28 ans plus tard : La critique
28 ANS PLUS TARD
– Date de sortie : 18/06/2025
– Titre original : 28 Years Later
– Durée du film : 1 h 55
– Réalisateur : Danny Boyle
– Scénariste : Alex Garland
– Interprètes : Alfie Williams, Aaron Taylor-Johnson, Jodie Comer, Ralph Fiennes, Jack O’Connell, Erin Kellyman, Edvin Ryding, Angus Angus Neill
LA CRITIQUE
28 ans plus tard est un très bon film se situant dans le même univers que 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard.
C’est de nouveau le grand scénariste Alex Garland qui œuvre à l’histoire et fait une proposition à la fois spectaculaire et intimiste d’une post-apocalypse qui est vraiment différente, à la fois de ce que l’on aurait pu attendre et ce que l’on a l’habitude de voir dans ce type de récit.
Le film de Danny Boyle suit de près un jeune garçon qui vit sur une île isolée et qui va, pour la première fois, se rendre sur l’île principale d’Angleterre pour y éliminer des infectés. En effet, suite à la pandémie qui s’est déclaré trois décennies plus tôt, le Royaume-Uni a été mis en quarantaine et ses habitants survivants doivent se débrouiller seuls face à ceux qui veulent les tuer.
Le long métrage commence comme une relation mentor-élève, via la relation entre un père et son fils, ce qui offre des séquences parfois extrêmement spectaculaires et permet de comprendre ce qu’est devenu ce monde avec tous ces infectés différents. Toutefois, à cette partie plus classique succède une deuxième moitié bien plus novatrice tournant à une quête initiatique beaucoup plus intéressante et poignante.
Alfie Williams est excellent jeune homme aimant profondément sa mère et se retrouvant confronté à des horreurs. Aaron Taylor-Johnson est superbe dans le rôle de son père n’ayant pas froid aux yeux. Jodie Comer est formidable en mère malade à laquelle on s’attache vite. Et Ralph Fiennes est impeccable en étrange médecin qui a une vision de la vie particulière.
Les maquillages sont vraiment remarquables. Et les effets spéciaux sont parfois extrêmement spectaculaires. Ce qui donne lieu à quelques séquences incroyables, tant visuellement qu’au niveau de la mise en scène.
Mais, fidèle et à ses habitudes, Danny Boyle livre aussi une chronique sociale dans laquelle la masculinité et le protectionnisme se heurtent à une certaine poésie dans laquelle l’amour, la famille et la mort tiennent une place de choix.
De plus, les très beaux paysages naturels, filmés de manière impressionnante par la très belle photographie d’Anthony Dod Mantle, apportent une dimension spectaculaire à une œuvre parfois très dure.
Sans compter que le travail fait sur les décors par Mark Tildesley, Carson McColl et Naomi Moore est très bon et permet d’obtenir des plans mémorables donnant lieu à des passages de temps en temps remplis d’action, de suspense et d’effrois.
La première œuvre avait marqué son époque et entraîné par la suite une résurrection du genre zombies/infectés. Ici, les survivants sont beaucoup plus rares et dispersés, ce qui n’empêche pas des passages crispants. Toutefois, ce road movie émouvant tournant autour de quelques personnages tranche souvent avec le film d’action horrifique auquel certains pourraient s’attendre.
L’œuvre laisse aussi une porte grande ouverte pour proposer, potentiellement 28 semaines après les événements, une suite donnant l’occasion d’en apprendre encore plus sur le nouvel ordre installé après le début de l’épidémie sur le sol du Royaume-Uni.
28 ans plus tard est un très bon film qui vient poursuivre une saga impressionnante allant bien au-delà d’une dimension d’action horrifique. Avec son histoire très intéressante, sa mise en scène possédant une certaine poésie crépusculaire et son interprétation sans faille, l’œuvre est différente de ce que l’on a l’habitude de voir et offre une vision surprenante d’une apocalypse liée à une pandémie.
Impressionnant et original.
SYNOPSIS
Danny Boyle, réalisateur oscarisé, et Alex Garland, scénariste nommé à l’Oscar, se retrouvent pour 28 ANS PLUS TARD, nouvel opus terrifiant de la saga initiée par le film 28 JOURS PLUS TARD. Cela fait près de trente ans que le Virus de la Fureur s’est échappé d’un laboratoire d’armement biologique. Alors qu’un confinement très strict a été mis en place, certains ont trouvé le moyen de survivre parmi les personnes infectées. C’est ainsi qu’une communauté de rescapés s’est réfugiée sur une petite île seulement reliée au continent par une route, placée sous haute protection. Lorsque l’un des habitants de l’île est envoyé en mission sur le continent, il découvre que non seulement les infectés ont muté, mais que d’autres survivants aussi, dans un contexte à la fois mystérieux et terrifiant…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Anthony Dod Mantle
– Montage : Jon Harris
– Musique : Young Fathers
– Costumes : Carson McColl, Gareth Pugh
– Décors : Mark Tildesley, Carson McColl, Naomi Moore
– Producteurs : Danny Boyle, Alex Garland, Andrew MacDonald, Peter Rice Bahner, Bernie Bellew pour Sony Pictures
– Distributeur : Sony Pictures Releasing France
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