
Flashback : La critique du dernier Dan Simmons
Flashback
• Auteur : Dan SIMMONS
• Éditeur : Robert Laffont
• Nombre de pages : 528
• Traduction : Patrick DUSOULIER
• Prix de vente : 22 € 50
• Format : 135 x 215 mm
• Date de sortie : 10 Mai 2012
• N°ISBN : 2-221-13059-6
Décryptage :
Nous voici dans un tout autre style que Hyperion, Illium et Olympos, Terreur, et Drood …
Vers 2035, l’Amérique sombre dans une faillite morale, politique et financière et se retrouve donc sans repères, et s’adonne à une drogue révolutionnaire « le Flashback ». C’est le chaos total au sein du Monde entier, le Japon dirige.
Nick Bottom, ancien policier ruiné de Denver ayant quitté la police suite au décès de son épouse est accro à cette drogue illégale créée par un laboratoire israélien permettant de revivre les meilleurs souvenirs. Ainsi, il se retrouve engagé par un homme japonais puissant et multimilliardaire voulant reconstruire l’Amérique : Hiroshi Nakamura. Ce dernier demandera à Nick Bottom de reprendre l’enquête sur le meurtre de son fils Keigo et de sa compagne survenu 6 ans plus tôt.
Une bonne partie de l’intrigue réside dans cette interrogation : pourquoi reprendre 6 ans plus tard une enquête n’ayant abouti à rien ? Intrigue assez prenante, enquête sombre, aux rebondissements certains et aux nombreuses surprises.
Mais l’élément principal au cœur de toute cette histoire sera le "flashback" qui intriguera et intéressera particulièrement le lecteur. Bien évidemment, cette drogue consommée par un bon nombre d’américains plutôt accros est en quelque sorte le vecteur du déroulement des évènements au sein du roman.
Les personnages de ce roman, au travers de 3 générations, sont intéressants et dotés d’une personnalité différente et le "Flashback" sera un moyen de survivre pour tous dans une certaine idéologie et permettra au lecteur de parcourir le passé des personnages.
Le style de l’auteur change là encore une fois et reste intéressant et efficace.
Les dépenses sociales des USA, la politique du Gouvernement actuel seront également des thèmes abordés. Peut-être pourra-t-on reprocher à l’auteur ce besoin de régler un peu ses comptes avec les politiques et certaines idées réactionnaires pourront parfois choquer le lecteur.
En conclusion, un roman dont l’histoire est intéressante, dotée d’un certain suspense, qui se déroule dans un monde désabusé auquel se mêlent folie et désespoir.
Présentation de l’éditeur :
Entre thriller et dystopie, le retour attendu de Dan Simmons à la science-fiction.
2035. L’Amérique a beaucoup changé. Le Monde aussi. Nick Bottom, un ancien policier de Denver, à peu près ruiné, et qui vit d’allocations sociales, comme la plupart des Américains, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l’enquête sur l’assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a enquêté à l’époque sur cette affaire mais depuis la mort de sa femme, Dara, dans un accident de voiture, il a quitté la police parce qu’il est devenu accro au flashback, une drogue illégale, réputée avoir été inventée dans un laboratoire israélien. Le flashback permet de revivre des souvenirs parfaits (en ce qui concerne Nick ceux de sa vie avec Dara, qui était policière comme lui). Toute l’Amérique s’adonne au flashback : c’est pour les plus jeunes le moyen de revivre leurs pires turpitudes et pour les plus vieux celui de retourner dans le monde idéal d’autrefois.
Car l’Amérique, en faillite financière, politique et morale, s’est désintégrée. Le Nouveau Mexique a été envahi par les hispaniques de la "reconquista" et la Californie risque de l’être. Plusieurs États ont proclamé leur indépendance.
Par ailleurs, la Chine a éclaté en Royaumes Combattants et des troupes américaines mercenaires y mènent comme en Inde des guerres de pacification sans espoir pour le compte du Japon néo-féodal. Israël a été détruit par onze bombes thermonucléaires et les quelques dizaines de milliers de survivants, accueillis par les États-Unis, ont été parqués dans des camps. Et surtout le Califat Global étend son emprise totalitaire sur l’ensemble de la planète...
Dans ce contexte Nakamura tire son pouvoir non seulement de son immense fortune mais aussi de son rôle de conseiller plénipotentiaire (parmi d’autres) pour la reconstruction de l’Amérique, qui lui confère une autorité presque illimitée. Mais pourquoi tient-il tant à ce que Nick refasse une enquête qui n’a rien donné six ans plus tôt ?
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