The Bride : Christian Bale a eu recours à la méthode Stanislavski pour ne pas devenir fou
Le deuxième film réalisé par Maggie Gyllenhaal, The Bride, s’annonce déjà comme un événement incontournable grâce à son casting prestigieux et son budget colossal. Avec Jessie Buckley (dans le rôle-titre), Christian Bale et Jake Gyllenhaal, la réalisatrice revisite le monstre iconique du cinéma d’horreur avec une approche inspirée, sombre et divertissante, dans le Chicago des années 1930. Buckley et Bale incarnent le couple au cœur du film, et de nouveaux costumes et prothèses ont été créés pour donner vie à ces personnages. Pour Bale, le maquillage a également été une occasion d’expression, lui permettant d’explorer davantage la méthode Stanislavski qui a fait sa renommée.
Dans une interview accordée à Entertainment Weekly, Bale a expliqué comment les six heures de maquillage nécessaires pour incarner « Frank » lui servaient finalement d’exutoire. Plus précisément, l’acteur se mettait à crier et à hurler pour libérer les émotions intenses suscitées par l’interprétation d’un personnage aussi sombre. Bale a raconté avec humour comment, peu à peu, de nombreux autres membres de l’équipe se joignaient à ses cris, instaurant ainsi une tradition sur le plateau :
J’hurlais comme un fou, tous les jours. Juste pour libérer le désespoir, toute cette retenue qu’on se force à garder quand on reste assise aussi longtemps. Je ne voulais pas le faire en voiture pour aller au travail, de peur de provoquer un accident. Et je ne voulais pas le faire seul, parce que je pensais que tout le monde allait me prendre pour un dingue. Oh là là, je vous jure, à la fin, toute l’équipe s’y est mise parce que les gens nous entendaient hurler. On ouvrait les portes, et petit à petit, quelques personnes se sont demandées : « On peut le faire aussi ? » Et puis à la fin, il y avait une trentaine de personnes qui nous entendaient et qui couraient vers la loge maquillage pour se joindre à nous et hurler avec nous.
Christian Bale n’est pas étranger aux méthodes peu conventionnelles pour se glisser dans la peau d’un personnage. Nombre de ses rôles les plus célèbres, comme celui de Bruce Wayne/Batman dans la trilogie The Dark Knight de Christopher Nolan, ont nécessité une transformation physique radicale. Si Batman lui a conféré une apparence imposante et traditionnelle, d’autres rôles, comme celui de The Machinist, ont offert un contraste saisissant : Bale s’est amaigri de façon extrême, contribuant ainsi à la profondeur et à la force de son interprétation.
La dernière transformation physique marquante de Bale remonte au film Vice, où il avait pris du poids pour incarner l’ancien vice-président des États-Unis, Dick Cheney. L’acteur a déclaré par la suite qu’il veillait à ne pas trop modifier son physique pour ses rôles suivants par souci de santé, mais il est intéressant de constater qu’il trouve encore d’autres moyens de se métamorphoser en Frank dans The Bride.




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