Happyend : La critique

Date : 03 / 10 / 2025 à 11h00
Sources :

Unification


HAPPYEND

 Date de sortie : 01/10/2025
 Titre original : Happyend
 Durée du film : 1 h 53
 Réalisateur : Neo Sora
 Scénariste : Neo Sora
 Interprètes : Hayato Kurihara, Yukito Hidaka, Ayumu Nakajima, Makiko Watanabe, Shirô Sano, Yûta Hayashi, Shina Peng, ARAZI, Kilala Inori, Pushim

LA CRITIQUE

Happyend est un bon film japonais parlant très bien de la liberté, de la jeunesse et du passage à l’âge adulte.

Le scénario de Neo Sora se focalise sur une bande d’amis adorant la musique. Suite à une mauvaise blague, leur école est soumise à l’installation d’une IA qui renforce la sécurité du site, alors que le gouvernement japonais devient de plus en plus autoritaire.

Le film de Neo Sora est une belle chronique de la jeunesse, montrant ses aspirations et ses doutes, ses joies et sa colère et présentant un pays où la loi martiale est déclarée et où les enfants d’immigrés doivent justifier leur présence.

L’œuvre se focalise sur les deux personnages principaux, meilleurs amis aux aspirations de plus en plus divergentes. En effet, l’un d’entre eux s’interroge de plus en plus sur la société dans laquelle il vit et voudrait changer des choses, tandis que l’autre continue d’être égal à lui-même et d’avoir envie de s’amuser comme lorsqu’ils étaient à l’école primaire.

Le long métrage montre une jeunesse parfois perdue dont certains de ses membres ont des idéaux élevés et rêvent de changement, tandis que d’autres sont contents de l’ordre établi. Une transposition qui peut d’ailleurs être faite dans d’autres pays ou les interrogations sont finalement les mêmes.

Yukito Hidaka est formidable en jeune homme descendant d’une famille coréenne établie depuis quatre générations. Hayato Kurihara est superbe en meilleur ami beaucoup plus léger. Les deux jeunes gens ont une très belle alchimie entre eux et livrent le portrait nuancé d’individus au seuil de l’âge adulte.

ARAZI, Yûta Hayashi et Shina Peng sont très sympathiques en amis de leur bande ayant des envies différentes. Kilala Inori est impeccable en lycéenne voulant se battre pour plus de liberté. Et Shirô Sano est superbe en proviseur de leur lycée ayant son caractère.

Sous couvert de chronique adolescente, l’œuvre évoque le monde dans lequel on vit et où les règles progressivement plus contraignantes, et le repli sur soi, semblent se répandre de plus en plus.

De plus, le traitement d’une IA sécuritaire, appliquant strictement ses consignes, enferme aussi les individus dans une fausse sécurité, tout en les coupant progressivement de ce qui fait le sel de la vie : une forme d’originalité qui s’émancipe d’un modèle strict à respecter sans remise en question.

Happyend est un bon film parlant d’une manière forte du passage à l’âge adulte et du désir de changer la société dans laquelle on vit. Avec son histoire bien écrite, ses personnages attachants très bien interprétés et sa belle mise en scène, l’œuvre est touchante et porte une forme d’insouciance qui disparaît progressivement associée à un germe de générosité contagieuse.

Sympathique et vivant.

SYNOPSIS

Tokyo, dans un futur proche où plane la menace constante d’un séisme ravageur. Yuta et Kou, deux amis inséparables s’amusent à perturber l’ordre établi de leur lycée. Après un mauvais coup de trop, la direction du lycée déclenche des représailles et met l’établissement sous le contrôle d’une IA de surveillance. Dans un climat de suspicion généralisé, la relation entre les deux amis est mise à l’épreuve : l’un choisit l’indifférence, l’autre la révolte.

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Photographie : Bill Kirstein
 Montage : Albert Tholen
 Musique : Lia Ouyang Rusli
 Costumes : Shigeo Ômori
 Décors : Norifumi Ataka
 Producteur : Albert Tholen, Aiko Masubuchi, Eric Nyari, Alex C. Lo, Anthony Chen pour Cinema Inutile, Zakkubalan, Cineric Creative
 Distributeur : Eurozoom

LIENS

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Happyend


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