Mārama : La critique

Date : 18 / 04 / 2026 à 11h00
Sources :

Unification


MARAMA

 Date de sortie : 22/04/2026
 Titre original : Mārama
 Durée du film : 1 h 29
 Réalisateur : Taratoa Stappard
 Scénariste : Taratoa Stappard
 Interprètes : Ariāna Osborne, Toby Stephens, Umi Myers, Evelyn Towersey, Erroll Shand, Jordan Mooney, Mihi Te Rauhi Daniels, Turia Schmidt-Peke

LA CRITIQUE

Marama est un très beau film d’horreur gothique se déroulant dans l’Angleterre du XIXe siècle.

Le scénario du réalisateur Taratoa Stappard tourne autour d’une jeune femme d’origine maori qui entreprend un voyage en Angleterre pour découvrir l’histoire de sa famille, suite à une missive reçue. Elle est alors hébergée dans le grand manoir du seigneur local et va découvrir progressivement les liens qui l’unissent à cet endroit.

Le film de Taratoa Stappard est absolument magnifique visuellement. Il a une grande force et en met plein les yeux. Ainsi, si le réalisateur n’a pas spécialement eu envie de faire un film gothique, la période choisie, l’endroit où se déroule l’intrigue et l’ambiance des lieux le transforme en véritable référence dans ce domaine.

De plus, l’impact de la colonisation anglaise sur la population maori, notamment sur les femmes, est très bien montré et permet de découvrir un pan de cette histoire qui n’est jamais montrée au cinéma.

L’œuvre permet aussi de s’immerger facilement au cœur d’un récit captivant dans lequel les femmes ont un grand rôle à jouer et sont motrices de l’intrigue.

Ariāna Osborne est impressionnante en femme venant découvrir ses origines. Evelyn Towersey est impeccable en fille du seigneur dont elle devient la préceptrice. Toby Stephens est formidable en seigneur des lieux qui sait ce qu’il veut. Erroll Shand est très bon en subordonné de celui-ci. Et Umi Myers est intéressante en gouvernante des lieux.

Le travail fait sur les décors par Nick Williams est remarquable. Celui fait sur les costumes par Sarah Voon l’est tout autant. Ce qui renforce encore plus l’atmosphère dans laquelle se plonge le spectateur, tout en rendant crédible cette reconstitution du passé.

La très belle photographie de Gin Loane ajoute beaucoup de charme au récit que l’on suit. La musique de Karl Sölve Steven et de Rob Thorne accompagne aussi fort bien les péripéties du personnage principal. Tandis que certaines images, notamment celles du jardin secret, restent très longtemps en mémoire.

Il n’est pas courant de voir une œuvre aussi marquante visuellement qui parle très bien de la famille, du passé et des exactions subies par les Maoris que l’on voit rarement représentés d’une telle manière. Sans compter que la place de la femme dans la société, et son droit à se faire entendre et respecter, est très bien traité.

Le récit utilise aussi bien les codes du thriller que ceux de l’horreur pour entraîner le spectateur au cœur d’une œuvre atypique qu’il faut d’autant plus saluer qu’il s’agit du premier long métrage du réalisateur.

Marama est un très bon film envoûtant et vénéneux captivant rapidement l’attention grâce à sa mise en scène fascinante, son visuel marquant et son interprétation magnifique. Aussi, si vous aimez ce type d’œuvre sortant de l’ordinaire, n’hésitez vraiment pas à vous plonger avec délice dedans et à découvrir la destinée qui attend son personnage principal.

Étonnant et charmant.

SYNOPSIS

Dans les landes désolées du Yorkshire du Nord en 1859 à l’époque de l’Angleterre Victorienne, Mary Stevens, une femme maorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Entre les couloirs lugubres, apparaissent alors d’ancestrales visions qui révèlent peu à peu un mystère terrifiant.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Gin Loane
 Montage : Dan Kircher
 Musique : Karl Sölve Steven, Rob Thorne
 Costumes : Sarah Voon
 Décors : Nick Williams
 Producteurs : Sharlene George, RickyLee Waipuka-Russell, Rouzie Hassanova, Paraone Gloyne pour Sweetshop Entertainment, Te Tumu Whakaata Taonga
 Distributeur : Grindhouse Paradise Pictures

LIENS

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GALERIE PHOTOS

Marama


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