Sister Midnight : La critique
SISTER MIDNIGHT
– Date de sortie : 11/06/2025
– Titre original : Sister Midnight
– Durée du film : 1 h 48
– Réalisateur : Karan Kandhari
– Scénariste : Karan Kandhari
– Interprètes : Radhika Apte, Ashok Pathak, Chhaya Kadam, Smita Tambe, Subhash Chandra, Navya Sawant, Dev Raaz, Chaitanya Solankar
LA CRITIQUE
Sister Midnight est un bon film indien, à la fois social et burlesque et complètement décalé.
Le scénario du réalisateur Karan Kandhari tourne autour d’une femme se rendant à Mumbai pour y vivre avec l’homme qu’elle vient d’épouser. Mais elle va découvrir que sa vie est loin d’être heureuse dans le bidonville où elle habite et se rend compte que des événements étranges lui arrivent après un incident qu’elle a subi.
Le film de Karan Kandhari est surprenant. En se focalisant sur une femme pauvre rêvant d’un avenir meilleur, il livre une œuvre de genre étonnante qui offre quelques passages surréalistes restant longtemps en mémoire.
Les étonnants effets spéciaux sont faits en stop motion. Ainsi, quelques passages mettant en avant des animaux prêtent parfois à rire, de manière voulue, alors que leur impact est important et joue sur une narration recherchée.
Dans ce compte noir social et déjanté, une certaine poésie s’installe et quelques personnages positifs illuminent le récit de leur présence. Bien que celui-ci montre sans fard la vie compliquée des gens pauvres et la manière dont ils essayent de survivre en faisant des petits boulots mal payés.
Radhika Apte est remarquable en femme pas très sympathique de prime abord, à laquelle on s’attache progressivement. Ashok Pathak est formidable dans le rôle de son époux ayant cédé à la tradition et ayant du mal avec sa nouvelle vie conjugale. Et Chhaya Kadam est très bonne en voisine sympathique qui devient l’amie du personnage principal.
Le long métrage entraîne le spectateur au cœur d’une mégalopole que l’on arpente souvent d’une manière nocturne. Ce qui offre des images saisissantes et parfois envoûtantes, grâce à la très belle photographie de Sverre Sørdal. Il permet aussi de voyager un peu avec le protagoniste principal et utilise une certaine forme de folklore pour faire glisser le récit dans du fantastique, sans vraiment aborder l’horreur, en dehors de la situation réaliste des personnages, montrant une population paupérisée vivant dans des conditions indignes.
C’est donc une œuvre à la fois pince sans rire et réaliste qui est proposée, dans laquelle une femme en pleine mutation essaye de s’émanciper à la fois du carcan de la société et de celui de la tradition, alors qu’elle-même est sous le coup d’une étrange condition.
Sister Midnight est un bon film qui possède une véritable originalité et traite de sujets importants par le biais du genre. Ce qui offre une histoire étonnante portée par une réalisation inventive et une actrice qui crève l’écran.
Surprenant et fantastiquement burlesque.
SYNOPSIS
Uma débarque à Mumbai après un mariage arrangé. Dans son taudis, elle découvre la réalité de la vie conjugale avec un mari lâche et égoïste. Refusant de céder à l’enfer de son couple, Uma laisse libre cours à ses pulsions et, la nuit venue, se transforme en une figure monstrueuse et inquiétante…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Sverre Sørdal
– Montage : Napoleon Stratogiannakis
– Musique : Paul Banks
– Costumes : Sagarikaa Pillai
– Décors : Shruti Gupte
– Producteur : Alastair Clark, Anna Griffin, Alan McAlex, Sean Wheelan, Wendy Griffin pour Wellington Films, Griffin Pictures
– Distributeur : Capricci Films
LIENS
– SITE OFFICIEL
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