Star Trek - Starfleet Academy : Comment l’histoire de Darem rend hommage aux 60 ans d’histoire de la franchise

Date : 23 / 02 / 2026 à 16h00
Sources :

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Attention ! Cet article contient des spoilers sur le 7ème épisode de la série Star Trek : Starfleet Academy !

Le 7ème épisode de Starfleet Academy offre aux spectateurs un aperçu d’une nouvelle espèce, s’inscrivant dans la grande tradition qui imprègne les soixante dernières années de l’histoire de Star Trek, avec pour cœur le folklore interplanétaire et les thèmes de l’identité et du devoir. Alors que les cadets arrivent pour leurs premières vacances scolaires, l’épisode voit Darem Reymi (George Hawkins) être enlevé lors d’une cérémonie et ramené à Khionia pour un mariage arrangé avec son amour d’enfance, une princesse. Lorsque Jay-Den (Karim Diané) le suit courageusement à travers le portail, Darem est contraint de se demander si le destin qui lui a été tracé à la naissance est fait pour lui ou si son véritable avenir se trouve parmi les étoiles.

Lors d’un entretiens, George Hawkins a évoqué ce que cela représente pour lui de marcher sur les traces de légendes comme Leonard Nimoy et Michael Dorn, en introduisant une nouvelle espèce dans la franchise.
Cet épisode explore aussi plus avant la relation naissante entre Darem et Jay-Den, et Hawkins a révélé comment lui et Diane ont réussi à créer une alchimie entre leurs personnages. Hawkins a chaleureusement félicité le département des costumes pour les superbes nouvelles tenues que porte Darem dans cet épisode et a expliqué comment ils ont également influencé les choix de son personnage. Enfin, il a partagé quelques indices sur les moments à ne pas manquer dans le final de la saison 1 et la saison 2, bientôt terminée :

Star Trek est une franchise immense qui existe depuis si longtemps. Quel était votre lien avec la franchise avant d’obtenir le rôle ?

Je connaissais très peu Star Trek. Je n’étais pas un Trekkie. Je ne faisais pas partie de cet univers. Mais j’en avais entendu parler. J’en avais même beaucoup entendu parler. C’est assez difficile de ne pas en avoir entendu parler d’ailleurs. La franchise a même son propre emoji. C’est fou ! J’avais donc beaucoup de travail à faire en arrivant sur ce projet. Et le plus important était de comprendre la valeur des choses. Il se passe quelque chose dans cette saison, à la fin de cette saison, où il faut vraiment comprendre Star Trek pour saisir toute la portée de ce moment, pour se dire que c’est vraiment impressionnant, et important. Je pense donc que c’était mon travail préparatoire : comprendre la signification des choses, savoir ce qui est important.

Vous et quelques-uns de vos collègues de Starfleet Academy introduisez pour la première fois des races extraterrestres dans la franchise. Dans cet épisode, nous découvrons brièvement l’espèce et la communauté de Darem. Qu’est-ce que cela vous fait de marcher sur les traces de Leonard Nimoy et Michael Dorn, et de savoir que, peut-être, on fera référence à vous dans soixante ans, lorsque la franchise sera toujours active ?

Oh, waouh ! Personne n’avait jamais fait une telle référence auparavant. Je… oui. C’est incroyable. C’est formidable. Quel privilège ! Quel privilège d’introduire une espèce, non seulement dans Star Trek, mais aussi en tant qu’acteur. De manière générale. Même en dehors de Star Trek, c’est libérateur. Très libérateur. J’imagine que cela a dû être très difficile pour certains de nos acteurs ou anciens acteurs de séries précédentes de rendre hommage à des espèces existantes dont ils ne font pas partie. Il faut donc vraiment s’y investir. C’est une expérience très libératrice de savoir que mon travail ouvre la voie à cette espèce. Je pense qu’il faut lâcher prise, être fidèle au personnage, être fidèle à la situation dans laquelle la scène se déroule, et en profiter. Je pense que lorsqu’on regarde une série, on a envie de voir quelqu’un s’amuser et un acteur s’investir pleinement dans l’univers que nos showrunners ont si merveilleusement créé. C’est donc un véritable hommage à nos showrunners et à notre équipe de scénaristes, qui ont fait un travail formidable sur ce personnage.

On retrouve beaucoup d’éléments khioniens dans cet épisode, notamment le rituel d’enlèvement et la lune nuptiale. Y a-t-il quelque chose que l’on ne voit pas forcément à l’écran, mais que vous avez peut-être intégré dans votre travail sur le personnage de Darem, qui nourrit votre interprétation ?

Oh oui ! Les acteurs adorent parler de leur processus créatif. J’ai vraiment dû travailler sur mon rythme, je crois, ce qui est assez drôle car j’ai l’impression de parler assez vite et d’avoir une certaine intensité. Darem est beaucoup plus lent ; il se tourne pour voir quelque chose beaucoup plus lentement que moi. Ou si quelqu’un entre dans la pièce, son énergie n’a pas le même impact sur Darem que sur moi. J’ai donc beaucoup travaillé physiquement sur son tempérament plus lent, sur ses mouvements, sur sa façon de fendre l’air. Ce que j’ai vraiment adoré en jouant Darem, c’est que lorsqu’il bouge, c’est presque comme s’il fendait l’air. Alors je voulais simplement ralentir. Je crois que je voulais ralentir et laisser le statut s’installer et gonfler l’ego. Et qu’est-ce que ça fait d’être plein de confiance en soi à un instant T ? On le voit à plusieurs reprises dans cette saison, par exemple lorsqu’il devient capitaine et qu’on le promene sur son trône. Pour moi, c’était vraiment difficile. C’était vraiment compliqué. Avoir plein de gens qui vous fixent et devoir, en quelque sorte, vous mettre en avant. J’ai dû faire monter l’adrénaline de façon incroyable. Il s’agissait juste de prendre de la place. Comment prendre de la place, se sentir à l’aise et respirer profondément ? Oui. Ce n’est certainement pas facile.

En tant qu’acteur, comment avez-vous réussi à concilier cette double vie qu’il mène, en explorant ces deux facettes de sa personnalité ?

Je pense, premièrement, qu’il n’y a rien à concilier. Je crois que nous menons tous une sorte de double vie, où l’on croit une chose et l’on en dit une autre. Je voudrais dire ceci, mais je fais cela. Nous avons cette dualité mentale, et je pense que c’est de là que vient l’anxiété, de cette dualité, de cet esprit en conflit. Je pense qu’il s’agit d’être bienveillant et compatissant envers Darem. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai été choisi pour ce rôle : je ne voulais pas l’aborder comme un simple type superficiel et arrogant qui couche avec tout ce qui bouge et qui veut être adoré de tous, mais plutôt comprendre que cette ambition profonde naît d’un désir ardent et d’une fuite. Ainsi, à chaque fois que je voyais Darem afficher une confiance et une bravade démesurées, je voulais y insuffler une certaine humanité. Et savoir que, peu importe à quel point une personne peut paraître confiante, assurée et à l’aise dans une situation donnée, elle ressent simultanément une anxiété, une peur et une envie de fuir tout aussi fortes.

Même si épouser Kyra n’est plus la meilleure solution pour lui, on comprend son profond sens du devoir envers elle et son peuple. Car il y a tellement d’amour entre eux. À votre avis, comment son abdication influencera-t-elle ses relations avec ses parents et son peuple à l’avenir ?

Je crois que vous le voyez. Vous le voyez au moment où Kyra autorise Darem à vivre la vie qu’il souhaite, ou celle qui lui semble la plus authentique. Car j’imagine que pour Darem, il y a une sorte de raison d’être, un accomplissement à être roi et à vivre cette vie avec Kyra, à guider son destin. Mais c’est précisément ce moment où tout le monde se retourne, où Kyra s’exprime et révèle à tous ce qui s’est passé. Et vous voyez ses parents se retourner, et c’est là que réside le sens. C’est ce que j’avais en tête dans l’épisode 3, quand on parle du moment où il joue du Belaklavion, qu’il rate une note, et que ses parents s’en vont. Ce jugement qu’il reçoit de ses parents, où sa valeur était jugée sur ce qu’il pouvait faire, accomplir, défendre, être, au lieu d’être simplement vivant, d’être qui il était. Cet épisode est vraiment spécial. Vraiment très spécial. Et c’est vraiment important pour l’histoire de Darem, de voir ce qu’il fuit. Et ce qu’il essaie de définir.

Comment, vous et Karim, avez procédé pour créer cette dynamique de relation naissante entre Darem et Jay-Den ?

Karim est une personne formidable, et on s’entend vraiment très bien. On vient d’horizons si différents, et c’est tellement beau de voir deux personnes aussi différentes se rencontrer et créer une telle alchimie. Karim a été le premier avec qui j’ai fait des essais pour ce projet, pour ce rôle. Et c’était le premier que j’ai rencontré aux auditions qui jouait un autre personnage. C’est donc en quelque sorte la personne à laquelle je me suis accrochée, et il est devenu un pilier pour moi dans ce travail. Karim est un amour. Vraiment un amour. C’est difficile de ne pas l’apprécier, c’est quelqu’un de formidable. Ma famille l’adore. Mes amis l’adorent. C’est un amour. Et c’est un acteur incroyable. C’est un plaisir de travailler avec lui. Et voir Karim créer Jay-Den, et ensuite voir le résultat final… Jay-Den est si puissant de par son immobilité. C’est comme s’il était enraciné dans le sol, je trouve, et c’est tout simplement admirable. Je trouve ça vraiment admirable pour Darem d’être témoin de ça : quelqu’un qui reste immobile, affirmant avec assurance ce qu’il aime, ce qu’il veut et ce en quoi il croit. Parce que c’est un manque tellement criant dans la vie de Darem. Il est comme une réponse. Il comble un grand vide pour Darem.

Qu’est-ce que ça vous a fait de quitter enfin vos uniformes de cadets pour arborer les nouvelles tenues ?

Les costumes… un grand bravo à Avery [Plewes], notre costumière. Elle est incroyable. Et le costume que je porte dans cet épisode était tout simplement sublime. La façon dont cela maintient les épaules en arrière, la tête et le cou droits, on ne peut s’empêcher d’avoir une allure royale. C’est le même principe pour les uniformes de cadets. Ils font la moitié du travail, car ils vous immobilisent dans cette position, et même si vous ne pouvez pas vraiment lever les bras, vous ressentez l’autorité, le statut. Vous ressentez ce que vous essayez de représenter. Et il n’y avait pas beaucoup de différence avec les costumes de mariage khioniens, car ils étaient très lourds. Imaginez, il y a de la peau d’alligator dessus ! Des tissus épais et profonds. C’était incroyable. Il faut donc les laisser faire leur travail. Il faut permettre aux costumes de jouer un rôle dans l’histoire. Ils sont un personnage à part entière. C’était magnifique. Ce fut une expérience magnifique.

Je me demande si, à un moment donné, on verra Khionia sous sa forme aquatique ou si Darem reprendra sa forme de poisson dans la saison 2, peut-être ?

Je ne peux rien dire sur la saison 2, sinon je vais me faire lyncher. Khionia est un endroit tellement magnifique. Et c’est une occasion rêvée de présenter une culture différente. Alors, j’espère vraiment que ce sera le cas. J’espère vraiment qu’on pourra explorer plus en profondeur la culture khionienne, parce que c’est un honneur d’y participer. Et c’est un plaisir de l’interpréter. Je l’espère vraiment.

On apprend que Darem peut être assommé d’un simple coup sur le front. Est-ce que cette capacité sera réexploitée ?

Je sais ! Ils lui ont donné une faille, c’est comme de la kryptonite. J’aimerais croire que c’est un pouvoir propre aux guerriers khioniens. Ce n’est pas forcément quelque chose qui peut arriver à Darem, mais c’est une capacité des Khioniens. J’aimerais vraiment voir Darem l’utiliser. J’aimerais le voir s’en servir contre d’autres personnes.

Qu’est-ce qui, dans la série, vous a permis de vous dépasser en tant qu’acteur et de perfectionner votre art ?

Je ne peux pas parler au nom de tous les acteurs, mais je pense que ce qui est vraiment puissant et enrichissant, c’est de participer à une histoire qui compte autant pour les gens et qui a un message à transmettre. Et il y a une leçon à en tirer. Je crois que ce qui m’aide, ce que j’ai appris et ce que j’apprends encore, c’est que l’essentiel dans cette série, c’est de savoir porter un message. C’est presque comme Shakespeare, en fait. En tant qu’acteur, on veut que le texte fasse son travail pour nous. Ou plutôt, qu’il fasse son travail pour nous, mais qu’il le fasse. Et il y a des leçons profondes, des leçons psychologiques et morales dans notre série. Il s’agit donc de se laisser emporter par l’histoire. C’est ce que j’ai adoré faire : savoir qu’il se passe quelque chose de tellement plus grand que moi, et que je fais partie d’une franchise qui se soucie vraiment de son public et du message qu’elle véhicule. Alors oui, me laisser guider par une histoire et un message a été une leçon vraiment précieuse. Apprendre à me laisser aller.

Enfin, y a-t-il un moment particulier, dans cet épisode ou dans la saison en général, dont vous êtes particulièrement fier ? Peut-être était-ce difficile à réaliser, ou peut-être un moment qui, une fois atteint, a simplement débloqué quelque chose pour vous.

Oh là là ! Oui. Il y a quelque chose qui me vient à l’esprit, c’est un moment dans l’épisode 10. Ce n’est pas vraiment une scène écrite, mais il y a un moment entre mon personnage, Darem, et Nahla. C’est un très beau moment de connexion. Ce n’était pas prévu dans le scénario, mais ça sonnait tellement juste. Et Holly Hunter est qui elle est, n’est-ce pas ? Elle a l’autorité qu’elle mérite. Et pour moi, qui n’ai pas la même autorité, collaborer avec Holly est vraiment important. C’est très important pour moi. J’avais une idée pour une de nos scènes, et elle a été très réceptive. C’était risqué, parce qu’elle aurait très bien pu me dire : « À qui tu parles ? Pour qui tu te prends ? » Mais elle a été tellement réceptive, et c’était une si belle leçon de partage d’idées, de partage de convictions personnelles.
À ce moment précis, dans cette scène, on assiste à un élan de courage et d’unité. On découvre Nahla Ake telle qu’elle est vraiment, et on comprend pourquoi elle est une si bonne capitaine : elle se met à la hauteur des cadets, elle s’agenouille même. C’est un peu comme lorsqu’on rencontre quelqu’un qui a un don avec les enfants : il se met à leur niveau et devient leur égal. D’une manière symbolique et globale, je pense que cette interaction avec Nahla dans cette scène la présente comme une véritable leader humble. […] J’espère vraiment qu’ils garderont cette scène. Je n’ai pas vu les épisodes 9 et 10, alors j’y crois vraiment. J’en parlais justement à dîner avec Holly l’autre soir. J’espère vraiment qu’elle sera dans la série, car c’est un moment magnifique.


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