The Shards : Critique 1.09 Vitesse Terminale FINAL
THE SHARDS
– Date de diffusion : 10/09/2026
– Plateforme de diffusion : Disney +
– Épisode : 1.09 Vitesse Terminale
– Créée par : Ryan Murphy
– D’après : Bret Easton Ellis
– Interprètes : Igby Rigney, Homer Gere, Kaia Gerber
La ville étant confinée, Debbie organise une fête d’Halloween qui va tout changer.
LA CRITIQUE
Mais qui en veut à Terry ? Tout le monde. Une scène d’introduction qui liste toutes les hypothèses le prouve.
De nombreuses références cinématographiques ponctuent ce final de saison, Chinatown (Terry veut à nouveau réunir Faye Dunaway et Roman Polanski), Le Parrain, Halloween, Scream, mais aussi Sexcrimes ou La Mort à Venise... des choses que l’on a déjà pu entrevoir dans la série, donc.
Il y a toujours un moment où l’on doit renoncer à ses rêves d’enfant.
Le passage à l’âge adulte (que symbolise la scène finale et qui est le sujet de cette œuvre) est proche, et tous les personnages semblent savoir qu’ils sont à la croisée des chemins. Le spectateur attend aussi son heure, et les révélations promises. La soirée d’Halloween que Debbie organise malgré le couvre-feu, et qui a pour thème "Bas les Masques", ainsi que le monologue intérieur de Bret, semblent déjà annoncer la couleur.
J’étais nostalgique d’une vie et d’une époque qui avaient cessé d’exister.
D’une certaine façon, toutes les choses qui ont été évoquées tout au long de la saison vont à leur terme annoncé, et ce que l’on pouvait entrevoir très vite comme style de dénouement est bien réalisé. D’une autre, aucune n’est conclue, dans un final plus que frustrant. Cela va déplaire.
Et c’est à partir de là que tout à vraiment déraillé.
Note de l’épisode :
Au final, cette série de Ryan Murphy résume bien les forces et les faiblesses de son créateur. Bien qu’adaptée du roman en partie autobiographique de Bret Easton Ellis (Moins que Zero, American Psycho), l’homme derrière Grotesquerie et The Beauty, y a mis sa patte.
Graphique tout d’abord, car la série est extrêmement bien mise en scène, sur chaque plan, à chaque minute. La photographie et la colorimétrie sont parfaites, rendant l’ambiance L.A. 80’s réelle.
Il faut dire que la bande originale, empruntant des chansons sorties en 1981, est extraordinaire (surtout comparée à ce qui se fait aujourd’hui).
Le casting aussi est fabuleux. Les adultes, mais surtout les jeunes, arrivent à faire ressortir leurs caractéristiques mentales dans leur physique (dans d’autres productions, ces acteurs sont interchangeables, mais ici, on a du mal à en imaginer d’autres à leur place, et cela pour l’ensemble du groupe).
Scénaristiquement, bien que certains éléments aient été changés ou prennent plus ou moins d’importance dans la série que dans le roman, on comprend ce qui a séduit Ryan Murphy. Et cela tient à la fin, qui nous rappelle encore plus One Upon a time... in Hollywood, la référence non dissimulée principale.
Au rayon des défauts flagrants, on déteste certainement cette manie du créateur de ne jamais vraiment finir ses séries et de tout laisser en suspens. N’est pas David Lynch qui veut (voir Twin Peaks) et la maîtrise technique ou les thèmes forts ne cachent pas toujours les faiblesses ou les excentricités narratives.
La série pourrait s’arrêter là d’ailleurs, mais le malin Ryan Murphy a proposé un arc narratif en 3 saisons, et on attend donc une suite hypothétique, qui pourrait ne jamais voir le jour si les financiers décidaient de mettre le holà.
Note de la saison :
BANDE ANNONCE
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