Spider-Noir : La critique de la saison 1

Date : 22 / 05 / 2026 à 16h00
Sources :

Unification


SPIDER-NOIR

 Date de diffusion : 27/05/2026
 Diffusion : Prime Video
 Épisode : 1.01 à 1.08
 Réalisé par : Harry Bradbeer
 Scénaristes : Oren Uziel, Steve Lightfoot
 Interprètes : Nicolas Cage, Rebecca Breeds, Lamorne Morris

Dans le New York des années 1930, un détective privé vieillissant et malchanceux se débat avec son passé en tant que seul et unique super-héros de la ville.

LA CRITIQUE

Ben Reilly n’est plus vraiment l’Araignée, depuis la mort de sa bien-aimée, Ruby. Le crime organisé bas son plein depuis son retrait et la ville, sans son super-héros, n’est plus défendu, malgré le fait que son ami Robertson qui couvre en tant que reporter les différents méfaits commis l’encourage à revenir aux affaires. Ben n’est plus qu’un détective privé poussif, qui a du mal à seulement suivre efficacement ses cibles ou escalader un simple balcon. Heureusement il peut compter sur sa secrétaire Janet, un alerte gros bout de bonne femme, au caractère trempé, pour l’aider dans les missions qu’on lui confie à coup de petits dollars dans son bureau empli de fumée et d’alcool, éclairé à la lampe et par la lueur de la rue qui pointe derrière les stores toujours à moitié baissés. Mari suspicieux, femme fatale, homme de main piloté par leur patron douteux et anonyme, y défilent.

Les thèmes du film Noir sont donc parfaitement exploités dans cette série qui démarre au quart de tour, portée par un fantastique Nicolas Cage qui, bien entendu, crève l’écran. On sait dès le début que la série n’aurait pas eu le quart de son attrait sans ce fantastique interprète, idéal pour le rôle, même si les antagonistes, aux gueules coupées à la serpe apportent aussi au style. Les alliés sont sans doute un peu moins convaincants, car un peu trop tirés vers la caricature dans un genre où ils ne sont d’habitude que de simple faire valoir.

L’ambiance est formidable, et on y retrouve à la fois les reflets des films Sin City et les perspectives forcées de la série animée Batman de 1992. New York est à la fois une sorte de Gotham, et à la fois l’historique ville Gothique et art déco qu’elle fut vraiment. La nuit y est montrée sombre, les rues luisantes, et les éclairages obliques pour projeter le plus d’ombres possibles. L’éclairage des yeux, comme à la grande époque, y est aussi présent, et on utilise la grandeur des bâtiments, non pas pour servir de manège à sensation forte pour un virevoltant Spider-man, mais plutôt pour l’écraser à renfort de plans en plongée et contre plongée.

Les utilisations des super-pouvoirs sont mesurées et servent des combats lourds et brutaux, entre des personnages parfois très connus que l’on a du plaisir à découvrir sous un nouveau jour. Tout semble avoir été fait pour que l’on oublie les cascades invraisemblables d’une araignée dansante pour la ramenée durement au sol. Il faut dire que Reilly n’est pas Parker, et Spider-Noir n’est pas Spider-Man. L’enquête y tient un grand rôle et les manipulations y tissent une toile inextricable.

Peut-être que Reilly aurait préféré ne pas avoir de super-pouvoirs, pour échapper aux grandes responsabilités qui y sont attachées, mais il reste un héros porté par le bien, sans doute malgré lui.

La particularité de la série est d’être proposée à la diffusion à la fois en Noir et Blanc pour coller au genre, et à la fois en couleur. Vous choisirez celle que vous voudrez bien entendu, mais le résultat est très différent, soyez-en certain. On pourrait croire que choisir le format le plus ancien est logique, mais le traitement couleur est tout aussi spectaculaire, avec des effets rendant certaines scènes singulières. Ainsi, un second visionnage pour certaines d’entre elles vous est conseillé.

La série Spider-Noir est une vraie réussite, pas de celle que l’on essaye de vous vendre pour relancer l’engouement. Grâce à un parti-pris très fort, à une réalisation fantastique, et un Nicolas Cage parfait (et qui apporte beaucoup par rapport aux comics), elle rappelle que beaucoup de choses sont possibles quand on a un peu de courage. Ne se souciant pas seulement de parodier un genre ou l’autre, elle utilise les stéréotypes pour mieux changer un personnage.

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