Hawkeye : Pourquoi il faut lire la série Marvel de Matt Fraction et David Aja

Date : 27 / 06 / 2013 à 20h15
Sources :

Source : Unification France


« Sleeper » est une expression qui désigne un succès que personne ne voyait venir. Et clairement, l’annonce d’une nouvelle série sur Hawkeye, l’archer des Avengers, ne laissait pas présager à priori un projet passionant.

Et pourtant, Matt Fraction au scénario et David Aja au dessin produisent mois après mois une des meilleures séries de ces dernières années. A l’occasion de sa sortie en juillet en VF chez Panini, voici pourquoi il faut absolument que vous donniez une chance aux nouvelles aventures en solo de Clint Barton.

22 pages qui pèsent

L’auteur de ces lignes a récemment râlé sur le fait que le format traditionnel de 22 pages mensuelles n’est plus adapté aux histoires que veulent écrire les auteurs contemporains, entrainant une navrante dilatation des intrigues et l’impression d’avoir lu 22 pages de vide.

Sauf que quand un auteur décide de se plier à cette contrainte de format pour en tirer le meilleur, c’est formidable !

Le pitch est simplissime : que fait Hawkeye quand il n’est pas en mission avec ses potes les Avengers ? Et c’est brillant. Loin des super vilains et autres délires cosmiques, Clint Barton s’occupe de son voisinage, se fritte avec les gangsters du quartier, arnaque la pègre, couche avec une belle inconnue… avec décontraction humour et introspection.

De ce côté, la relation charnière est celle qu’il développe avec Kate Bishop, son ex-remplaçante des Young Avengers.

Pas de grandes considérations sur le sens de la vie mais des vraies tranches de vie super-héroïques qui font à chaque fois de très beaux épisodes remplis d’action, car oui ça castagne pas mal en plus.

C’est magnifique !

Des couvertures au design léché. Une mise en scène impeccable, une charte couleur établie, un style qui rappelle le David Mazzucchelli de Daredevil : Born Again. David Aja a tout bon. Avec Matt Fraction, il était déjà responsable des magnifiques planches d’Iron Fist. Chaque page pourrait être postérisée.

Il récidive ici dans le grandiose et l’épure en dépeignant le quotidien d’un quartier populaire de New York et les guignoleries d’Hawkeye, toujours prêt à foncer dans la première histoire abracadabrantesque venue. Car oui, c’est aussi une série poilante.

Vos yeux vous disent déjà merci.

Un Hawkeye pour le 21ème siècle

Hawkeye passe pas mal de temps à se prouver qu’il vaut quelque chose à côté de ses confrères demi-dieux, génies en armure ou super-soldat. C’est d’ailleurs souvent la cause de ses fractures et traumas dans cette série.

Jusqu’ici, Clint était surtout caractérisé par son impatience, son côté râleur et roublard (mais toujours sympathique). Un grand ado attardé cherchant à prouver notamment à Captain America de quoi il est capable.

En déplaçant cette quête d’amour propre vers une narration plus fine le rendant finalement encore plus attachant, Matt Fraction réussit à respecter un personnage parfaitement établi tout en le faisant évoluer dans une série d’action pour grands enfants permettant de me ressourcer et de lui donner la vraie bonne série auquel il a droit après tout de même près de 50 ans de bons et loyaux services.

Conclusion

Ni une déconstruction méta-textuel d’un personnage secondaire comme l’aurait fait Alan Moore ou tout pingouin de service voulant faire du Moore, ni une série markétée comme celle allant changer la face de l’univers.

Juste un pur plaisir de comics.


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