28 Ans Plus Tard - Le Temple Des Morts : La critique

28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES MORTS
Date de sortie : 14/01/2026
Titre original : 28 Years Later : The Bone Temple
Durée du film : 1 h 50
Réalisateur : Nia DaCosta
Scénariste : Alex Garland
Interprètes : Ralph Fiennes, Alfie Williams, Jack O’Connell, Aaron Taylor-Johnson, Chi Lewis-Parry, Emma Laird, Erin Kellyman, Robert Rhodes
LA CRITIQUE
Suite directe de l’excellent 28 ans plus tard, et deuxième opus de la trilogie venant conclure la saga des 28, 28 Ans Plus Tard : Le Temple Des Morts est extrêmement ambitieux et impressionnant.
Le scénario d’Alex Garland, qui a écrit les précédents opus, est magnifique. On continue de suivre le jeune garçon qui avait réussi à échapper à une triste destinée précédemment et qui se retrouve maintenant aux prises avec des humains, dont le comportement est encore pire que celui des personnes infectées.
La grande force des films est de montrer une épidémie perdurant sur des décennies et dont l’évolution est tout à fait digne d’attention. Car maintenant, aucun des jeunes survivants n’a jamais connu un monde civilisé, rempli d’un certain nombre de règles permettant à la société de fonctionner. C’est sur eux que se focalise le récit, permettant d’appréhender la manière dont des humains décomplexés, privilégiant la loi du plus fort, peuvent devenir les pires des monstres et menacer ceux essayant de vivre d’une manière plus tranquille.
De plus, on retrouve aussi avec grand plaisir le médecin étonnant se dévouant depuis de nombreuses années à un ossuaire géant, rendant hommage à tous les morts de l’épidémie, qui ont tous été avant tout des humains.
Sa relation avec l’alpha de la zone où il se trouve est incroyable et offre au film de zombies une nouvelle puissance et un renouvellement de son paradigme que l’on n’avait jamais vu présenté avec une telle minutie, une si grande poésie, et autant d’intelligence.
Car le troisième volet des 28 s’étale sur une trilogie pour offrir une conclusion convaincante à l’œuvre. Elle s’interroge avant tout sur ce que les humains peuvent devenir dans des circonstances de survie aussi compliquées et comment les infectés, qui ne sont pas morts, mais sont rendus extrêmement violents à cause du virus qui les a transformé, peuvent évoluer.
À l’horreur des exactions humaines présentées, qui justifient totalement une interdiction aux moins de 16 ans, la poésie de la rencontre entre un médecin et un infecté tranche énormément. Car l’œuvre est aussi remplie d’espoir et possède un cœur ayant une vraie délicatesse et une certaine douceur à laquelle on ne s’attend pas du tout dans un long métrage ce type.
Ralph Fiennes est magnifique en médecin humaniste s’intéressant aussi bien aux morts qu’aux vivants. Il offre un personnage particulièrement marquant qui est l’un des plus beaux que l’on peut découvrir dans une œuvre assimilée aux zombies. Alfie Williams est excellent en jeune homme essayant avant tout de survivre. Jack O’Connell est remarquable en chef d’une étrange secte qui fait régner la terreur dans les environs. Chi Lewis-Parry est impeccable en alpha à la puissance phénoménale. Et Erin Kellyman est très bonne en jeune fille appartenant à une bande dont elle ne partage pas toutes les opinions.
Les décors de Carson McColl et de Gareth Pugh sont très soignés, notamment l’ossuaire imposant qui a une personnalité immense. Celui-ci est d’ailleurs au cœur de l’intrigue et offre quelques passages splendides, magnifiés par la très belle photographie de Sean Bobbitt. La musique d’Hildur Guðnadóttir est aussi envoûtante et apporte beaucoup aux images.
Le film de Nia DaCosta possède une mise en scène recherchée. On a ainsi droit à quelques passages remarquables, possédant parfois une beauté d’une grande cruauté. La séquence nocturne de rencontre entre les divers protagonistes est d’ailleurs exceptionnelle. Le contraste entre les restes d’une civilisation campagnarde florissante et la beauté de la très belle nature environnante est vraiment grand. Bien que le récit se passe exclusivement en dehors des villages, au contraire du premier volet où on découvrait une micro société installée sur une île.
On peut d’ailleurs découvrir ce second opus sans avoir vu le premier, car les éléments importants sont rappelés et que l’œuvre se suffit aussi en elle-même. Elle s’achève d’ailleurs sur un cliffhanger laissant espérer une troisième partie que l’on pourra aussi découvrir au cinéma.
28 Ans Plus Tard : Le Temple Des Morts est un excellent film qui s’oriente plus vers le thriller, la sociologie et la psychologie que vers l’horreur pure. D’ailleurs, les amateurs de ce genre risquent d’être surpris, car la pire horreur ne vient jamais des rencontres spectaculaires entre humains et infectés. Avec une histoire impeccablement écrite, une réalisation magnifique et des acteurs impressionnants, l’œuvre redéfinit le film d’infectés et réussit à être encore plus bouleversant que le premier volet.
Magnifique et brillant.

SYNOPSIS
Dans ce nouveau volet de la saga, le docteur Kelson noue une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar. Dans LE TEMPLE DES MORTS, ce ne sont plus les infectés qui représentent la plus grande menace pour la survie de l’espèce humaine – c’est l’absence d’humanité des rescapés qui se révèle être le danger le plus terrifiant…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
Photographie : Sean Bobbitt
Montage : Jake Roberts
Musique : Hildur Guðnadóttir
Costumes : Carson McColl, Gareth Pugh
Décors : Carson McColl, Gareth Pugh
Producteurs : Alex Garland, Danny Boyle, Andrew MacDonald, Peter Rice Bahner pour Sony Pictures
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
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