Le BGG - Le bon gros géant : La critique
Le bon gros géant est l’adaptation d’un des livres jeunesses de Roald Dahl dont d’autres œuvres comme Charlie et la Chocolaterie, James et la grosse pêche ou Fantastic Mr. Fox, pour ne nommer que certaines des plus connues, ont aussi été adaptées au cinéma.
Steven Spielberg retourne à l’un de ses cinémas de prédilection, celui de la jeunesse, après Le Pont des espions, un long métrage beaucoup plus sombre. Il livre une œuvre travaillée, saturée d’effets spéciaux parfois impressionnants qui devrait beaucoup plaire aux plus jeunes.
Il faut néanmoins avouer que les plus âgés, s’ils n’ont pas gardé une âme d’enfant, risquent de ne pas adhérer complètement au film, d’autant que les passages dans le monde des humains se passant dans l’Angleterre du siècle précédent renvoient une impression un peu datée.
Co-production Disney, le film ne montre pas de violence, exit donc les démonstrations de cannibalisme des géants du livre, ou la folie que l’on peut y trouver. La réalisation est efficace, mais policée et bien que les scènes épiques soient nombreuses, on ne tremble jamais pour la jeune héroïne.
Si le monde des humains donne parfois l’impression d’un beau décor un peu artificiel, celui des géants est nettement plus réussi, tout comme l’arbre des rêves qui pourrait en émouvoir certains avec ses feux follets multicolores.
Les géants sont aussi convaincants, avec notamment un bon gros géant touchant et extrêmement expressif qui vole parfois la vedette à la jeune fille qu’il a séquestrée et qui va devenir son amie.
Car le principe de l’histoire est cette relation étrange qui va s’installer entre une jeune orpheline emmenée dans le monde des géants contre son gré et son ravisseur, un colosse végétarien, qui essaye de vivre au milieu de ses frères brutaux et incultes mangeurs d’hommes. Pour échapper à leurs conditions, ils feront un pacte leur permettant de trouver le bonheur.
Ruby Barnhill est naturelle dans son rôle de jeune fille n’ayant pas froid aux yeux et pleine d’inventivité. Elle forme un bon duo avec un Mark Rylance méconnaissable en géant maladroit et sympathique en proie à un langage parfois pittoresque.
Le bon gros géant est un film plaisant à découvrir, surtout pour les moins de 10 ans qu’il devrait ravir. Avec une histoire facile à suivre promouvant le végétarisme, une héroïne agréable et un bon gros géant que l’on aimerait avoir pour ami, c’est un joli conte que nous livre un Spielberg moins inspiré que d’habitude, mais sachant toucher le cœur des plus jeunes. La réalisation technique est impeccable et si l’œuvre manque un peu de folie et de profondeur, elle n’en reste pas moins plaisante à découvrir et fait souvent rire de l’étrange décalage entre l’humaine et le géant.
Amusant et divertissant.
IA
Le Bon Gros Géant est à l’origine un livre de Roald Dahl, l’écrivain de Charlie et la Chocolaterie ou James et la Grosse Pêche. Un livre rempli de conte et de magie.
Sophie, une petite fille de dix ans, est emmenée au Pays des Géants par un d’entre eux. Végétarien et petit, seulement 7m de Haut, le Bon Gros Géant ou BGG comme le surnommera vite la petite fille, est bien différent de ses congénères dévoreurs d’humains. Son activité principale est de capturer les rêves, les recombiner et les porter aux enfants. De cette amitié incongrue, entre deux êtres seuls, naîtra de grandes choses.
Ayant lu et relu le livre, j’avais mis beaucoup d’espoir dans le film mais celui-ci s’avère être une déception. On ne retrouve pas l’essence du roman : les propos sont édulcorés à outrance (alors que le roman a été conçu pour les enfants) et la magie n’est pas aux rendez-vous. Le scénario est trop orienté jeune public : humour, dialogues sans que pour autant le caractère féerique de l’histoire ne soit réellement développé.
Visuellement, le film est en demi-teinte. Certes, les effets spéciaux sont bien maîtrisés mais ces méchants géants, laids et hargneux semblent avoir été vus maintes fois auparavant. Les décors manquent parfois de cohérence. Le BGG reste le personnage le plus abouti et apparaît dans quelques scènes très réussies comme ses déplacements la nuit dans les rues du monde des humains.
Le film n’est pas désagréable à voir mais reste avant tout un divertissement à réserver aux plus jeunes.
G
SYNOPSIS
Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…
Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants…
Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 57
– Titre original : The BFG
– Réalisateur : Steven Spielberg
– Scénariste : Melissa Mathison d’après l’œuvre de Roald Dahl
– Interprètes : Mark Rylance, Ruby Barnhill, Penelope Wilton, Jemaine Clement, Rebecca Hall, Rafe Spall, Bill Hader, Ólafur Darri Ólafsson, Dany Boon
– Photographie : Janusz Kaminski
– Montage : Michael Kahn
– Musique : John Williams
– Costumes : Joanna Johnston
– Décors : Elizabeth Wilcox
– Producteur : Frank Marshall, Steven Spielberg, Sam Mercer pour DreamWorks Pictures, Walt Disney Studios Motion Pictures USA, Amblin Entertainment, Walden Media, Reliance Entertainment, DreamWorks SKG, The Kennedy/Marshall Company
– Distributeur : Metropolitan FilmExport
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