
Sans Issue : La critique
SYNOPSIS
Will Shaw, jeune businessman américain, part en Espagne rejoindre sa famille pour une croisière pendant les vacances. Mais à son arrivée, tout vire au cauchemar. L’atmosphère est tendue entre lui et son père. Il va "prendre l’air à terre". A son retour, il découvre un bateau vide et des traces de sang. Il est contacté par une mystérieuse organisation qui lui apprend que son père est en réalité un agent de la CIA qui aurait dérobé des documents importants. Quand il est tué, Will ne dispose plus que de 24 heures pour les retrouver s’il veut sauver le reste de sa famille.
NOTRE AVIS
Aucune Issue en effet.
C’est l’impasse scénaristique pour ce patchwork de scènes d’action tellement mémorables, qu’on a la fâcheuse impression de les avoir toutes déjà vues. Liées entre elles par un fil conducteur d’une navrante banalité.
Oser le moindre spoiler est inutile.
A un tel niveau de caricature les scènes ne sont même plus « téléphonées » mais inévitables et donc sans la moindre surprise, attendues. Comme j’aurais aimé voir de courageux auteurs prendre systématiquement le contre-pied de ces « copier-coller » usés pour en faire une parodie de grande classe. Mais pour ça, il faudrait y avoir mis la dose d’humour !
Et si le film nous arrache quelques sourires, voire un ou deux éclats de rire, je doute que cela ait été le but. Sigourney Weaver est irrésistible en « Terminator » qui défouraille à tout va et dégomme le moindre pékin avec l’impassibilité d’un Schwartzy en jupons. Mais les personnages sont trop grossièrement dessinés pour qu’on s’y attache. Difficile de tenir rigueur aux acteurs d’avoir du mal à convaincre avec des dialogues aussi insipides qu’éculés…
Même les amateurs du genre risquent d’être déçus.
Le film manque cruellement de rythme. La cadence est irrégulière et si course folle il devait y avoir… on ne l’a pas eue. On est dans le « sous-sous Jason Bourne ».
Je devrais allumer le feu rouge me direz-vous. Mais après avoir étrillé le fond, je ne peux m’empêcher de louer les qualités esthétiques du film. Les paysages et les décors sont magnifiques. L’Espagne est en effet un merveilleux pays. Et la lumière plutôt bien réglée. Soit dit avec malice, mais sincérité : "Bravo pour l’image !" Et le son n’est pas en reste, l’illustration musicale relève le niveau, même s’il est décidément très compliqué d’émouvoir, en pareilles circonstances.
Si le but était de faire naître un "fils spirituel de John MacLane", c’est raté. Tout ça manque trop d’ironie.
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Durée du film : 1h 33
– Date de sortie : 02 Mai 2012
– Titre original : The Cold Light of Day
– Réalisateur : Mabrouk El Mechri
– Scénariste : Scott Wiper et john Petro
– Acteurs : Hnery Cavill, Sigourney Weaver, Bruce Willis
– Image : Rémi Adefarasin
– Décors : Benjamin Fernandez
– Costumes : Sabine Degeler
– Musique : Lucas Vidal
– Producteur : Trevor Macy
– Distributeur : SND
LIENS
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– Lien vers fiche imdb.fr
PORTFOLIO
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