La Déesse des mouches à feu : La critique

Date : 08 / 11 / 2021 à 11h00
Sources :

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Excessif. Voilà ce qui me vient à l’esprit pour décrire La Déesse des mouches à feu. Le film commence pourtant de manière assez soft avec la découverte du monde de Catherine, une jeune fille de 16 ans qui subit le divorce très conflictuel de ses parents. Elle a des vues sur un garçon, mais ce dernier est déjà en couple avec une fille. La concurrence qu’elle va avoir avec cette dernière va l’amener à expérimenter des choses pas vraiment de son âge ou très légale : par esprit de rébellion vis à vis de ses parents, puis ensuite parce qu’elle va développer une véritable addiction à la mescaline. Ce dérivé d’un tranquillisant pour cheval était une drogue très populaire, car il était bon marché et procurait des sensations de puissance très fortes. Elle était donc prisée par les adolescents, alors qu’un produit peu cher est forcément plus dangereux car moins contrôlé.

À partir du moment où la drogue commence à prendre une place trop importante dans la vie de Catherine, le film qui commençait de manière assez convenue dans sa manière de montrer quelques-uns des 400 coups que peut faire une adolescente, bascule dans quelque chose de trash qui aura eu du mal à me convaincre sur la longueur. En effet, jusqu’à ce qu’un ultime événement tragique finisse par arriver, notre héroïne va continuer à s’enfoncer toujours plus profondément sans penser aux conséquences sur elle et surtout sur les autres. Un tel niveau d’inconscience dénué de surcroît de la moindre remise en question a fini par m’agacer sombrement, même si la toxicité de son entourage aussi bien familial qu’amical de l’adolescente explique bien entendu son comportement.

Je suis pourtant fan des séries ou films centrée sur l’adolescence parce que c’est une période d’introspection, d’exploration et d’excès en tout genres qui amène à un rendu visuel original, voire carrément novateur. D’ailleurs, la mise en scène organique de La Déesse des mouches à feu constitue une des qualités indiscutables du film, tout comme son casting impressionnant de justesse. Peut-être que le travail d’adaptation du roman dont est tiré le film aurait dû faire en sorte de tailler davantage dans le vif afin de fournir quelque chose de plus digeste pour le spectateur.

Au final, je pense que le parti-pris jusqu’au-boutiste du film va certainement diviser et laisser de nombreux spectateurs sur le carreau et c’est bien dommage, car l’audace dont a fait preuve l’équipe artistique dans sa représentation de l’adolescence force le respect !

SYNOPSIS

Le jour de ses 16 ans, Catherine fait face à la séparation de ses parents et entre dans l’adolescence avec perte et fracas. C’est l’année des premières fois et dans l’ambiance grunge des 90’s, la jeune fille repousse chaque jour ses propres limites. Rebelle, affranchie et éclatante, elle ne quitte plus ses santiags fétiches… Mais cela sera-t-il suffisant pour la protéger ?

BANDE ANNONCE


FICHE TECHNIQUE

 Durée du film : 1 h 45
 Titre original : La Déesse des mouches à feu
 Date de sortie : 10/11/2021
 Réalisateur : Anaïs Barbeau-Lavalette
 Scénariste : Catherine Léger d’après l’oeuvre de Geneviève Pettersen
 Interprètes : Kelly Depeault, Éléonore Loiselle, Marine Johnson, Caroline Neron, Normand D’Amour, Antoine Desrochers, Laurence Deschênes
 Photographie : Jonathan Decoste
 Montage : Stéphanie Lafleur
 Costumes : Sophie Lefebvre
 Producteur : Luc Vandal
 Distributeur : Les Alchimistes

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