
La Vie sans principe : La critique
SYNOPSIS
Teresa, employée de banque ordinaire, incite ses clients à faire des investissements risqués pour remplir ses objectifs financiers.
Panther, escroc à la petite semaine, plonge dans le monde de la spéculation boursière dans l’espoir de gagner facilement de l’argent pour payer la caution d’un de ses amis qui rencontre quelques soucis avec la justice.
Enfin, l’inspecteur Cheung est un flic honnête. Jusque-là satisfait de son modeste train de vie, il a tout à coup un besoin d’argent criant lorsque sa femme verse un acompte pour acheter un appartement luxueux au-dessus de leurs moyens.
Tout sépare ces trois personnages jusqu’à ce que leur rapport à l’argent - et un mystérieux sac contenant cinq millions de dollars volés - les poussent à prendre des décisions cruciales malgré leurs cas de conscience.
Trois vies bouleversées par le monde turbulent de Hong Kong, en plein marasme économique et financier.
NOTRE AVIS
Après l’excellent Margin Call qui abordait déjà de manière assez originale le thème de la crise financière, voici un film encore plus étonnant. Décapant !
Film d’action, tourné dans la plus pure tradition des films Hongkonguais : mouvement, violence, images impressionnantes, La Vie Sans Principe adresse au passage un message à cette Humanité sans scrupule, qui s’entredéchire au nom du sacro-saint profit et de l’argent qui lui brûle les doigts.
Le rythme est enlevé. Les comédiens convaincants. Autant qu’on peut l’être dans ce genre de fable à la morale grinçante. Un polar à la sauce aigre-douce, dans le pur style qui a influencé certains des plus grands réalisateurs américains qui jamais ne renieront la filiation de Scorsese (Les Infiltrés) à Quentin Tarentino (Reservoir Dogs). Un genre auquel Johnnie To a donné toutes ses lettres de noblesse. Sa société de production Milkyway « porte l’héritage des grandes années du polar Hong-konguais », dit-elle « …et sûrement son avenir… »
Une Voie Lactée au firmament de laquelle brillent des stars peut-être un peu moins connues par chez nous que Jackie Chan mais qui prouvent combien ce cinéma est vivant et truffé de talents.
Le cinéma Hong-konguais était à l’honneur du Festival Paris Cinéma du 29 juin au 10 juillet 2012. Johnnie To en tête.
Un hommage amplement mérité.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 46
– Date de sortie : 18 juillet 2012
– Titre original : Dyut meng gam
– Réalisateur : Johnnie To
– Scénariste : Milkyway creative team, AU KIN YEE, WONG KING FAI
– Acteurs : Lau Ching-Wan, Richie Jen, Denise Ho
– Directeur photo : Cheng Su Keung
– Costumes et décors : Sikie Yip
– Musique : Yue Wei
– Producteur : Johnnie To, Milyway image
– Distributeur : Films Sans Frontières
LIENS
– Lien vers site officiel du film
– Lien vers fiche allociné.fr
PORTFOLIO
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