
Le diable dans la peau : La critique
SYNOPSIS
Xavier et son frère, Jacques, vivent à la campagne dans un pays fait de gorges, de plateaux et d’étendues immenses. Une nature généreuse et bienveillante qui contraste avec leur quotidien sombre et violent. La veille des grandes vacances, ils apprennent fortuitement que la prochaine rentrée les séparera. Jacques doit partir loin, dans une école "spécialisée". Alors leur monde s’écroule.
NOTRE AVIS
Ancien photographe, Gilles Martinerie a été frappé par une image qui l’a obsédé, jusqu’à écrire puis tourner son film. L’image d’un enfant sous la pluie, un jour d’orage dans une rue de Paris, au cœur de l’été.
L’image d’une détresse lue sur un visage.
L’auteur s’est imaginé à partir de là tout ce qui pouvait entourer cet enfant. Si marquant.
« Le Diable dans la peau était là, dans ce visage grave mais pourtant lumineux » explique-t-il.
Transposé à la campagne, échevelé, bardé d’un petit frère, voilà l’enfant incarnant la rebelle attitude de l’adolescence, dans un contexte familial "pas facile".
Une image admirablement photographiée. Un film de photographe, à l’évidence. La lumière, l’harmonie des tons, des couleurs et des sons, témoigne de l’extraordinaire sensibilité du metteur en scène.
Bien imaginé, excellemment interprété, tout cela baigne dans une atmosphère pleine de révérence pour un cinéma de l’enfance où le réalisateur avoue avoir puisé quelque référence... comme le Zéro de conduite de Jean Vigo.
Atmosphère, atmosphère tout est question d’ambiance avant tout dans ce récit somme toute très poétique. Traité avec simplicité, intelligence, jamais pathétique, avec justesse.
Vigo, Truffaut, auraient sans doute été conquis par le parcours de ces deux gamins. Le traitement de Gilles Martinerie a "ce petit quelque chose" qui fait d’une histoire, si triste fusse-t-elle, un enchantement. Et le place directement dans la lignée des cinéastes qu’il admirait au temps où il travaillait pour eux, à tous les postes. « Pendant une quinzaine d’années, je me suis frotté à tous les métiers du cinéma : assistant réalisateur, déco, machinerie, son, régie, direction de production et même acteur. » raconte Martinerie qui s’est essayé au court-métrage par deux fois, avant de nous livrer ce long-métrage, mais pas si long.
Le temps d’un été, à peine, la Peine... le temps d’un film, une belle histoire, bouleversante. Du bel ouvrage.
Un premier film plein de promesses. A voir.
BANDE ANNONCE
LE DIABLE DANS LA PEAU - bande-annonce - STEREO HQ from NiZ ! Distribution on Vimeo.
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1 h 22
– Date de sortie : 27 mars 2013
– Titre original : Le diable dans la peau
– Réalisateur, Scénariste : Gilles Martinerie
– Acteurs : Quentin Grosset, Paul François, Francis Renaud
– Directeur photo : Martin de Chabaneix
– Décors : Daniel Bevan
– Costumes : Elisa Ingrassia
– Musique : Carlo Crivelli
– Producteur : Noodles Production
– Distributeur : NiZ !
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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