The Boroughs - Retraite rebelle : La critique

Date : 22 / 05 / 2026 à 11h00
Sources :

Unification


THE BOROUGHS - RETRAITE REBELLE

 Date de diffusion : 21/05/2026
 Plateforme de diffusion : Netflix
 Épisodes : 1.01 à 1.08
 Créée par : Jeffrey Addiss, Will Matthews
 Interprètes : Alfred Molina, Geena Davis, Alfre Woodard

Au sein d’une communauté de retraités située dans un endroit pittoresque, plusieurs héros improbables unissent leurs forces pour empêcher une menace d’un autre monde de leur voler la seule chose qu’ils n’ont pas : le temps.

LA CRITIQUE

La nouvelle série des frères Duffer, à qui l’on doit Stranger Things, convoque sa magie d’une nostalgie d’un temps passé, ou plutôt des temps passés, la vie des pensionnaires âgés dépassant, par essence, une décennie.

Ainsi, nous naviguons dans les vieux films des années 50 en noir et blanc, dans les drogues des années 60 à travers le couple "Woodstock" Judy et Art, dont l’amour libre n’a pas que des avantages, des années sida vues par le gay Dr Wally, et sa volonté de ne plus voir mourir des amis, ou des vieilles machines des années 70 de Sam Cooper. Mais l’hommage à ces années bénies va plus loin. Si on trouve des références aux années 80, très exploitées dans Stranger Things (si on aperçoit quelques références à Indiana Jones, comme l’idole de la fertilité des Aventuriers de l’arche perdue dans un garde-meuble, ou les retraités heureux qui rappellent Cocoon), le style emprunte plus aux films des années 90 et début 2000.

Là où le meilleur reste encore à vivre.

En effet, The Boroughs - Retraite rebelle utilise à la fois les silences, la mise en scène, ainsi que le thème musical du film Signes de M. Night Shyamalan (le plus maîtrisé pour ces trois éléments). On nous dit ici, que le style, que même le réalisateur semble avoir perdu, peut être reproduis dans ce qu’il y a de mieux quand on sait ce que l’on fait. Bon nombre d’autres films sont évoqués, comme Les Évadés (un corbeau apprivoisé se nomme Brookes) et tout un tas d’autres petit moments qui restent immanquablement dans nos mémoires.

La télévision aussi à le droit à ses clins d’oeils, à travers son utilité mécanique (les vieux tubes cathodiques), mais aussi à travers ces acteurs qui ont hanté la télévision, la vraie. Citons Jane Kaczmarek (Malcolm), Ed Begley Jr. (7 à la maison), Anna Deavere Smith (À la maison blanche).

Le hibou est dans le mur.

Bien entendu, il y a aussi les acteurs plus typés cinéma comme Bill Pullman (Independance Day), Alfred Molina (Spider-Man) et Geena Davis (Thelma et Louise, avec un rôle un peu similaire). Parlons aussi de l’apparition de Dee Wallace (E.T., Hurlements, Cujo, Critters...) qui marqua une époque et qui y est en prise avec le monstre qui hante le paisible lotissement dès le début du premier épisode. Car oui, il y a un "monstre", que l’on nous montre au plus tôt pour se débarrasser de ce faux suspense. Oui, il se passe quelque chose, et on sait à quoi la menace ressemble, mais reste à savoir quels en sont les enjeux exacts qui se cachent derrière l’angoissante propreté des appartements modèles et désuets de la communauté fermée.

L’histoire générale est assez facile à comprendre avant les révélations, mais l’ambiance et la nostalgie sont là et la réalisation est très inspirée. L’humour aussi, et sais se passer des trop gros clichés sur la vieillesse, même si cette dernière est un personnage à part entière, l’exploitation de l’or gris aussi (tout cet argent que l’on soutire à nos retraités).

La clé est dans la lampe.

Loin des vieilles machines de Sam, les nouvelles technologies sont bien là, mais ont toujours un rôle négatif, comme l’assistant vocal Séraphine ou le smartphone qui dérange toujours Sam par la voix de sa fille. Nos héros n’ont pas besoin d’être surveillés, mais ont besoin de vivre, et d’aimer aussi, car tous nos personnages ont ce point en commun.

On peut comparer la série à un Stranger Things pour vieux, et on n’aura pas tort. Chaque membre du groupe que forment les retraités a une compétence particulière qui aide le groupe. L’ingénieur Sam pourrait être un roublard ou un magicien, le Dr. Wally un clerc, la déterminée Judy une guerrière, le drogué Art un druide, le rayonnant Jack un paladin... Et ces personnes âgées sont des gens en dehors des actifs, ceux que l’on ne croit pas et qui n’ont pas voix au chapitre.

Il reste encore cette pièce du puzzle, ces phrases que l’on entend autour de Sam et qui auront leurs explications... jusqu’à une fin à la Inception.

Le dernier épisode est malheureusement brouillon, et même parfois ridicule. Les frères Duffer n’ont pas eu le temps d’apprendre des mauvais moments de leur série précédente, et ça se voit.

Alors que reste-t-il de cette série ?

Du côté positif, de fantastiques acteurs, une réalisation parfaite au début, une bande originale fabuleuse faite de titres du rock éternel, une nostalgie disséminée par petites poignées.

Du côté négatif, une histoire trop prévisible, et une fin trop bavarde et bâclée.

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