PIFFF 2025 : Mardi 16 décembre
Ça y est. On est enfin arrivé au dernier jour de cette 14e édition du PIFFF qui a tenu toutes ses promesses. Il va donc falloir, malheureusement, attendre un an avant de retrouver la superbe salle du Max Linder Panorama servant de parfait écrin à un festival aussi sympathique dans lequel on peut visionner l’intégralité des œuvres proposées.
Les chiffres ne sont pas encore tombés, mais cette année marquera sans doute un record dans le nombre de spectateurs. En effet, les salles étaient toujours bien remplies, voire à de nombreuses reprises complètes.
Il faut dire que la sélection de cette année était particulièrement relevée, offrant des œuvres très diversifiées qui ont emballé le public les visionnant.
De plus, la venue de différents invités a permis d’en apprendre beaucoup plus sur les œuvres qu’ils venaient présenter.
Le dernier jour, pour cause de cérémonie de clôture, et de remise de palmarès, il n’y a que trois œuvres projetées, quatre si on se fait celle de reprise à 12h, dont le film de clôture suivant les courts métrages gagnants.
Il est temps de dire au revoir pour cette nouvelle édition haute en couleur et de remercier très vivement tout ceux qui ont rendu possible le bon déroulement du festival, la sélection de sa programmation et les outils permettant de promouvoir le PIFFF tels que la très belle bande-annonce et l’affiche de Xavier Colon, le site Internet de Véronique Davidson, le livret de Cyril Despontin, ou les doublages formidables d’EtienneProd.
Merci aux attachées de presse, les charmantes Nathalie Iund et Blanche Aurore Duault, qui sont toujours fidèles au rendez-vous. Et si toutes les personnes intervenant sur le festival sont entièrement bénévoles, il faut aussi dire un grand merci à tous ceux s’occupant de la gestion des flux, de la billetterie et du bar qui sont tellement sympathiques.
À l’année prochaine pour une quinzième édition qui sera sans aucun doute dantesque !
Poupée, toilettes, Mayas, Palmarès et vengeance sont les mots-clés de la journée.
PALMARÈS
ŒIL D’OR - LES PRIX DU PUBLIC :
Depuis 2013, le PIFFF a choisi de donner une place souveraine à ses spectateurs, seuls et uniques juges de la compétition. Ainsi, le public, nombreux et enthousiaste, a désigné les lauréats de cette 6ème édition.
- ŒIL D’OR - LONG-MÉTRAGE : Junk World, réalisé par Takahide Hori (Japon - 2025)
- ŒIL D’OR - COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : La dernière neige, réalisé par Rodolphe Bouquet-Populus (France - 2025) La sélection de la compétition courts-métrages français était assurée par R-One Chaffiot et Sabrina Guintini.
- ŒIL D’OR - COURT-MÉTRAGE INTERNATIONAL : Clown Song, réalisé par Brady Dowad (Canada, Grande-Bretagne, USA - 2025) La sélection de la compétition courts-métrages internationaux était assurée par Véronique Davidson et Xavier Colon.
- PRIX DU JURY DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE FRANÇAIS : Humans Lick Too, réalisé par Burhan Jafferjee (France - 2025) Le jury de la compétition française de courts-métrages est composé de Olivier Babinet (Réalisateur et scénariste), Delphine Chanéac (Actrice), Diane Doniol-Valcroze (Script Doctor), Nathalie Jung (Directrice des ventes internationales et Thomas Salvador (Réalisateur, scénariste et acteur).
- PRIX DU JURY DU COURT-MÉTRAGE INTERNATIONAL : Steak Dinner, réalisé par Nathan Mark Ginter (USA - 2025)
- MENTION SPECIALE DU JURY COURT-MÉTRAGES : Spool, réalisé par Mike Manning (USA - 2025)
- PRIX DU JURY CINÉ+ FRISSON LONG-MÉTRAGES : The Holy Boy, réalisé par Paolo Strippoli (Italie - 2025)
- PRIX DU JURY CINÉ+ FRISSON COURT-METRAGES : La dernière neige, réalisé par Rodolphe Bouquet-Populus (France - 2025)
- PRIX DU JURY SHADOWZ DU COURT-MÉTRAGE INTERNATIONAL : Masks, réalisé par Andre LeBlanc (USA - 2025)
12h00 : DOLLY
Une jeune femme, Macy, lutte pour survivre après avoir été enlevée par une créature monstrueuse bien décidée à l’élever comme sa propre enfant.
Avis : Le cinéma bis d’horreur a un nouveau visage, celui de Dolly, une femme géante portant un masque de poupée et capturant des femmes pour les traiter comme son enfant.
Le film de Rod Blackhurst ne fait pas dans la dentelle et montre des scènes malaisantes et parfois un déchaînement de violence et de gore. Il a d’ailleurs des similitudes avec Massacre à la tronçonneuse où le personnage principal est issu d’une famille ayant de gros problèmes psychiatriques et vivant dans un manoir perdu au milieu de bois, où les randonneurs sont de parfaites proies.
Le film est efficace, montre une confrontation musclée entre une femme n’ayant pas l’intention de finir à la rubrique nécrologique et son étrange bourreau muet au comportement imprévisible. Une séquence supplémentaire, nichée à la fin du générique final, laisse entendre qu’il ne s’agit que d’un prequel et que l’histoire est loin d’être terminée et possède des ramifications inattendues. Quand on aime les histoires trash et sanglantes, on se fait bien plaisir devant cette œuvre qui sortira en salle en 2026 grâce aux éditions ESC.
14h30 : FLUSH
Luc, junkie à la dérive, tente de reconquérir son ex, mais se retrouve pris dans un trafic de drogue. Laissé pour mort, la tête coincée dans des toilettes, il n’a qu’une nuit pour s’en sortir et reconstruire sa vie.
Avis : Un homme se retrouve coincé dans des toilettes turques dans le sous-sol d’un bar. Mais il n’est pas simplement bloqué dedans, il a la tête coincée dans le trou. Voici le point de départ d’une œuvre française utilisant à la fois le thriller, l’horreur, la comédie et le drame.
Avec Flush, le réalisateur Grégory Morin offre un premier long métrage extrêmement abouti et particulièrement jubilatoire. Il a d’ailleurs décidé de mettre dedans tout ce dont il avait envie et ne s’est vraiment privé de rien. Pourtant, qu’on se le dise, le film est extrêmement efficace, fait souvent rire et offre quelques passages particulièrement anxiogènes.
Le temps passe à toute allure et l’œuvre se renouvelle sans cesse en entraînant le spectateur sur des chemins qu’il aurait, sans doute, préféré ne pas arpenter.
Ainsi, avec une très bonne idée bénéficiant d’un vrai travail sur l’écriture et d’une fort belle interprétation, on se retrouve clairement devant un long métrage qu’il ne faut pas hésiter à aller voir.
16h30 : APOCALYPTO
Durant l’attaque de son village, Patte de Jaguar est fait prisonnier par des Mayas. Animé par l’amour des siens, il tente l’impossible pour échapper à un sacrifice et retrouver sa famille.
Avis : Avec sa longue fresque violente et pseudo historique, Mel Gibson offre une plongée au cœur de l’enfer vert tandis que des Mayas enlève des habitants d’une tribu et que l’un d’entre eux fait tout ce qui en son pouvoir pour retrouver sa femme et son enfant.
Apocalypto et vraiment une œuvre incroyable à découvrir sur grand écran. On ne voit jamais le temps passer et la mise en scène est extrêmement brillante. Les plans spectaculaires se succèdent les uns après les autres et la dernière partie, consacrée à une très longue course-poursuite à travers la nature, force l’admiration.
Il est très facile de se laisser entraîner au centre de ce maelström bouillonnant dans lequel les sentiments sont exacerbés et les désirs de survie et de vengeance s’opposent régulièrement. La photographie est absolument sublime. Les plans sont incroyables et les acteurs superbes.
C’est vraiment un long métrage qu’il faut avoir vu, si possible sur grand écran, et qui offre une réfection d’une grande modernité sur la société, l’humanité et l’amour.
20h00 : SCARLET ET L’ÉTERNITÉ
Scarlet, princesse guerrière, échoue à venger son père assassiné et se retrouve au Pays des Morts, où un jeune homme l’aide à dépasser la haine pour retrouver le sens de sa vie.
Avis : Chaque film de Mamoru Hosoda est attendu avec une grande impatience et son Scarlet et l’éternité mérite vraiment qu’on s’y intéresse de près. D’autant que sa nouvelle création s’inspire très fortement du Hamlet de Shakespeare.
Cette fois-ci, à travers la quête de vengeance d’une femme trahie par son oncle, qui va le rechercher au fin fond du pays des morts, c’est une magnifique histoire de générosité et d’altruisme qui est racontée. Car malgré les apparences, l’œuvre se transforme rapidement en quête existentielle et livre une merveilleuse leçon de vie.
L’animation est absolument sublime. De plus, les personnages incroyables et l’atmosphère intense qui planent sur le pays des morts ont un charme certain. Le film sort en salle le 11/03/2026 et il ne faut vraiment pas passer à côté.
© Xavier Colon

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