PIFFF 2025 : Samedi 13 décembre

Date : 14 / 12 / 2025 à 07h00
Sources :

Unification


Le samedi permet de découvrir les courts métrages français en compétition, les internationaux étant placés le dimanche.

C’est aussi l’occasion de visionner le film de Minuit qui, comme l’indique son nom, est projeté à partir de minuit. Cette fois-ci, c’est une œuvre très trash, méchante et violente qui est projetée. De quoi faire bien plaisir aux amateurs de ce type de long métrage complètement WTF.

Les spectateurs étaient toujours présents en nombre à chacune des séances, celle de 11 heure concernant les courts métrages ayant elle aussi son public appréciant ce type de projection. Les séances des longs métrages étaient vraiment plébiscitées, avec des salles pleines.

C’était donc un grand plaisir d’enchaîner autant de belles œuvres au cours d’une journée que l’on n’a pas vu passer.

Courts, univers, Terre, croyance, vampire et fils étaient les mots-clés du jour.

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11h00 : COURTS-MÉTRAGES FRANÇAIS

Bête Noire de Joffrey Monteiro-Noël
Avis : Dès les premières images, le court métrage de Joffrey Monteiro-Noël possède une grande atmosphère qu’il déploie avec beaucoup de brio. Le spectateur se laisse entraîner facilement dans cette histoire d’homme accompagné de sa meute de chiens de chasse. Le final laisse un peu sur sa fin, ce qui est un peu dommage.

Exit de Jean-François Celli
Avis : Le court métrage de Jean-François Celli explore très bien la peur de la mort et les mauvaises interprétations que l’on peut avoir de certaines situations. Très bien interprété, il s’étire un peu trop en longueur, ce qui fait perdre l’attention du spectateur.

HÖlty de Léticia Belliccini
Avis : À travers un personnage dont on découvre régulièrement les monologues intérieurs, qui rêve d’aller dans un lieu utopique, alors qu’il nage en plein cauchemar lié aux bouleversements climatiques, le réalisateur Joffrey Monteiro-Noël a de très nombreuses idées pour son œuvre. Toutefois, le film s’étire un peu en longueur et est un peu trop redondant.

Humans Lick too de Burhan Jafferjee
Avis : On se retrouve devant une nouvelle interprétation d’une légende urbaine connue qui a déjà été adaptée en cours et longs métrages avec le film de Burhan Jafferjee. Le travail fait sur le son est très bon et cette œuvre très courte est plutôt efficace.

La dernière neige de Rodolphe Bouquet-Populus
Avis : C’est un très bon court métrage de Rodolphe Bouquet-Populus auquel on a droit avec cette histoire d’un skieur descendant une piste en pleine nuit. L’œuvre fait monter un suspense crescendo et offre une seconde partie vraiment extrêmement réussie. La caméra portée à l’épaule tremble parfois un peu trop, mais l’expérience est très bonne.

Lactose de Zoe Sebille
Avis : À travers un homme invité à une soirée pensant qu’il va manger une raclette, le film de Zoe Sebille traite d’une manière originale de l’addiction et de la violence que cette dernière peut entraîner. Décalé et court, il est plutôt efficace dans son style.

14h15 : JUNK WORLD

Dans un futur lointain, une équipe d’humains, clones et cyborgs explore un empire robotique souterrain, mais tombe dans une embuscade de cyborgs rebelles.

Avis : Après être tombé sous le charme de Junk Head, entièrement réalisé, produit, écrit, animé en stop motion etc. par Takahide Hori et deux autres personnes, mon attente pour Junk World, son prequel se déroulant 1000 plus tôt, était extrêmement élevée. D’autant que le créateur s’est entouré, cette fois-ci, d’une petite équipe de 6 personnes, ce qui lui a permis de sortir son film plus rapidement que les sept années qu’il lui avait fallu pour le premier opus.

Alors qu’en est-il ? Et bien le charme agit toujours et l’animation est encore plus sublime que précédemment. D’ailleurs, certains effets réussissent à apporter quelque chose de supplémentaire à la stop motion avec certains passages proposés qui sont absolument incroyables.

Mais là où il y a vraiment une énorme amélioration, c’est au niveau du scénario. En effet, celui-ci est génial, réussit à être régulièrement bluffant et tisse des liens avec l’opus qui viendra plus tard. D’ailleurs, il faut bien rester jusqu’à la fin du générique qui propose aussi bien un making of du tournage qu’une scène supplémentaire qui est directement liée avec le premier volet.

La création de cet univers est d’une immense richesse. De plus, quand on apprécie les monstres, on ne peut que se réjouir de voir le bestiaire proposé. C’est donc réellement l’un de mes coups de cœur cinématographique de cette année.


16h30 : SAVE THE GREEN PLANET

Convaincu que des extraterrestres ont pris forme humaine pour envahir la Terre, un couple capture un homme d’affaires qu’il croit être l’un d’eux. Mais leur croisade bascule bientôt dans l’horreur.

Avis : Les spectateurs ont peut-être couru voir le bon Bugonia qui est sorti précédemment. Celui-ci est l’adaptation, extrêmement fidèle, de l’excellent Save The Green Planet de Jang Joon-hwan, sorti en 2003, et connu dans un petit cercle d’amateurs de films asiatiques du début du XXe siècle.

On découvre ainsi un homme étrange qui enlève le PDG d’une grande entreprise pour lui faire avouer qu’il est un extraterrestre et lui demander à rencontrer les siens afin de sauver la planète Terre. Évidemment, les moyens qu’il emploie sont particulièrement brutaux et le long métrage joue très bien avec sa thématique ne permettant pas forcément de déterminer ce qui est de l’ordre de la réalité ou de la folie.

L’interprétation des deux personnages principaux est formidable. À laquelle il vaut rajouter celle des policiers voulant à tout prix retrouver l’homme enlevé et de la petite amie du personnage principal, qui est, elle-aussi, particulière.

Le film parle aussi de la police, un élément sur lequel il s’appuie plus que son remake. Bénéficiant de moins de moyens que sa nouvelle mouture, l’œuvre a un véritable charme, notamment grâce à la maison où est enfermé le prisonnier. Quant à la fin, magnifique, elle se fait aussi un peu dépasser par les moyens bien plus importants dont a bénéficié Bugonia.


19h15 : THE HOLY BOY

Un professeur de sport emménage dans un village de montagne apparemment paisible. Mais derrière cette quiétude se cache un secret troublant qui va bouleverser sa vie et celle des habitants.

Avis : The Holy Boy est un très bon film italien fantastique de Paolo Strippoli qui se déroule dans le huis clos d’une petite ville située au cœur des montagnes, des années après qu’un terrible accident ait durement impacté le lieu. On suit de près le nouveau professeur de sport de l’école locale, alors que celui-ci se rend compte que d’étranges choses se passent autour de l’un de ses élèves.

L’œuvre emprunte des codes du thriller pour proposer une étonnante intrigue s’amusant à brouiller les frontières. L’interprétation est remarquable et certains passages sont vraiment impressionnants. La partie finale, qui s’emballe, est réalisée avec beaucoup de brio. C’est donc un nouveau candidat sérieux aux prix décernés par le PIFFF devant lequel on se trouve. Ce qui fait de cette année l’une des plus relevées à laquelle j’ai assisté en 14 ans d’édition.


22h15 : SILENCE

Des sœurs vampires survivent à la peste noire, mais le silence qui les entoure aura raison d’elles. Des siècles plus tard, leur descendante affronte le même conflit durant l’épidémie de sida en Espagne, entre peur et amour.

Avis : Après avoir précédemment offert un film incroyable visuellement avec La Pieta, le réalisateur Eduardo Casanova revient avec une mini-série de trois épisodes de 20 minutes, Silence. Ce qui offre une vision du vampirisme sortant de l’ordinaire et particulièrement jubilatoire.

Le visuel du film est vraiment somptueux. Le travail fait sur les décors, les costumes et les couleurs est magnifié par une très belle photographie. Alors que l’interprétation est impeccable et que les échanges entre les divers personnages sont souvent truculents à écouter.

De plus, l’œuvre parle de la maladie, tout d’abord de la peste noire, puis du sida à une époque plus récente, et, bien sûr, de l’amour. Une véritable critique sociétale se déguise sous le couvert d’une vision burlesque du vampirisme. Alors que l’on s’attache beaucoup à certains personnages jusqu’à une fin réjouissante.

C’est donc une grande chance d’avoir pu le découvrir sur le magnifique écran du Max Linder Panorama en ne sachant pas si la série sera disponible un jour sous nos latitudes.


23h45 : FUCK MY SON !

Une mère complétement tarée entraîne une jeune femme dans un traquenard. Elle est prête à tout pour que son fils perde sa virginité.

Avis : Avec Fuck my son !, tout est parfaitement résumé dans le titre. En effet, une mère enlève une jeune femme pour la forcer à avoir des rapports sexuels avec son fils qu’elle adore. Mais évidemment, celle-ci n’est pas d’accord et les situations aussi bien trash, que déjantées, ou absolument invraisemblables, s’enchaînent les unes après les autres.

Il s’agit d’une œuvre adaptant un comic book et elle est vraiment extrêmement dérangeante, ne faisant aucun cadeau à personne, y compris au spectateur.

Le réalisateur Todd Rohal s’est donc beaucoup lâché et propose des séquences particulièrement horribles et traumatisantes. Ainsi, entre l’horreur psychologique, la body horror, la torture et la maltraitance, on en prend vraiment plein les yeux, et ce n’est pas toujours très agréable à ressentir. Toutefois, le film est à fond WTF, assume complètement son propos et est parfois bien jubilatoire.

L’œuvre repasse lundi à 12h et elle est absolument à ne pas manquer pour tous les amateurs de films bizarres, violents et abominablement réjouissants.


© Xavier Colon


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