L’homme de l’année tome 13. 1888 : La critique

Date : 14 / 08 / 2018 à 08h30
Sources :

Unification France


L’homme de l’année 13. 1888
Le véritable Jack l’éventreur

  • Editeur : Éditions Delcourt
  • Scénario : CEKA
  • Dessin : BLASCO-MARTINEZ Benjamin
  • Couleurs : BLASCO-MARTINEZ Benjamin
  • Série : L’Homme de l’année
  • Collection : HISTOIRE & HISTOIRES
  • Date de sortie : 18 avril 2018
  • Format : 31,6 x 23,6 cm
  • Nombre de pages : 56
  • ISBN : 978-2-7560-8554-8
  • Prix : 14.95 €

Comment un rescapé des pogroms russes, arrivé en Angleterre avec sa famille, est devenu le plus célèbre psychopathe de l’ère victorienne ? Rencontrez l’homme qui se cache derrière Jack l’Éventreur... 1888. Londres. Un mystérieux assassin s’attaque aux prostituées de Whitechapel. Les corps sont atrocement mutilés. Qui est capable de telles horreurs ? Scotland Yard échoue à arrêter celui qui devient le plus célèbre tueur en série de l’histoire. Un châle maculé de traces ADN nous permet de révéler, plus d’un siècle après l’affaire, l’identité du fameux Jack l’Éventreur et ce qui le poussait à tuer...

Décryptage
C’est dans les ruelles sombres du quartier de Whitechapel, dans le Londres Victorien de 1888, que des prostituées sont assassinés et sauvagement mutilées. L’assassin, surnommé Jack l’éventreur, est introuvable. La vie continue malgré tout, dans la terreur.

Jack l’éventreur est un mythe, une sorte de légende urbaine, une histoire maintes fois racontée, maintes fois fantasmée, et pour profiter au maximum de ce tome, il faut faire abstraction de ce que l’on sait de ce tueur du Londres des années 1880, ce que l’on connait de ce tueur qui s’en prenait aux prostituées du quartier de Whitechapel. Ici la prétention des auteurs n’est pas de se substituer à la réalité mais d’en proposer une autre, alternative.

Une fois de plus, la qualité est au rendez-vous, que ce soit du côté du dessin très réussi ou de l’histoire très glauque. Et c’est une histoire bien ficelée, tout comme le châle l’était dans cette male au grenier, très sanglante, comme l’atteste le sang du même châle. La narration est intéressante, intelligente, d’abord le couple à notre époque qui découvre les indices puis la découverte rapide du suspect numéro 1. On sait déjà qu’il est le coupable et on découvre petit à petit sa descente aux enfers. Ici point d’enquête juste une immersion dans la peau du tueur. On fait connaissance de cet homme, Aaron Kosminski qui travaille comme barbier à Londres. Originaire de Pologne, il a fui l’occupation Russe 7 ans auparavant, qui s’en prenait aux juifs et cette violence avait coûté la vie à sa mère lui laisse certaines séquelle. Sans excuser, ce sont ici des explications qui sont fournies qui expliquent comment un jeune homme se transforme en tueur, comment il extériorise cette violence. La jalousie concernant sa soeur et son passé sont en grande partie responsable de ses actes et font de lui ce prédateur assoiffé de sang.

Forcément ce tome sur un personnage aussi mythique que Jack l’Éventreur ne peut que faire débat mais cette histoire fantasmée est une grande réussite, crédible, elle accroche du début à la fin, nous plonge dans l’univers glauque de ce Londres du XIXème siècle et que dire des dessins qui plongent encore plus dans cet atmosphère sombre et sanglants. Et dans l’Histoire, celle avec un H majuscule, le châle et Aaron Kosminski, ont bien existé et ce dernier était même un des nombreux suspects de l’époque.


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