Le Passage : La critique
LE PASSAGE
– Date de sortie : 08/07/2026
– Titre original : I Was a Stranger
– Durée du film : 1 h 43
– Réalisateur : Brandt Andersen
– Scénariste : Brandt Andersen
– Interprètes : Yasmine Al Massri, Omar Sy, Yahya Mahayni, Ziad Bakri, Constantine Markoulakis, Jason Beghe, Angeliki Papoulia, Saleh Bakri
LA CRITIQUE
Le passage est un excellent film suivant le parcours d’une femme de la Syrie aux États-Unis.
Le scénario du réalisateur Brandt Andersen offre différentes tranches de vie qui sont entremêlées, tandis qu’une femme médecin, travaillant dans une ville d’Alep assiégée en Syrie, essaye de gagner un pays moins dangereux en compagnie de sa fille.
Le film de Brandt Andersen suit progressivement différents protagonistes qui vont croiser son chemin, ce qui permet de brosser le portrait vivace d’un passage extrêmement dangereux où les individus sont, non seulement, la proie de passeurs pas toujours très recommandables, mais sont aussi confrontés à une nature qui ne fait aucun cadeau.
L’œuvre immerge directement le spectateur en son cœur et offre bien peu de temps mort. Elle monte crescendo, s’achevant sur un moment marquant de la vie de la personne que l’on suit, et dont on découvre, parfois dans le segment suivant, ce qui lui est arrivé.
Le récit est particulièrement poignant et entraîne le public dans différents pays, montrant la précarité de ceux qui veulent fuir leur contrée d’origine, dans l’espoir de reconstruire une nouvelle vie.
Yasmine Al Massri est exceptionnelle en femme voulant à tout prix sauver son enfant et retrouver une vie normale. Yahya Mahayni est formidable en soldat s’occupant de faire régner l’ordre à Alep. Omar Sy est très bon en passeur pas forcément très sympathique. Constantine Markoulakis est excellent en capitaine grec travaillant sur un bateau secourant des migrants. Et Ziad Bakri est impeccable en père voulant mettre sa famille à l’abri.
Les autres comédiens campent des protagonistes variés qui ont des trajectoires différentes et qui permettent d’évoquer le microcosme des individus impliqués dans cette migration de personnes voulant quitter leur pays pour aller s’installer dans un autre.
La mise en scène est très dynamique et réserve des moments anxiogènes. L’émotion est aussi très souvent au rendez-vous et certains passages sont particulièrement durs à regarder. Il est vraiment passionnant, à travers un personnage principal, de croiser autant d’intervenants diversifiés, permettant de comprendre tous les aléas auxquels sont confrontés les migrants. D’autant que ces derniers montrent l’histoire de leurs points de vue, donnant l’occasion de s’attacher de près à leurs pas.
Les environnements sont aussi bien différents. Et le contraste entre les villes policées américaines et grecques, et celles bombardées en Syrie, en passant par un camp de réfugiés écrasé par le soleil, est vraiment grand. Il faut d’ailleurs saluer la qualité de la photographe de Jonathan Sela qui capte aussi bien les divers endroits, que leur luminosité particulière, leur apportant parfois une véritable personnalité.
Le passage est un excellent film vraiment captivant et particulièrement bouleversant qui montre de l’intérieur la dangerosité de quitter son pays pour essayer d’en gagner un autre, alors qu’on n’y est pas autorisé. Le récit d’un grand dynamisme, porté par des formidables comédiens et une mise en scène réservant des surprises et de nombreux rebondissements, est vraiment extrêmement prenant à regarder. Il ne faut donc pas hésiter à s’y plonger pour découvrir une œuvre qui emprunte parfois au thriller et à l’horreur pour mieux représenter un véritable drame humain.
Important et glaçant.
SYNOPSIS
Amira travaille dans un grand hôpital à Chicago. Un message d’anniversaire fait vibrer son téléphone et le passé refait surface. Des années plus tôt, le soir de ses 40 ans, une bombe pulvérise son appartement à Alep. Amira n’a alors qu’un réflexe : saisir sa fille et fuir. Sur le chemin de l’exil, elle découvre que l’espoir a parfois le visage d’un inconnu, la force d’un geste simple et le pouvoir immense de changer une vie. Jusqu’où iriez-vous pour sauver ceux que vous aimez ?
BANDE ANNONCE
FICHE TECHNIQUE
– Photographie : Jonathan Sela
– Montage : Jeff Seibeneck
– Musique : Nick Chuba
– Costumes : Hamada Atallah
– Décors : Julie Berghoff
– Producteurs : Brandt Andersen, Ossama Bawardi, Ryan Busse, Charlie Endean pour Philistine Films
– Distributeur : Nour Films
LIENS
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