My Father’s Son : La critique
MY FATHER’S SON
– Date de sortie : 23/07/2025
– Titre original : My Father’s Son
– Durée du film : D rame
– Réalisateur : Qiu Sheng
– Scénariste : Qiu Sheng
– Interprètes : Weichen Luo, Anke Sun, Song Yang, Ning Sun, Alice Ko, Chenjie Tong
LA CRITIQUE
My Father’s Son est un bon film inspiré de la vie réelle du réalisateur et de sa relation avec son père.
Le scénario de Qiu Sheng tourne autour d’un jeune homme qui a perdu son père, à la fois boxeur et parfois maltraitant. Mais celui-ci continue de le hanter, alors qu’il s’en inspire pour créer une IA spécialisée dans la boxe.
Le film de Qiu Sheng évolue tout au long du récit. Plutôt classique dans sa première partie, il se mâtine de poésie, puis d’onirisme, tandis que la technologie s’invite de plus en plus dans la vie du jeune homme qui a grandi.
Il s’agit du magnifique hommage qu’un fils fait à son père en intégrant aussi bien les bons, que les mauvais moments qu’il a passés avec lui. Ainsi, une certaine mélancolie plane sur l’histoire, tandis que la vie réelle reprend progressivement ses droits.
Ning Sun est formidable en jeune homme ayant du mal à faire son deuil et partagé par ce qu’il ressent. Weichen Luo est très bon dans le rôle de sa version jeune. Song Yang est impeccable en père, de temps en temps maladroit, devenant quelqu’un d’autre sur le ring.
La boxe est d’ailleurs centrale dans le récit et permet une communication verbale qui lie de plus en plus fortement les divers protagonistes. Et si Qiu Sheng s’est inspiré de Rocky et de Raging Bull, il a surtout été touché par un documentaire se déroulant dans le gymnase d’un club de boxe et par un film japonais, La beauté du geste, mettant à l’honneur une boxeuse sourde dont les poings lui permettent de communiquer. Une véritable inspiration, alors que lorsque la parole se fait plus rare et que le père s’entraîne avec son fils, ces derniers trouvent un certain apaisement dans leurs échanges non-verbaux.
D’ailleurs, les séquences se déroulant dans le milieu de la boxe sont extrêmement bien faites et particulièrement percutantes. L’eau a aussi une grande importance, étant un signe de calme, alors que les personnages sont régulièrement mis à l’honneur auprès, ou au cœur de cet élément, qui est, lui aussi, très bien filmé.
De plus, la photographie de Zhang Jiahao est impeccable et capte parfaitement la mégalopole où se situe l’intrigue et qui a une vraie importance, notamment dans la partie finale, ainsi que dans l’importance du dialecte local utilisé par les personnages.
My Father’s Son est un beau film et une très belle ode d’un fils à son père qui, bien qu’imparfait, continue de rester soigneusement ancré dans son esprit et dans son cœur. Le titre du long métrage repose d’ailleurs sur les interrogations du réalisateur qui se demandait s’il était vraiment le fils de son père, au sens métaphorique du terme.
Avec cette belle histoire aux sentiments décrits avec une grande délicatesse, une réalisation ouatée qui s’étoffe au fil de l’intrigue et une interprétation très juste, l’œuvre possède un grand cœur et pourrait trouver un bel écho supplémentaire chez des personnes ayant un vécu similaire à celui de protagoniste principal.
Touchant et original.
SYNOPSIS
Qiao, 18 ans, vient de terminer ses examens d’entrée à l’université lorsqu’il apprend la mort de son père, un homme brutal et secret, qui lui a légué sa passion pour la boxe. Des années plus tard, devenu ingénieur, Qiao développe un logiciel d’entraînement de boxe utilisant l’intelligence artificielle. Il modélise un adversaire virtuel reprenant les traits de son père, qui bientôt lui échappe...
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Zhang Jiahao
– Montage : Louise Jaillette
– Musique : Adrien Casalis
– Costumes : Su Chao
– Décors : Xinhe LI
– Producteurs : Charles Gillibert, Nina Poretzky pour CG Cinéma
– Distributeur : New Story
LIENS
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