera pas une série culte, oui, elle est moins bonne que l’originale, mais vaut tout de même le coup d’œil, sauf si vous êtes allergique au genre.

Notez que la série vaut le visionnage en VO, surtout pour les chansons de la famille qui émaillent les épisodes, et que la série connaîtra une saison 2 l’année prochaine, qui se rapprochera peut-être un peu plus de la série que nous connaissions jusque-là, comme en témoigne la scène finale de cette première saison.

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