Le Hobbit - la Désolation de Smaug : La critique
SYNOPSIS
Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l’anneau de pouvoir que possédait Gollum...
NOTRE AVIS
CRITIQUE DE DOMINIQUE BLEUET
Ce qui sent sérieusement le roussi dans le numéro 2 des aventures du Hobbit, c’est que ça sent un peu trop "l’épisode intermédiaire". Même si, le rythme est nettement plus frénétique que le dans le numéro 1 qui pêchait par un démarrage "au diesel"... un peu lent. Là, on part au quart de tour !
On tire à fond sur la ficelle du périple pour "faire durer la quête un max"... Et on mise lourd sur les scènes d’action.
Là pour le coup, on n’est pas volé ! Il y a fort à parier que certaines péripéties décrites ici inspireront quelques attractions dans "certains parcs de loisirs" dans un avenir plus ou moins proche.
Les effets spéciaux sont de toute beauté. Même si, pour ma part, je déteste les "giga-petites bestioles" avec lesquelles nos héros doivent se battre (j’ai horreur des araignées, déjà petites... alors, géantes... beurk).
Quant aux "monstres", du "changeur de peau" (magnifique polymorphe dont la peau d’ours est fort réussie) aux abominables orques, dont la laideur n’a d’égale que la méchanceté, ils sont tout bonnement "superbement affreux"...
Et enfin, celui qu’on attendait avec impatience depuis la fin du premier volet, pour n’en n’avoir aperçu que l’œil : le dragon Smaug est un vrai bijou (allez demander pourquoi il avait besoin d’un trésor comme litière - LOL). La voix de Bennedict Cumberbatch (plus connu pour son rôle de Sherlock Holmes à la télévision) sied à ravir à l’animal, véritable incarnation du mal.
Une belle qualité d’image donc, même si j’ai trouvé la 3D moins "vertigineuse" que la première fois. On s’habitue, je pense.
Les décors sont tout comme précédemment somptueux. Les combats dantesques. Surtout celui entre la Lumière et les Ténèbres, dont Gandalf fait les frais. Là on attend la suite !!!
Quant au dragon... débusqué dans sa tanière, avec pourtant la plus grande élégance, je le trouve bien revanchard... là aussi on attend la suite impatiemment !
Personnellement, j’attendais un "climax" un peu plus subtil... une fin plus mystérieuse que celle-ci, plutôt pêchue, c’est vrai, mais "un rien bateau" tout de même. Manquait plus que "A Suivre, trois petits points..."
C’est une petite déception qui disparaitra sans doute avec le troisième opus. Laisser ainsi le spectateur sur sa faim est une stratégie, qui ici fait frémir la salle, pas forcément de plaisir, quand le générique apparaît.
En attendant, la promesse est tenue. On en prend encore une fois plein les yeux. On est dans le "monumental", le brutal", le "bestial".
On passe un bon moment mais on regrette la délicatesse du Gollum, l’humour et la lumière du Voyage Inattendu, dans cet épisode plus atteint par la désolation que le premier, mais c’était le but affiché.
A Suivre, donc...
CRITIQUE DE TWILL
C’est avec un plaisir non dissimulé et une certaine impatience qu’on repart en quête dans la Terre du Milieu. Après un 1er volet aussi magnifique qu’apathique malgré une touche comique, Peter Jackson a su changer habilement le braquet du rythme de l’histoire : ici on va droit à l’essentiel, droit dans les pièges et droit face aux dangers à l’image de ces horribles araignées géantes qu’on ne voudrait croiser pour rien au monde. Une fois de plus, rien que pour la beauté des paysages et le grandiose des décors, le film de de Peter Jackson est irréprochable. De cette terrifiante foret noire au lac glacé où flotte la ville d’Esgaroth, en passant par la cité des Elfes jusqu’à la montagne solitaire d’Erebor ou Smaug baigne dans l’or en attendant l’heure du réveil....
Le réalisateur nous rappelle aussi qu’il sait parfaitement orchestrer des scènes d’action épiques dont certaines, comme la course en tonneaux, sont dignes d’un jeu vidéo. Petit bémol, il est malgré tout bien difficile pour le spectateur, surtout le plus aguerri à ce genre de films, de croire que la quête de ce groupe de nains partis déposséder un dragon de son or et de son royaume est tout aussi capitale que la quête d’un jeune Hobbit parti détruire un anneau maléfique dans un volcan. La première trilogie reposait sur bien plus que de l’amitié, du courage ou du massacre d’orques. On pouvait s’identifier à n’importe quel personnage selon la situation dans laquelle il se trouvait et ce, indifféremment de sa taille, de sa force ou de ses pouvoirs. Bilbo grandit et s’affirme au fil de l’aventure mais qui voudrait être à sa place ? Thorin veille parfaitement sur ses troupes mais manque de charisme, même si ses 12 compagnons savent apporter leur pierre à l’édifice.
Heureusement, le film est truffé de clins d’œils et on retrouve avec joie notre viel ami Legolas, toujours aussi rapide et agile même s’il n’est pas encore l’Elfe qu’il sera dans la trilogie originelle du Seigneur des Anneaux. Ceci s’explique en partie par l’expression : derrière chaque grand homme se cache une femme. Et ici, cette femme, aussi magnifique que redoutable, c’est l’Elfe Tauriel qui crève l’écran. Enfin, comment ne pas trouver magiques et brulants les échanges et l’alchimie entre le dragon Smaug et Bilbo. On dirait presque un vieux couple, et ce n’est pas les fans de la série Sherlock qui pourront me contredire....
Au final, La Désolation de Smaug tient toutes ses promesses en terme de spectacle et nous promet un final grandiose. Ce n’est pas le cliffhanger final tellement prévisible qui nous gâchera le plaisir. Rendez-vous l’an prochain.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 2h41
– Titre original : The Hobbit - The Desolation of Smaug
– Date de sortie : 11 décembre 2013
– Réalisateur : Peter Jackson
– Scénaristes : Peter Jackson, Philippa Boyens, Frances Walsh, Guillermo del Toro
D’après l’oeuvre de J.R.R. Tolkien
– Interprètes : Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Cate Blanchett
– Photographie : Andrew Lesnie
– Montage : Jabez Olssen
– Musique : Howard Shore , Chansons : Ed Sheeran
– Costumes : Ann Maskrey
– Décors : Vincent Ra
– Producteur : Metro Goldwyn Mayer (MGM), New Line Cinema
– Distributeur : Warner Bros. France
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